Le président renversé veut reprendre son poste - Sharif retourne au Pakistan pour affronter Moucharraf
31 août 2007
Europe
Londres — L'ancien premier ministre pakistanais Nawaz Sharif, exilé à Londres, a annoncé hier qu'il rentrera dans son pays le 10 septembre, à quelques mois des élections législatives.
«Le 10 septembre, nous atterrirons à Islamabad» avant d'aller à Lahore, a déclaré M. Sharif lors d'une conférence de presse dans un grand hôtel de Londres.
Le retour de M. Sharif, renversé le 12 octobre 1999 par un coup d'État militaire sans effusion de sang perpétré par l'actuel chef de l'État pakistanais, le général Pervez Moucharraf, avait été autorisé par la Cour suprême le 24 août.
M. Sharif s'est dit déterminé à «mener une bataille décisive» contre le général Moucharraf. «Cet homme est sur le chemin de la sortie, et personne ne devrait tenter de sauver son navire en train de couler, pour des raisons personnelles», a ajouté M. Sharif en faisant allusion à Benazir Bhutto, elle aussi ex-premier ministre en exil, qui tente d'obtenir un accord politique de partage du pouvoir avec le général Moucharraf.
Depuis mercredi, Mme Bhutto affirme dans la presse britannique qu'un accord avec M. Moucharraf est en vue, celui-ci ayant notamment, selon elle, accepté d'abandonner le poste de chef des armées, en contrepartie du soutien, aux législatives, du puissant Parti du peuple pakistanais (PPP) de Mme Bhutto.
Cette dernière, qui vit en exil à Londres depuis 1998, obtiendrait en échange le poste de premier ministre, au terme de cet accord.
Un tel accord serait «très malheureux» et «mauvais pour le pays», a jugé M. Sharif hier. «La question n'est pas l'uniforme de Moucharraf. La vraie question, c'est la légitimité de son pouvoir», a-t-il ajouté.
Nawaz Sharif avait été condamné à la prison à vie notamment pour trahison, fraude fiscale et détournements de fonds. Après quelques mois de prison, il avait accepté de signer un accord annulant cette peine s'il acceptait de partir en exil pour dix ans.
La Cour suprême a jugé illégal cet accord et autorisé M. Sharif, 57 ans, chef du parti de la Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N), à revenir dans son pays, où il devrait se poser en rival dangereux face à M. Moucharraf dans la perspective des élections législatives, prévues pour la fin de 2007 ou le début de 2008. M. Sharif a dirigé le Pakistan à deux reprises, de 1990 à 1993 et de 1997 à 1999.
«Le 10 septembre, nous atterrirons à Islamabad» avant d'aller à Lahore, a déclaré M. Sharif lors d'une conférence de presse dans un grand hôtel de Londres.
Le retour de M. Sharif, renversé le 12 octobre 1999 par un coup d'État militaire sans effusion de sang perpétré par l'actuel chef de l'État pakistanais, le général Pervez Moucharraf, avait été autorisé par la Cour suprême le 24 août.
M. Sharif s'est dit déterminé à «mener une bataille décisive» contre le général Moucharraf. «Cet homme est sur le chemin de la sortie, et personne ne devrait tenter de sauver son navire en train de couler, pour des raisons personnelles», a ajouté M. Sharif en faisant allusion à Benazir Bhutto, elle aussi ex-premier ministre en exil, qui tente d'obtenir un accord politique de partage du pouvoir avec le général Moucharraf.
Depuis mercredi, Mme Bhutto affirme dans la presse britannique qu'un accord avec M. Moucharraf est en vue, celui-ci ayant notamment, selon elle, accepté d'abandonner le poste de chef des armées, en contrepartie du soutien, aux législatives, du puissant Parti du peuple pakistanais (PPP) de Mme Bhutto.
Cette dernière, qui vit en exil à Londres depuis 1998, obtiendrait en échange le poste de premier ministre, au terme de cet accord.
Un tel accord serait «très malheureux» et «mauvais pour le pays», a jugé M. Sharif hier. «La question n'est pas l'uniforme de Moucharraf. La vraie question, c'est la légitimité de son pouvoir», a-t-il ajouté.
Nawaz Sharif avait été condamné à la prison à vie notamment pour trahison, fraude fiscale et détournements de fonds. Après quelques mois de prison, il avait accepté de signer un accord annulant cette peine s'il acceptait de partir en exil pour dix ans.
La Cour suprême a jugé illégal cet accord et autorisé M. Sharif, 57 ans, chef du parti de la Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N), à revenir dans son pays, où il devrait se poser en rival dangereux face à M. Moucharraf dans la perspective des élections législatives, prévues pour la fin de 2007 ou le début de 2008. M. Sharif a dirigé le Pakistan à deux reprises, de 1990 à 1993 et de 1997 à 1999.
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