Grèce - Les flammes ont frôlé le site d'Olympie
Le bilan dépasse désormais la soixantaine de morts
27 août 2007
Europe
Photo : Agence Reuters
De son balcon, une femme arrose le sol autour de sa maison à Varvasaina, un village du sud du Péloponnèse menacé hier par les flammes.
Athènes — La Grèce était toujours la proie hier des incendies de forêt parmi les plus meurtriers au monde en un siècle et demi, avec un bilan dépassant désormais la soixantaine de morts, tandis que le feu a frôlé l'un des trésors archéologiques de l'humanité, le site antique d'Olympie.
À l'approche des élections législatives, une polémique s'est engagée dans le pays, où l'état d'urgence et un deuil national de trois jours ont été décrétés samedi, sur l'origine criminelle présumée de nombreux foyers et la réponse des autorités devant la catastrophe.
Les incendies ravagent depuis trois jours le Péloponnèse et l'île d'Eubée, au nord-est d'Athènes. Le bilan a atteint hier soir 61 morts, dont au moins sept enfants, selon les autorités. La grande majorité des victimes (57 personnes) ont péri dans l'ouest du Péloponnèse, où les flammes ravagent depuis vendredi la région de Mégalopolis et menaçaient hier les abords des villes de Kalamata, au sud, et Pyrgos, à l'ouest.
«Nous sommes au bord de la catastrophe nationale, c'est sans précédent», a affirmé le porte-parole des pompiers, Nikolaos Diamantis, alors que les premiers renforts de la communauté internationale ont commencé à arriver.
Le prestigieux site d'Olympie, classé par l'Unesco au Patrimoine mondial de l'humanité, a été épargné in extremis après avoir été entouré par les flammes en milieu de journée. «Le site a été sauvé», a déclaré sur place hier soir le ministre de la Culture, Georges Voulgarakis. Le musée archéologique d'Olympie a aussi pu être préservé des flammes.
Le sanctuaire d'Olympie, dédié à Zeus, accueillit les Jeux antiques de l'an 776 avant J-C jusqu'au IVe siècle de l'ère moderne.
Le feu qui s'est propagé vers l'Arcadie (centre du Péloponnèse) menaçait hier soir un autre monument antique, le temple de Bassae, daté du Ve siècle avant J-C et classé également au patrimoine mondial par l'UNESCO.
Aide internationale
Un millier de pompiers, assistés de 425 soldats et de 16 avions et hélicoptères, luttaient dans le Péloponnèse, espérant mettre à profit une relative accalmie du vent et l'aide des premiers renforts étrangers: quatre bombardiers d'eau Canadair et 60 sapeurs-pompiers français, 30 pompiers chypriotes et un appareil italien.
Des avions et des hélicoptères fournis par la Serbie, Israël, la Slovénie, l'Espagne, la Roumanie, l'Allemagne, la Norvège, les Pays-Bas et l'Autriche étaient aussi attendus. Athènes a également sollicité l'aide des États-Unis et de la Russie.
Les habitants et estivants de la zone, où une quarantaine de villages ont été évacués, ont afflué sur les côtes et les plages. Les autorités ont prévu un millier de tentes. Des aides financières et au logement ont aussi été promises.
Les habitants et vacanciers de l'île d'Eubée vivaient le même calvaire, cernés par les flammes toujours incontrôlées. Maisons brûlées, forêts consumées, oliveraies recouvertes de cendres, les télévisions montraient des images de désolation.
Origine criminelle des incendies
Menacé de devoir rendre des comptes aux législatives anticipées prévues le 16 septembre, le premier ministre conservateur, Costas Caramanlis, a dénoncé ce week-end une origine criminelle des incendies: «Que tant de feux se soient déclarés en même temps dans tant d'endroits ne peut pas être le fruit du hasard.»
Hier soir, le ministère de l'Ordre public a promis jusqu'à un million d'euros de récompense «à quiconque livrera des informations qui conduiront à la découverte et l'arrestation de personnes, appartenant à une organisation criminelle, qui se sont rendues responsables d'incendies».
La thèse de l'origine criminelle est également reprise par de nombreux médias, dans un pays où la spéculation immobilière sauvage est régulièrement rendue responsable de la destruction des forêts par des feux en période estivale. Depuis vendredi, la police a arrêté 10 personnes pour pyromanie ou négligence flagrante.
L'opposition socialiste et la presse de gauche ont accusé le gouvernement de tenter de couvrir son absence de prévention et une désorganisation de la lutte contre les feux.
À l'approche des élections législatives, une polémique s'est engagée dans le pays, où l'état d'urgence et un deuil national de trois jours ont été décrétés samedi, sur l'origine criminelle présumée de nombreux foyers et la réponse des autorités devant la catastrophe.
Les incendies ravagent depuis trois jours le Péloponnèse et l'île d'Eubée, au nord-est d'Athènes. Le bilan a atteint hier soir 61 morts, dont au moins sept enfants, selon les autorités. La grande majorité des victimes (57 personnes) ont péri dans l'ouest du Péloponnèse, où les flammes ravagent depuis vendredi la région de Mégalopolis et menaçaient hier les abords des villes de Kalamata, au sud, et Pyrgos, à l'ouest.
«Nous sommes au bord de la catastrophe nationale, c'est sans précédent», a affirmé le porte-parole des pompiers, Nikolaos Diamantis, alors que les premiers renforts de la communauté internationale ont commencé à arriver.
Le prestigieux site d'Olympie, classé par l'Unesco au Patrimoine mondial de l'humanité, a été épargné in extremis après avoir été entouré par les flammes en milieu de journée. «Le site a été sauvé», a déclaré sur place hier soir le ministre de la Culture, Georges Voulgarakis. Le musée archéologique d'Olympie a aussi pu être préservé des flammes.
Le sanctuaire d'Olympie, dédié à Zeus, accueillit les Jeux antiques de l'an 776 avant J-C jusqu'au IVe siècle de l'ère moderne.
Le feu qui s'est propagé vers l'Arcadie (centre du Péloponnèse) menaçait hier soir un autre monument antique, le temple de Bassae, daté du Ve siècle avant J-C et classé également au patrimoine mondial par l'UNESCO.
Aide internationale
Un millier de pompiers, assistés de 425 soldats et de 16 avions et hélicoptères, luttaient dans le Péloponnèse, espérant mettre à profit une relative accalmie du vent et l'aide des premiers renforts étrangers: quatre bombardiers d'eau Canadair et 60 sapeurs-pompiers français, 30 pompiers chypriotes et un appareil italien.
Des avions et des hélicoptères fournis par la Serbie, Israël, la Slovénie, l'Espagne, la Roumanie, l'Allemagne, la Norvège, les Pays-Bas et l'Autriche étaient aussi attendus. Athènes a également sollicité l'aide des États-Unis et de la Russie.
Les habitants et estivants de la zone, où une quarantaine de villages ont été évacués, ont afflué sur les côtes et les plages. Les autorités ont prévu un millier de tentes. Des aides financières et au logement ont aussi été promises.
Les habitants et vacanciers de l'île d'Eubée vivaient le même calvaire, cernés par les flammes toujours incontrôlées. Maisons brûlées, forêts consumées, oliveraies recouvertes de cendres, les télévisions montraient des images de désolation.
Origine criminelle des incendies
Menacé de devoir rendre des comptes aux législatives anticipées prévues le 16 septembre, le premier ministre conservateur, Costas Caramanlis, a dénoncé ce week-end une origine criminelle des incendies: «Que tant de feux se soient déclarés en même temps dans tant d'endroits ne peut pas être le fruit du hasard.»
Hier soir, le ministère de l'Ordre public a promis jusqu'à un million d'euros de récompense «à quiconque livrera des informations qui conduiront à la découverte et l'arrestation de personnes, appartenant à une organisation criminelle, qui se sont rendues responsables d'incendies».
La thèse de l'origine criminelle est également reprise par de nombreux médias, dans un pays où la spéculation immobilière sauvage est régulièrement rendue responsable de la destruction des forêts par des feux en période estivale. Depuis vendredi, la police a arrêté 10 personnes pour pyromanie ou négligence flagrante.
L'opposition socialiste et la presse de gauche ont accusé le gouvernement de tenter de couvrir son absence de prévention et une désorganisation de la lutte contre les feux.
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