Incendies dévastateurs - Le bilan s'alourdit en Grèce: 68 morts
28 août 2007
Europe
Photo : Agence Reuters
Des villageois prisonniers des flammes attendent d’être évacués de Frixa, dans le sud de la Grèce.
Athènes — Les incendies sans précédent qui ravagent la Grèce, attisés par des vents violents, la chaleur et une végétation desséchée, ont fait 63 morts en quatre jours, selon un bilan officiel hier, encore provisoire.
Depuis samedi, l'ensemble du territoire national est placé en état d'urgence et 19 pays, dont la France, se sont mobilisés pour venir en aide à Athènes. Au cours des 24 dernières heures, entre 6h dimanche et hier matin, 89 feux se sont déclarés, a précisé le porte-parole des pompiers Nikos Diamandis, avant d'ajouter que 28 de ces feux étaient jugés particulièrement dangereux. Dans tout le pays, 20 avions et 19 hélicoptères combattent les flammes.
D'Evros dans le nord-est aux îles de Céphalonie et Corfou en mer Ionienne, tout comme plus au sud dans le Péloponnèse, de vastes portions de territoire ont été entièrement ravagées. Depuis vendredi, ces incendies, le plus souvent criminels, ont laissé un paysage de désolation dans leur sillage, et on ne compte plus les maisons détruites, les voitures calcinées et les carcasses d'animaux brûlés.
Hier, les villageois fuyaient leurs maisons dans le sud du pays, alors qu'un hélicoptère évacuait cinq personnes dans le village de Prasidaki. Un autre a également été envoyé à Frixa, mais les habitants ont refusé de partir, selon les pompiers. Le bilan est passé hier à 63 morts, avec le décès de deux personnes, dont l'une s'est noyée en tentant de fuir les flammes.
Les incendies ont surpris de nombreux Grecs pendant leurs vacances d'été, période qu'ils mettent à profit pour rendre visite à leurs proches dans les villages.
Comme à Varvasaina, près de la cité antique d'Olympie, où Kaliopi Stathopoulou pleure devant les ruines de la maison de son frère. «Sept personnes vivent ici, dont deux familles et des enfants», sanglote-t-elle. «Maintenant, ils n'ont même plus de vêtements. Cela continue à brûler. Où allons-nous vivre?»
Ces incendies ont provoqué la colère d'une opinion publique déjà sous le choc des sinistres de juin et juillet derniers. Le sujet devrait dominer la campagne avant les élections générales anticipées du 16 septembre. De nombreux Grecs dénoncent en effet la réaction du gouvernement, qu'ils jugent inadaptée et trop lente. Entre 200 et 300 millions d'euros devraient être débloqués pour apporter une aide immédiate aux familles, entreprises et localités sinistrées, selon le vice-ministre des Finances, Petros Doukas.
La plupart de ces incendies sont apparemment d'origine criminelle, et plusieurs suspects ont été arrêtés. Le procureur chargé du terrorisme Dimitris Papangelopoulos a ouvert une enquête hier pour déterminer «si les crimes d'incendies volontaires perpétrés dans le pays au cours de l'été 2007» pouvaient être soumis à la loi antiterroriste, selon le ministère de l'Ordre public.
Depuis samedi, l'ensemble du territoire national est placé en état d'urgence et 19 pays, dont la France, se sont mobilisés pour venir en aide à Athènes. Au cours des 24 dernières heures, entre 6h dimanche et hier matin, 89 feux se sont déclarés, a précisé le porte-parole des pompiers Nikos Diamandis, avant d'ajouter que 28 de ces feux étaient jugés particulièrement dangereux. Dans tout le pays, 20 avions et 19 hélicoptères combattent les flammes.
D'Evros dans le nord-est aux îles de Céphalonie et Corfou en mer Ionienne, tout comme plus au sud dans le Péloponnèse, de vastes portions de territoire ont été entièrement ravagées. Depuis vendredi, ces incendies, le plus souvent criminels, ont laissé un paysage de désolation dans leur sillage, et on ne compte plus les maisons détruites, les voitures calcinées et les carcasses d'animaux brûlés.
Hier, les villageois fuyaient leurs maisons dans le sud du pays, alors qu'un hélicoptère évacuait cinq personnes dans le village de Prasidaki. Un autre a également été envoyé à Frixa, mais les habitants ont refusé de partir, selon les pompiers. Le bilan est passé hier à 63 morts, avec le décès de deux personnes, dont l'une s'est noyée en tentant de fuir les flammes.
Les incendies ont surpris de nombreux Grecs pendant leurs vacances d'été, période qu'ils mettent à profit pour rendre visite à leurs proches dans les villages.
Comme à Varvasaina, près de la cité antique d'Olympie, où Kaliopi Stathopoulou pleure devant les ruines de la maison de son frère. «Sept personnes vivent ici, dont deux familles et des enfants», sanglote-t-elle. «Maintenant, ils n'ont même plus de vêtements. Cela continue à brûler. Où allons-nous vivre?»
Ces incendies ont provoqué la colère d'une opinion publique déjà sous le choc des sinistres de juin et juillet derniers. Le sujet devrait dominer la campagne avant les élections générales anticipées du 16 septembre. De nombreux Grecs dénoncent en effet la réaction du gouvernement, qu'ils jugent inadaptée et trop lente. Entre 200 et 300 millions d'euros devraient être débloqués pour apporter une aide immédiate aux familles, entreprises et localités sinistrées, selon le vice-ministre des Finances, Petros Doukas.
La plupart de ces incendies sont apparemment d'origine criminelle, et plusieurs suspects ont été arrêtés. Le procureur chargé du terrorisme Dimitris Papangelopoulos a ouvert une enquête hier pour déterminer «si les crimes d'incendies volontaires perpétrés dans le pays au cours de l'été 2007» pouvaient être soumis à la loi antiterroriste, selon le ministère de l'Ordre public.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

