La grève se poursuit en France
Le gouvernement et les syndicats affichent leur volonté de négocier
15 novembre 2007
Europe
Photo : Agence Reuters
Les vélos publics étaient prisés hier à Paris.
Paris — Les transports ont été fortement perturbés hier en France par une nouvelle grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, érigée en symbole par le président Sarkozy, et le mouvement devait se poursuivre aujourd'hui malgré des gestes d'ouverture.
La grève a été largement suivie, notamment dans les chemins de fer, mais la mobilisation n'a pas atteint le niveau record de la précédente grève nationale, le 18 octobre.
Gouvernement et syndicats ont affiché leur volonté de négocier, voulant éviter un conflit long et dur sur les retraites, comme en 1995, lorsque les transports publics avaient été paralysés pendant trois semaines.
M. Sarkozy, par la voix de son porte-parole David Martinon, a fait savoir qu'il voulait que le conflit «s'arrête le plus vite possible» car «les conditions sont réunies», selon lui, «pour des négociations d'entreprises et de branches», principe proposé par le leader du syndicat CGT, Bernard Thibault. Les syndicats ont néanmoins annoncé que le mouvement allait se poursuivre aujourd'hui en attendant des propositions concrètes.
Ralentissement
Hier, de 20 à 25 % des trains en moyenne circulaient au niveau national, contre 5 à 10 % le 18 octobre. La grève, qui avait le soutien de sept syndicats sur huit, a été suivie par 61,5 % des cheminots, contre 73,5 % le mois dernier, selon la direction de la SNCF. À Paris, un métro sur cinq était assuré, 15 % des bus et très peu de liaisons avec la banlieue. La grève a également touché le secteur de l'énergie, électriciens et gaziers étant eux aussi concernés par la réforme des régimes spéciaux de retraite.
Des manifestations ont réuni 50 000 personnes dans plusieurs villes de France. Dans la plupart des cas, des étudiants, qui protestent depuis plusieurs jours contre une loi sur l'autonomie des universités, se sont joints aux cortèges.
À la demande du chef de l'État, le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a envoyé hier soir une «lettre de méthode» aux syndicats pour trouver une issue au conflit.
Préparés depuis plusieurs jours à un «mercredi noir», de nombreux Français se sont rabattus sur des solutions alternatives: hôtel, covoiturage, vélo, marche, auto-stop... La grève a aussi entraîné en début de matinée 350 kilomètres d'embouteillages cumulés, concentrés autour de la capitale.
Un test
Ce conflit est considéré comme un test majeur pour M. Sarkozy, qui a fait de la réforme des régimes spéciaux de retraite un symbole de sa volonté de changer le pays en profondeur et a affirmé qu'il ne céderait pas sur le fond.
Reportée à plusieurs reprises, la réforme prévoit l'allongement de la durée de cotisation de 37,5 à 40 ans et concerne 500 000 personnes (cheminots, électriciens, gaziers, notamment) face à 18 millions de salariés du secteur privé.
La presse française pariait en majorité hier sur une sortie de crise rapide, ni le gouvernement ni les syndicats n'ayant, selon elle, intérêt à voir le conflit s'éterniser.
Mais il doit faire face à d'autres mouvements de mécontentement qui commencent à faire baisser sa cote de popularité: les fonctionnaires seront en grève le 20 novembre contre des suppressions de postes et les magistrats le 29 contre une refonte des tribunaux. La contestation touche en outre une trentaine d'universités, où la tension monte entre partisans et opposants d'un blocage des établissements.
La grève a été largement suivie, notamment dans les chemins de fer, mais la mobilisation n'a pas atteint le niveau record de la précédente grève nationale, le 18 octobre.
Gouvernement et syndicats ont affiché leur volonté de négocier, voulant éviter un conflit long et dur sur les retraites, comme en 1995, lorsque les transports publics avaient été paralysés pendant trois semaines.
M. Sarkozy, par la voix de son porte-parole David Martinon, a fait savoir qu'il voulait que le conflit «s'arrête le plus vite possible» car «les conditions sont réunies», selon lui, «pour des négociations d'entreprises et de branches», principe proposé par le leader du syndicat CGT, Bernard Thibault. Les syndicats ont néanmoins annoncé que le mouvement allait se poursuivre aujourd'hui en attendant des propositions concrètes.
Ralentissement
Hier, de 20 à 25 % des trains en moyenne circulaient au niveau national, contre 5 à 10 % le 18 octobre. La grève, qui avait le soutien de sept syndicats sur huit, a été suivie par 61,5 % des cheminots, contre 73,5 % le mois dernier, selon la direction de la SNCF. À Paris, un métro sur cinq était assuré, 15 % des bus et très peu de liaisons avec la banlieue. La grève a également touché le secteur de l'énergie, électriciens et gaziers étant eux aussi concernés par la réforme des régimes spéciaux de retraite.
Des manifestations ont réuni 50 000 personnes dans plusieurs villes de France. Dans la plupart des cas, des étudiants, qui protestent depuis plusieurs jours contre une loi sur l'autonomie des universités, se sont joints aux cortèges.
À la demande du chef de l'État, le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a envoyé hier soir une «lettre de méthode» aux syndicats pour trouver une issue au conflit.
Préparés depuis plusieurs jours à un «mercredi noir», de nombreux Français se sont rabattus sur des solutions alternatives: hôtel, covoiturage, vélo, marche, auto-stop... La grève a aussi entraîné en début de matinée 350 kilomètres d'embouteillages cumulés, concentrés autour de la capitale.
Un test
Ce conflit est considéré comme un test majeur pour M. Sarkozy, qui a fait de la réforme des régimes spéciaux de retraite un symbole de sa volonté de changer le pays en profondeur et a affirmé qu'il ne céderait pas sur le fond.
Reportée à plusieurs reprises, la réforme prévoit l'allongement de la durée de cotisation de 37,5 à 40 ans et concerne 500 000 personnes (cheminots, électriciens, gaziers, notamment) face à 18 millions de salariés du secteur privé.
La presse française pariait en majorité hier sur une sortie de crise rapide, ni le gouvernement ni les syndicats n'ayant, selon elle, intérêt à voir le conflit s'éterniser.
Mais il doit faire face à d'autres mouvements de mécontentement qui commencent à faire baisser sa cote de popularité: les fonctionnaires seront en grève le 20 novembre contre des suppressions de postes et les magistrats le 29 contre une refonte des tribunaux. La contestation touche en outre une trentaine d'universités, où la tension monte entre partisans et opposants d'un blocage des établissements.
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