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Raymond Barre, un amoureux du Québec

L'ancien premier ministre français avait noué avec le Québec une relation qui allait bien au-delà de la politique

Christian Rioux   1 septembre 2007  Europe
Paris — «Avec Raymond Barre, le Québec perd un grand ami. Il entretenait avec nous une relation intense qui était plus que professionnelle. Il s'intéressait à l'économie et à la politique dans un contexte très large et demeurait très admiratif devant les énormes progrès du Québec.»
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  • Georges Paquet - Abonné
    1 septembre 2007 05 h 00
    N'y a-t-il pas une contradicion ?
    Comment Raymond Barre pouvait-il être "un fervent partisan d'une Europe fédérale" et se réjouir de voir un jour le Québec quitter la fédération à laquelle il appartient depuis 140 ans. Il me semble que les raisons qui motivent la France à s'insérer de plus en plus dans une fédération européenne sont en majorité les mêmes qui motivent le Québec à oeuvrer dans la fédération canadienne. Le Président Sarkosy vient de le rappeler dans son discours du 27 août: "Sans une Union européenne forte et active, la France ne pourrait apporter de réponse efficace aux défis de notre temps."... "Bientôt dotée d'institutions efficaces, d'un président stable du Conseil européen, d'un Haut Représentant en charge de la politique étrangère qui remplacera les trois responsables actuels, et d'un véritable service diplomatique européen, l'Union sera en mesure de mieux affirmer sur la scène mondiale la vision et les valeurs que nous partageons."..."Pour la France, cette émergence de l'Europe en tant qu'acteur politique global correspond à une nécessité, face aux défis du XXIème siècle."

    Voilà, me semble-t-il, des sujets de réflexions pour tous ceux qui se demandent où sont vraiment les intérèts du Québec.

    Georges Paquet
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  • Georges Paquet - Abonné
    1 septembre 2007 05 h 29
    La France et le Québec...
    Je serais très étonné que la France et son Président en viennent à se "réjouir" des éventuelles tentatives du Québec de se séparer du Canada. On n'a qu'à méditer un peu un court passage de la lettre de mission du Président Sarkosy à son Ministre des Affaires étrangères pour s'en convaincre: "Dès cet été, une révision générale des politiques publiques, à l'instar de celle réalisée par le Canada au milieu des années 90, est donc entreprise. Elle est conduite, sous notre autorité, par le secrétaire général de la présidence de la République, le directeur du cabinet du Premier ministre, le ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, le secrétaire d'Etat chargé de la Prospective et de l'Evaluation des politiques publiques, ainsi que des personnalités qualifiées issues du secteur public et du secteur privé, et des parlementaires. L'objet de cette révision générale des politiques publiques est de passer en revue, avec la collaboration, naturellement, des ministres concernés, chacune des politiques publiques et des interventions mises en oeuvre par les administrations publiques, d'en évaluer les résultats et de décider des réformes nécessaires pour améliorer la qualité du service rendu aux Français, le rendre plus efficace et moins coûteux, et surtout réallouer les moyens publics des politiques inutiles ou inefficaces au profit des politiques qui sont nécessaires et que nous voulons entreprendre ou approfondir."
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  • Roland Berger - Abonné
    1 septembre 2007 10 h 56
    Réplique à Georges Paquet
    Il semble à Monsieur Paquet que «les raisons qui motivent la France à s'insérer de plus en plus dans une fédération européenne sont en majorité les mêmes qui motivent le Québec à oeuvrer dans la fédération canadienne.» Ce qu'il ne semble pas comprendre, c'est que Sarkovy a en tête une véritable fédération, fort différente de l'institution bâtarde qui place le Québec dans l'obligation de se battre pour sa survie, malgré ce cadre pseudo-fédéral.
    L'argument de Monsieur Paquet est toujours le même : le Canada, c'est bon parce que c'est bon.
    Roland Berger
    London, Ontario
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  • Georges Paquet - Abonné
    2 septembre 2007 14 h 30
    À M. Roland Berger
    Cher Monsieur,
    Si la France croit, depuis plusieurs années, et sous divers Présidents, que devant les défis du terrorisme, de la mondialisation et du réchauffement climatique, il est dans son intérêt de céder plusieurs de ses pouvoirs économiques et politiques et de nombreux symboles, comme sa monnaie, son passeport, son permis de conduire à l'Union européenne, je me demande par quel arguments le Québec justifierait-il de faire le contraire, d'autant plus que son poids démographique et économique ne cesse de décroître dans l'ensemble canadien et nord-américain.
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  • Georges Paquet - Abonné
    2 septembre 2007 22 h 13
    Un P.S. pour M. Berger
    Comme "Posts Scriptum", je dois ajouter que si M. Berger croit que l'Union européenne est moins complexe et moins bancale que la fédération canadienne, il devrait tenter de comprendre la différence qui existe entre le projet de Constitution que les Français ont rejeté, par référendum, il y a deux ans, et celui d'une Constitution revisée que le Président proposera aux Parlementaires français dans quelques mois.
    Bonne chance.
    Georges Paquet
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