Emplois fictifs: la fille de Chirac est visée par une enquête
6 septembre 2007
Europe
Paris — Claude Chirac, la fille de l'ex-président, fait l'objet d'une enquête de la police financière sur les conditions de son emploi, de 1989 à 1993, comme conseillère à la mairie de Paris, alors dirigée par son père, a indiqué hier une source judiciaire.
Cette enquête entre dans le cadre d'une affaire dans laquelle 20 personnes sont soupçonnées d'avoir attribué des emplois de complaisance ou d'en avoir bénéficié dans les années 80-90, sous les magistratures de Jacques Chirac et de son successeur et bras droit Jean Tiberi.
Cette affaire, instruite par la juge Xavière Siméoni, concerne des salaires indûment payés par la mairie de Paris à des employés travaillant en fait pour le parti de droite RPR, devenu depuis l'UMP.
Claude Chirac, 44 ans, a été la conseillère en communication de son père jusqu'à son départ de la présidence, le 16 mai.
Selon l'hebdomadaire Le Point, plusieurs anciens collaborateurs de l'Hôtel de Ville (dont une ancienne secrétaire particulière) auraient déjà été entendus par les policiers sur la situation et la rémunération de Claude Chirac.
L'ancien chef de l'État devrait être rapidement entendu dans cette affaire.
Selon Le Point, le cas de Claude Chirac serait différent des autres mis en cause dans ce dossier.
«La fille de l'ancien président semble n'avoir disposé d'aucun contrat de la Ville de Paris ni a fortiori d'aucune rémunération. C'est même dans le caractère informel de ses attributions passées que les soupçons actuels semblent puiser leur source», écrit l'hebdomadaire.
Société privée
Dans les années 90, elle dispose à la mairie de Paris «d'un bureau et d'un ordinateur, siège dans les réunions, prépare les déplacements mais ne figure pas dans l'organigramme», précise Le Point, selon lequel Claude Chirac était durant la même période salariée d'une petite société privée, aujourd'hui dissoute.
Le 19 juillet, M. Chirac — une première pour un ex-président français — avait été entendu dans une autre affaire d'emplois fictifs, sans être inculpé.
M. Chirac est justiciable uniquement pour les faits remontant à l'époque où il était maire de Paris (1977-95) mais reste couvert par son immunité pour la période couvrant ses deux mandats présidentiels (1995-2007).
Cette enquête entre dans le cadre d'une affaire dans laquelle 20 personnes sont soupçonnées d'avoir attribué des emplois de complaisance ou d'en avoir bénéficié dans les années 80-90, sous les magistratures de Jacques Chirac et de son successeur et bras droit Jean Tiberi.
Cette affaire, instruite par la juge Xavière Siméoni, concerne des salaires indûment payés par la mairie de Paris à des employés travaillant en fait pour le parti de droite RPR, devenu depuis l'UMP.
Claude Chirac, 44 ans, a été la conseillère en communication de son père jusqu'à son départ de la présidence, le 16 mai.
Selon l'hebdomadaire Le Point, plusieurs anciens collaborateurs de l'Hôtel de Ville (dont une ancienne secrétaire particulière) auraient déjà été entendus par les policiers sur la situation et la rémunération de Claude Chirac.
L'ancien chef de l'État devrait être rapidement entendu dans cette affaire.
Selon Le Point, le cas de Claude Chirac serait différent des autres mis en cause dans ce dossier.
«La fille de l'ancien président semble n'avoir disposé d'aucun contrat de la Ville de Paris ni a fortiori d'aucune rémunération. C'est même dans le caractère informel de ses attributions passées que les soupçons actuels semblent puiser leur source», écrit l'hebdomadaire.
Société privée
Dans les années 90, elle dispose à la mairie de Paris «d'un bureau et d'un ordinateur, siège dans les réunions, prépare les déplacements mais ne figure pas dans l'organigramme», précise Le Point, selon lequel Claude Chirac était durant la même période salariée d'une petite société privée, aujourd'hui dissoute.
Le 19 juillet, M. Chirac — une première pour un ex-président français — avait été entendu dans une autre affaire d'emplois fictifs, sans être inculpé.
M. Chirac est justiciable uniquement pour les faits remontant à l'époque où il était maire de Paris (1977-95) mais reste couvert par son immunité pour la période couvrant ses deux mandats présidentiels (1995-2007).
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