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Protestation contre la réforme des régimes spéciaux de retraite - La France vivra plusieurs journées de chaos

14 novembre 2007  Europe
Paris — Hier soir, une nouvelle grève a commencé en France dans les transports. Le pays se prépare à affronter plusieurs journées de chaos résultant de ce mouvement de protestation contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, voulue par le président Nicolas Sarkozy qui prône une politique de «rupture».

Les cheminots, qui ont commencé à cesser le travail hier soir, seront rejoints aujourd'hui par les conducteurs du métro parisien, ainsi que par les gaziers et les électriciens.

Dans les transports, déjà quasiment paralysés lors d'une première journée de grève le 18 octobre, le mouvement est reconductible, ce qui laisse planer la menace de plusieurs jours de chaos.

Au coeur du mouvement de contestation, on trouve la réforme des régimes spéciaux de retraite, qui prévoit que la durée de cotisation nécessaire pour toucher une retraite complète passe de 37,5 à 40 ans, réforme qui concerne 500 000 personnes, face aux 18 millions de salariés du secteur privé.

Cette réforme est présentée par le président Nicolas Sarkozy comme emblématique de sa volonté de «rupture», et le chef de l'État, élu il y a six mois, a réitéré à maintes reprises qu'il ne céderait pas et «irait au bout». «Rien ne me détournera de mon objectif», a-t-il encore affirmé hier devant le Parlement européen à Strasbourg.

Après avoir reçu hier soir les dirigeants de la SNCF (chemins de fer), de la RATP (transports parisiens), d'EDF (électricité) et de GDF (gaz), M. Sarkozy a émis le souhait que «les négociations s'ouvrent rapidement entre les directions des entreprises et les organisations syndicales sur l'ensemble des mesures proposées dans l'intérêt des salariés pour accompagner la réforme des régimes spéciaux».

Peu avant, la CGT, le syndicat majoritaire dans les transports, avait accepté lors d'une rencontre avec le ministre du Travail, Xavier Bertrand, le principe de négociations dans les entreprises mêmes, et non au niveau national, selon M. Bertrand.






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