Belgique - La question bruxelloise attise les tensions entre les Flamands et les Wallons
29 octobre 2007
Europe
Bruxelles — L'atmosphère entre partis flamands et francophones qui tentent de former un gouvernement en Belgique s'est de nouveau tendue ce week-end avec un ultimatum fixé par les premiers aux seconds sur la question délicate des droits des francophones en périphérie de Bruxelles.
Le président du mouvement libéral flamand Open VLD, Bart Somers, a prévenu hier que faute «de perspective d'accord» d'ici au 7 novembre sur la scission de l'arrondissement électoral et judiciaire de Bruxelles-Hal-Vilvorde, les partis flamands passeront au vote ce jour-là au Parlement fédéral pour trancher cette question. Les responsables de l'autre formation flamande qui négocie un accord de gouvernement avec les partis francophones, le cartel formé par les chrétiens-démocrates du CDV et les indépendantistes de la NVA, avaient brandi la veille la même menace.
Le 7 novembre, la Commission de l'Intérieur du Parlement tient sa prochaine réunion, avec à l'ordre du jour une motion sur la scission de l'arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde, dit «BHV».
Or, certains responsables francophones ont prévenu qu'ils mettraient fin aux laborieuses négociations en vue de la formation du gouvernement au cas où les élus des partis flamands désignés pour former le futur gouvernement voteraient en faveur d'une telle scission.
Cette question est depuis plusieurs mois au coeur de l'impasse des négociations sur la formation du gouvernement belge.
Pour renforcer le «caractère néerlandophone» de la périphérie flamande de Bruxelles, où vivent quelque 150 000 francophones, les partis flamands veulent scinder l'arrondissement BHV, qui regroupe aujourd'hui la ville de Bruxelles — à 85 % francophone — et 35 communes de la couronne flamande de la capitale situées autour des communes de Hal et de Vilvorde.
Une telle scission ne permettrait plus aux francophones de la périphérie de voter comme ils font aujourd'hui pour des partis francophones lors des élections législatives et européennes ou d'avoir droit à des documents dans leur langue dans les tribunaux de la région.
Près de cinq mois après les législatives du 10 juin, partis flamands et francophones n'ont toujours pas réussi à former un gouvernement fédéral.
Le président du mouvement libéral flamand Open VLD, Bart Somers, a prévenu hier que faute «de perspective d'accord» d'ici au 7 novembre sur la scission de l'arrondissement électoral et judiciaire de Bruxelles-Hal-Vilvorde, les partis flamands passeront au vote ce jour-là au Parlement fédéral pour trancher cette question. Les responsables de l'autre formation flamande qui négocie un accord de gouvernement avec les partis francophones, le cartel formé par les chrétiens-démocrates du CDV et les indépendantistes de la NVA, avaient brandi la veille la même menace.
Le 7 novembre, la Commission de l'Intérieur du Parlement tient sa prochaine réunion, avec à l'ordre du jour une motion sur la scission de l'arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde, dit «BHV».
Or, certains responsables francophones ont prévenu qu'ils mettraient fin aux laborieuses négociations en vue de la formation du gouvernement au cas où les élus des partis flamands désignés pour former le futur gouvernement voteraient en faveur d'une telle scission.
Cette question est depuis plusieurs mois au coeur de l'impasse des négociations sur la formation du gouvernement belge.
Pour renforcer le «caractère néerlandophone» de la périphérie flamande de Bruxelles, où vivent quelque 150 000 francophones, les partis flamands veulent scinder l'arrondissement BHV, qui regroupe aujourd'hui la ville de Bruxelles — à 85 % francophone — et 35 communes de la couronne flamande de la capitale situées autour des communes de Hal et de Vilvorde.
Une telle scission ne permettrait plus aux francophones de la périphérie de voter comme ils font aujourd'hui pour des partis francophones lors des élections législatives et européennes ou d'avoir droit à des documents dans leur langue dans les tribunaux de la région.
Près de cinq mois après les législatives du 10 juin, partis flamands et francophones n'ont toujours pas réussi à former un gouvernement fédéral.
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