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Passeport pour l'immigration?

Le recours aux tests génétiques déchire la France

Christian Rioux   4 octobre 2007  Europe
Les opposants invoquent les drames familiaux que pourrait provoquer un test d’ADN révélant à un père qu’il n’est pas le géniteur de ses enfants.
Photo : Agence France-Presse
Les opposants invoquent les drames familiaux que pourrait provoquer un test d’ADN révélant à un père qu’il n’est pas le géniteur de ses enfants.
Paris — Que dirait-on si le Canada imposait des tests d'ADN aux centaines de citoyens français qui s'installent au Québec chaque année? C'est à peu de chose près la question que posait récemment le secrétaire d'État aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet, qui se demandait comment ses compatriotes réagiraient s'ils se faisaient servir la médecine que certains élus veulent réserver aux candidats à la réunification familiale.

Mais l'affaire ne fait pas que soulever la colère d'anciens socialistes qui, comme Jouyet, ont accepté de participer au gouvernement de Nicolas Sarkozy. Elle est aussi en train de diviser la droite française comme elle ne l'a pas été depuis longtemps. Le projet de loi discuté ces jours-ci à l'Assemblée nationale a réussi à braquer contre lui la conférence des évêques, la fédération protestante et une grande partie des parlementaires et des associations les plus diverses. Il a même soulevé de vives réactions à l'étranger.

Tout a commencé lorsque le député de la majorité UMP Thierry Mariani a déposé un amendement au nouveau projet de loi sur l'immigration parrainé par le ministre Brice Hortefeux. Le texte proposait qu'on puisse utiliser des tests d'ADN pour établir le lien parental dans les cas où des immigrants ont de la difficulté à prouver l'état civil de leurs parents. Lui-même descendant d'immigrants italiens, Mariani n'en est pas à son premier geste controversé. À l'automne 2002, il avait fait un aller-retour très critiqué en Irak pour, disait-il, libérer des otages français. «Je fais une grosse connerie tous les cinq ans», a-t-il déclaré à la blague au reporter du quotidien Le Monde.

L'initiative aurait pu tomber à plat, mais elle a aussitôt été appuyée par le président Nicolas Sarkozy. «Il y a douze pays en Europe qui ont le test ADN sur la base du volontariat. Quel est le problème?», a-t-il demandé le 16 septembre dernier à bord de l'avion qui le ramenait de Hongrie.

Il n'en fallait pas plus pour soulever un tollé en France et en Europe. L'association «Sauvons la recherche» a aussitôt lancé une pétition. L'amendement, disent les chercheurs, porte atteinte aux «principes éthiques» et ouvre «la porte au fichage génétique de certaines catégories de la population».

Après que l'amendement eut été renvoyé pour discussion par le Sénat, pourtant de droite, le gouvernement de François Fillon a dû se résoudre à en atténuer considérablement la portée. Les tests d'ADN seront «volontaires» et leur introduction permanente devra être validée en 2010 par une commission composée de neuf sages, a indiqué le ministre Hortefeux. La liste des consulats concernés a été réduite et les frais du test (entre 100 et 200 $) seraient remboursés par l'État si le visa est accordé.

Mais cela est loin de contenter les opposants, qui estiment que les candidats à l'immigration ne sont pas en mesure de refuser les tests. Même modifié, disent-ils, l'amendement va à l'encontre des principes de la loi française sur la bioéthique. Celle-ci limite les tests de filiation aux procédures judiciaires. Ces tests s'opposent aussi, disent leurs adversaires, à une conception de la famille fondée sur le seul lien juridique. La France ne distingue aucunement les enfants biologiques de ceux qui sont adoptés ou adultérins. Pourquoi ferait-on une différence pour les familles des immigrants? Les opposants invoquent les drames familiaux que pourrait provoquer un test d'ADN révélant à un père qu'il n'est pas le géniteur de ses enfants.

Pour contourner ce nouvel obstacle, le gouvernement s'est résigné en dernier recours à ce que les tests ne s'appliquent plus qu'aux mères. Mais ces contorsions juridiques ne semblent avoir convaincu personne. On raconte que même Henri Guaino, le principal conseiller de Nicolas Sarkozy, est contre l'amendement. «Pour moi, ça s'apparente à un tatouage électronique. C'est effroyable», a dit le député UMP de l'Hérault, Jean-Pierre Grand. À la surprise générale, même l'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua, célèbre pour ses lois contre l'immigration, s'est déclaré indigné. «Le choix des tests ADN n'est pas acceptable», a-t-il déclaré au quotidien Le Parisien. «Cela rappelle de mauvais souvenirs, à nous gaullistes. On sait l'usage qu'ont fait les nazis de la génétique.» Selon l'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, lui aussi opposé, il s'agit d'une question «d'éthique».

«Ce mélange de la génétique à la politique de l'immigration crée un grave précédent», écrit Jean-Marcel Bouguereau, rédacteur en chef au Nouvel Observateur. «[C'est] une sorte d'hommage au droit du sang dans un pays où domine le droit du sol.» Tous les ministres issus de la gauche, dits de l'«ouverture», ont évidemment marqué leur désaccord. Cela va de la secrétaire d'État chargée de la politique de la Ville, Fadela Amara, au ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. «Cela ne me plaît pas mais ne m'indigne pas», a déclaré ce dernier. «Le jour où je m'indignerai vraiment, je partirai [...]. Je pense que ce n'est pas comme cela qu'on réglera le problème de l'immigration.» Le ministre a rappelé que cette procédure existe dans plusieurs pays européens.

Des tests ADN sont déjà pratiqués pour la réunification familiale au Royaume-Uni, en Allemagne, en Belgique, en Suisse, en Italie, en Norvège, aux Pays-Bas et au Danemark. Mais dans la plupart de ces pays, ils ne sont pas encadrés par une loi et constituent des cas isolés et souvent exceptionnels. Par contre, le Danemark rejette automatiquement la demande de ceux qui refusent le test. Les frais des tests, qui peuvent dépasser 700 $, sont généralement aux frais des immigrants.

La controverse est tellement vive qu'elle a complètement éclipsé les autres articles controversés de ce nouveau projet de loi, le quatrième sur l'immigration depuis 2002! Un amendement, lui aussi rejeté par la Commission des lois du Sénat, veut interdire les centres d'hébergement d'urgence aux sans-papiers.

Une autre mesure contestée impose des tests de français à tous les candidats à l'immigration. Les salariés des entreprises multinationales viennent d'en être exemptés, mais les conjoints mariés à un citoyen français «pur beurre» devront passer l'examen pour s'installer en France. Un Algérien qui veut faire venir ses vieux parents pour qu'ils meurent à ses côtés devra aussi leur payer des cours de français, de même que l'épouse québécoise ou belge d'un ingénieur français.

Récemment, les milieux économiques se sont inquiétés de ces tracasseries qui pourraient contrecarrer la volonté du gouvernement de favoriser une immigration de travailleurs qualifiés dont le pays a besoin. À droite, on répond que le regroupement familial illégal, jamais vraiment quantifié, est un véritable problème dont le pays doit venir à bout.

***

Collaborateur du Devoir à Paris
 
 
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  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 4 octobre 2007 06h31
    Why not?
    Le Canada accueille plus de 50,000 parainnés par année. Pourquoi il ne s'assurerait pas de l'identité des parainnés?
    D'autre part, il est étonnant, après l'affaire du terroriste de Mascouche, que les médias n'ont pas encore enquêté sur tout le phénomène des parainnages sur internet. Des centaines de Québécoises en sont victimes chaque année. En bout de ligne, elle se sont exploiter, voler, violenter lorsqu'elles en se font pas tuer comme c'est arrivé l'an dernier sur la Rive sud de Québec

  • rabah hammachin
    Inscrit
    jeudi 4 octobre 2007 07h36
    Eugénisme?
    La France, autoproclamée patrie des droits de l'homme et fille ainée de l'église est en train d'inventer l'eugénisme social. Non contente d'afficher son d'afficher son intention déclarée de délester les pays du tiers-monde, surtout l'Afrique, de sa matière grise par la loi su l'immigration choisie, voilà qu'elle légifère pour légaliser des pratique ultra racistes.

  • Driss Mbirkou
    Abonné
    jeudi 4 octobre 2007 07h43
    À quand l'étoile jaune?
    Les démocraties ocidentales veulent-elles renouer avec ce qu'il y a de plus sombre dans l'histoire occidentale?
    S'il faut des victimes expiatoires, elles sont toutes trouvées. Il suffit de venir d'un pays du Sud, d'être pauvre et si, de surcroît on n'est pas Chrétien, on est de suite suspecté d'être le loup dans la bergerie!
    Quand arrêterons-nous de mettre le "fardeau de la preuve" sur les plus fragiles?

    Driss Mbirkou

  • Yann Takvorian
    Inscrit
    jeudi 4 octobre 2007 08h03
    Se noyer dans un verre d'eau
    Le problème séculaire de la Gauche, c'est qu'elle prétend être l'unique détentrice de la vertu. Un test d'ADN pour régler les problèmes de filiation et accélérer les procédures de regroupement familial qui dure plus d'une année de paperasserie, c'est une bonne chose. La mauvaise, c'est de s'indigner sur de probables révélations non désirées et drames familiaux que ces tests entraineraient (et on cache cette réalité derrière un prétendu fichage des individus).

    En Amérique du Nord, 20% des enfants reconnus par le père à la naissance ne sont pas de lui. En fait, le père n'est sur que d'une chose : il est l'oncle des enfants de ses soeurs. Pour le reste, et à moins de vivre sur une île déserte, c'est un gros « guess ».

    Sauf que, le regroupement familial doit obéir à des règles et personne ne force quiconque à immigrer en France ou au Canada. Pour ce dernier pays, il fait faire une batterie de tests qui inclut depuis peu le Sida. C'est sur que c'est toute une révélation quand on est recalé pour cause de séropositivité. Un immigrant, en arrivant au Québec, doit laisser ses empreintes digitales à la police. En France, c'est obligatoire avec la Carte d'Identité. On peut hurler son indignation, mais c'est aussi accepter les règles et chaque pays est souverain à les établir.

    Le problème séculaire de la Gauche, c'est aussi qu'elle se noie dans un verre d'eau pour peu que celui-ci ait un zeste de modernisme et un arrière-goût d'efficacité.

  • J. Durocher
    Inscrite
    jeudi 4 octobre 2007 08h56
    Nous aussi on teste
    La situation de la France, tant dans le dossier de l'immigration que dans la politique en général, est extrêmement différente de la nôtre. Géographie oblige. Cependant j'ai travaillé dans un organisme d'accueil et d'intégration des immigrants et j'ai vu des gens devoir passer le fameux test d'ADN pour prouver leurs liens de parenté. Le test était effectué par la Croix Rouge directement dans le camps de réfugiés où se trouvait la famille du parrain. Cette pratique est donc authorisée au Canada, mais elle n'est pas systématique. C'est avant tout quand les éventuels parrainés ne disposent pas de papiers/documents officiels de leurs gouvernements qu'ils sont appelés à passer le test. Cela touche davantage les personnes les plus démunies. La question du coût du test (et de qui assure ce coût) est importante. Le fait de vouloir obtenir des preuves tangibles de parenté est "compréhensible". La question ici est : Comment sont utilisées ces données génétiques ? Après la preuve de parenté établie, ces données sont-elles proscrites au dossier des demandeurs où sont-elles utilisée à d'autres fins, soit la création de banques de données génétiques des immigrants ?? C'est ici que les questions éthiques deviennent incontournables.

    n.b. À Jacques Noel : Le fait de tester tout le monde (ce qui n'est pas du tout le cas à l'heure actuelle) n'empêcherait aucunement quelconque acte de violence. Doit ont jeter l'opprobe sur TOUT les immigrants parce qu'il y en a UN sur la rive sud de Qc qui n'a pas agis correctement ???

  • Claude Stordeur
    Abonné
    jeudi 4 octobre 2007 09h16
    Le coté bush de Sarko se dévoile
    l'autre coté celui de de Napoléon on le connait déjà, sont Waterloo sera quoi?
    L'Europe se construira pas avec des centralisateurs, pas des gens qui sont "plein beurre" mais des rassembleurs. Le défi de la France ce sont ses ghettos, qui a l'encontre des USA n'ont pas le même drapeau et freiner l'émigration est contre les intérêts de tous.

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 4 octobre 2007 11h01
    @durocher
    Je ne propose pas du tout de tester tout le monde. En fait ce n'est que pour les cas où il n'y a pas pas de papiers valables.

    Ce dont je parle c'est une toute autre histoire: c'est l'horreur du cyberlove. Des centaines de Québécoises, d'un âge certain, à peine lettrées,du fond du Québec profond, se font hameconner sur le net par des charmeurs de serpents.
    Pour beaucoup d'entre elles,l'histoire finit très très mal. Or, en dépit de l'incroyable histoire de Mascouche (on parle quand même d'Al Quaeda!!!) il n'y a rien dans les médias québécois sur ce phénomène qu'on rencontre sur le net.
    Allez au forum de ce site et vous allez voir des dizaines de gougounes qui attendent péniblement leur mec toujours poignés dans le bled. Ce qui arrive après, elles ne vous le diront pas puisque, comme vs le verrez, elles disparaissent du site par la suite. C'est un véritable drame humain qui devrait faire hurrrrrrrler nos féministes. Pourtant, c'est le silence total.

    www.immigrer.com

  • Pierre François Gagnon
    Inscrit
    jeudi 4 octobre 2007 12h33
    Le moyen de régler enfin notre contentieux avec la mère patrie !
    Hé ! Nous n'avons jamais eu notre mot à dire comme peuple fondateur du Canada lorsque nous fûmes déchus de notre citoyenneté française en 1760 ! Voilà l'occasion de nous la redonner en bloc ! Des test d'ADN révèlerait sans doute que nous, Québécois de vieille souche francophone, sommes plus purement Français sur le plan génétique que bon nombre de "Français" d'aujourd'hui, dont ce cher Sarko ! Alors, s'il s'agit vraiment de réunir la grande famille française, faisons-le en beauté, qu'on nous accorde la double nationalité !!!! Voilà qui règlerait une bonne fois pour toutes notre contentieux moral et histoire vis-à-vis de notre mère patrie !

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 4 octobre 2007 15h02
    @ M Driss
    M. Driss le fardeau de la preuve appartient au demandeur. Il y a trop d'endroit dans le monde ou la documentation n'est pas adéquate. Si on est réellement de la famille ou est le problème? Les tricheurs seront démasqués. OUI au test, le Canada devrait en faire de même. Et si quelqu'un est démasqué comme tricheur, alors celui qui a tenté de l'introduire devrait aussi être expulsé (moins qu'il ne prouve hors de tout doute que lui même a été trompé)

    Qu'on arête de justifier les tricheurs parce qu'ils sont pauvres. Être pauvre ne donne pas le droit de tricher, et seul ceux qui on quelque chose à se reprocher rejètent les contrôles.

  • CIVETTA 65
    Inscrit
    jeudi 4 octobre 2007 16h39
    Arrêtez de déconner!
    La majeure partie des nouveaux arrivants en France n'ont pas d'état civil crédible. Il n'est qu'à voir les difficultés de la Côte d'Ivoire pour dresser des listes éléctorales. Pour beaucoup, le regroupement familial est un moyen de faire entrer une certaine parentèle dont on ne sait la réalité des liens de sang. J'ai rencontré ce cas avec un prêtre camerounais dont les nièces et neveux qu'il accueillait dépassait le nombre de fidèles dont il avait la charge localement ici!!.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    jeudi 4 octobre 2007 18h20
    Immigrer est un privilège, pas un droit.
    Immigrer est un privilège, pas un droit.
    L'Immigrant potentiel doit prouver qu'il est admissible à ce privilège.

  • mira balla
    Inscrite
    samedi 20 octobre 2007 10h32
    vérifier la situation canadienne
    Monsieur Rioux,
    Votre métier de journaliste exige de la curiosité et un minimum de recherche et de vérification dans vos affirmations. Aujourd'hui, ces recherches sont largement facilitées par l'internet. Vous n'avez donc aucune excuse. Plutôt que d'apporter un jugement facile et partisan, allez voir les sites d'Immigration Canada ou le MICC. Ils ont l'avantage d'être bilingue en plus !
    La version canadienne du regroupement familial est le « sponsorship » en anglais et le « parrainage » en français. En 1999, j'ai épousé un Canadien. Notre union à l'état civil québécois (mariage célébré au Palais de Justice de Longueil) n'impliquait AUCUNEMENT que je puisse vivre au Canada. Nous avons dû remplir un formulaire de sélection. La sélection fonctionne ainsi : on obtient des points pour l'âge (plus on est jeune, plus on a une chance d'être accepté), des points pour la scolarité, des points pour la connaissance des 2 langues officielles, compte en banque, épargne. J'ai passé une visite médicale et une radiographie des poumons à mes frais évidemment. Mon mari a dû certifier et prouver que ses revenus étaient suffisants pour vivre à 2. Il s'est engagé à m'entretenir pendant 10 ans après notre date de mariage, même en cas de divorce. À l'époque j'ai payé 2000 dollars (frais collatéraux+ frais d'immigration de 1500 dollars). Le regroupement familial version canadienne est ainsi. Évidemment, tous les documents étrangers ont dû être traduits par un traducteur assermenté !
    Pour éviter les situations de regroupement familial à la française, le gouvernement canadien INTERDIT à un étranger de faire une demande de résidence permanente sans sa famille (conjoint/e et enfants). Pas possible de rentrer seul au Canada si l'on est marié. Il faut faire une demande regroupée pour tous les membres d'une famille. Le gouvernement français actuel s'inspire totalement du système canadien qui est bien plus clair et efficace. Mais admettez que le système canadien sélectionne par l'argent, l'âge et la santé. Ne rentre pas au Canada qui veut, même dans le cadre du parrainage. Soyez honnête et observez comment fonctionne votre système. Pensez-vous que le Canada accepte de faire rentrer un enfant dans le cadre du parrainage sans acte de naissance ??? Non, M.Rioux, sans acte de naissance traduit par un traducteur assermenté, le parrainage est refusé. Que proposez-vous alors ? Sortez de votre vision restreinte. Des états civils défaillants, ça existe. L'acte de naissance d'un enfant le protège des prédateurs sexuels et des sectes. Faire rentrer un enfant (donc mineur) sous prétexte qu'un adulte prétend que l'enfant est le sien sans en apporter aucune preuve ?? Ne voyez-vous pas le dérives possibles. Le test ADN n'est pas obligatoire. Il peut être demandé par le requérant lorsque l'acte de naissance de l'enfant est inexistant. S'il s'agit en fait d'un oncle ou d'un vague cousin, il doit alors engager une procédure d'adoption. Ça se passe ainsi aussi bien en France qu'au Canada. Il s'agit aussi de protection de mineurs !
    Les cours de français proposés en France pour les nouveaux arrivants sont GRATUITS. Encore une fois, vérifiez vos affirmationss. Personne n'aura rien à payer. Là encore, la France s'inspire du modèle québécois où il existe même des journées d'information pour immigrants francophones

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