Sarkozy tente de désamorcer la polémique sur ses vacances et sur la Libye
6 août 2007
Europe
Photo : Agence Reuters
Nicolas Sarkozy, hier: «Je vais répondre à toutes vos questions...»
Interrompant ses vacances américaines une vingtaine de minutes pour parler aux journalistes, Nicolas Sarkozy a assuré hier que les contrats conclus avec la Libye étaient «en négociation depuis 18 mois» et n'étaient pas liés à la libération des infirmières bulgares et du médecin d'origine palestinienne.
Wolfeboro — Le président français Nicolas Sarkozy, en vacances dans une station estivale huppée de la Nouvelle-Angleterre, a tenté hier de désamorcer les polémiques sur sa villégiature de luxe et sur un contrat d'armes avec la Libye.
M. Sarkozy n'a pas confirmé de rencontre avec le président George W. Bush, qui pourrait avoir lieu la semaine prochaine à Kennebunkport, où les Bush possèdent une maison à 80 km de Wolfeboro (New Hampshire). «La Maison-Blanche et l'Élysée diront ce qu'il en est le moment venu», s'est-il contenté de dire.
Au cours d'un point de presse devant l'hôtel de ville de Wolfeboro, sur un terre-plein surplombant l'embarcadère du lac Winnepesaukee, Nicolas Sarkozy, bronzé, décontracté et très souriant, a assuré qu'il séjournait dans une villa «à l'invitation d'amis».
«J'ai des amis qui viennent en vacances ici depuis des années. Ils ont loué une maison, ils nous y ont invités [...]. Je suis venu en avion de ligne. Ma famille est venue en avion de ligne. Je repartirai en avion de ligne. Si la seule préoccupation du Parti socialiste c'est ça, c'est qu'ils n'ont pas compris que le débat d'idées n'était pas ici», a dit le chef de l'État en réponse aux critiques formulées en France après une rumeur selon laquelle la villa serait louée plus de 20 000 euros par semaine.
«Je vais répondre à toutes vos questions, après peut-être vous pourrez [...] me laisser avec ma famille tranquillement», a poursuivi le président, qui portait une chemise blanche aux manches retroussées et un pantalon bleu en toile. «Neuf cent mille Français partent chaque année aux États-Unis, je suis l'un d'entre eux. J'ai le droit d'avoir des amis. [...] Quand j'étais jeune, je n'ai pas eu l'occasion de venir» aux États-Unis, a-t-il avancé. M. Sarkozy a ajouté être venu chercher «l'Amérique profonde, les forêts, les lacs et la tranquillité». «Les forêts et les lacs, je les ai trouvés; la tranquillité, on a veillé à ce que je ne puisse pas en bénéficier», a-t-il poursuivi.
«On passe de très bonnes vacances, point final. On fait du jogging le matin et des parties de pêche l'après-midi.» Le chef de l'État, qui a dit ne pas faire de jet-ski parce qu'il n'a pas son permis bateau, a été vu samedi faisant du kayak sur le lac avec un enfant.
Le président a précisé qu'une vingtaine de personnes résidaient dans la villa, trois familles dont la sienne, une autre famille française et une famille franco-américaine.
«Je voulais reprendre des forces. Les choses vont repartir très fortement à la rentrée [...] je souhaite que le mouvement de réformes amorcé par [le premier ministre] François Fillon soit intensifié», a assuré le chef de l'État.
Interrogé sur le contrat de ventes d'armes signé entre le groupe européen EADS et la Libye, M. Sarkozy a assuré qu'il n'avait aucun lien avec la libération récente de six infirmières et d'un médecin bulgares. «Il n'y a plus d'embargo depuis 2004 avec la Libye, ni tacite ni explicite», a-t-il ajouté. Le groupe d'aéronautique et de défense «EADS discutait, avec toutes les autorisations nécessaires, depuis 18 mois», «la transparence était totale», a souligné M. Sarkozy.
Pour le président français, il n'y a pas matière à polémique. «Qu'est ce qu'on va me reprocher? De trouver des contrats? De faire travailler des ouvriers français? des entreprises françaises?», a-t-il lancé.
La polémique a enflé vendredi après l'annonce par Tripoli de la signature d'un contrat d'armement avec EADS pour un total de près de 300 millions d'euros.
Durant cette conférence de presse informelle, M. Sarkozy a refusé de parler anglais. À un journaliste qui le lui demandait, il a simplement répondu: «My english is so bad!»
Wolfeboro — Le président français Nicolas Sarkozy, en vacances dans une station estivale huppée de la Nouvelle-Angleterre, a tenté hier de désamorcer les polémiques sur sa villégiature de luxe et sur un contrat d'armes avec la Libye.
M. Sarkozy n'a pas confirmé de rencontre avec le président George W. Bush, qui pourrait avoir lieu la semaine prochaine à Kennebunkport, où les Bush possèdent une maison à 80 km de Wolfeboro (New Hampshire). «La Maison-Blanche et l'Élysée diront ce qu'il en est le moment venu», s'est-il contenté de dire.
Au cours d'un point de presse devant l'hôtel de ville de Wolfeboro, sur un terre-plein surplombant l'embarcadère du lac Winnepesaukee, Nicolas Sarkozy, bronzé, décontracté et très souriant, a assuré qu'il séjournait dans une villa «à l'invitation d'amis».
«J'ai des amis qui viennent en vacances ici depuis des années. Ils ont loué une maison, ils nous y ont invités [...]. Je suis venu en avion de ligne. Ma famille est venue en avion de ligne. Je repartirai en avion de ligne. Si la seule préoccupation du Parti socialiste c'est ça, c'est qu'ils n'ont pas compris que le débat d'idées n'était pas ici», a dit le chef de l'État en réponse aux critiques formulées en France après une rumeur selon laquelle la villa serait louée plus de 20 000 euros par semaine.
«Je vais répondre à toutes vos questions, après peut-être vous pourrez [...] me laisser avec ma famille tranquillement», a poursuivi le président, qui portait une chemise blanche aux manches retroussées et un pantalon bleu en toile. «Neuf cent mille Français partent chaque année aux États-Unis, je suis l'un d'entre eux. J'ai le droit d'avoir des amis. [...] Quand j'étais jeune, je n'ai pas eu l'occasion de venir» aux États-Unis, a-t-il avancé. M. Sarkozy a ajouté être venu chercher «l'Amérique profonde, les forêts, les lacs et la tranquillité». «Les forêts et les lacs, je les ai trouvés; la tranquillité, on a veillé à ce que je ne puisse pas en bénéficier», a-t-il poursuivi.
«On passe de très bonnes vacances, point final. On fait du jogging le matin et des parties de pêche l'après-midi.» Le chef de l'État, qui a dit ne pas faire de jet-ski parce qu'il n'a pas son permis bateau, a été vu samedi faisant du kayak sur le lac avec un enfant.
Le président a précisé qu'une vingtaine de personnes résidaient dans la villa, trois familles dont la sienne, une autre famille française et une famille franco-américaine.
«Je voulais reprendre des forces. Les choses vont repartir très fortement à la rentrée [...] je souhaite que le mouvement de réformes amorcé par [le premier ministre] François Fillon soit intensifié», a assuré le chef de l'État.
Interrogé sur le contrat de ventes d'armes signé entre le groupe européen EADS et la Libye, M. Sarkozy a assuré qu'il n'avait aucun lien avec la libération récente de six infirmières et d'un médecin bulgares. «Il n'y a plus d'embargo depuis 2004 avec la Libye, ni tacite ni explicite», a-t-il ajouté. Le groupe d'aéronautique et de défense «EADS discutait, avec toutes les autorisations nécessaires, depuis 18 mois», «la transparence était totale», a souligné M. Sarkozy.
Pour le président français, il n'y a pas matière à polémique. «Qu'est ce qu'on va me reprocher? De trouver des contrats? De faire travailler des ouvriers français? des entreprises françaises?», a-t-il lancé.
La polémique a enflé vendredi après l'annonce par Tripoli de la signature d'un contrat d'armement avec EADS pour un total de près de 300 millions d'euros.
Durant cette conférence de presse informelle, M. Sarkozy a refusé de parler anglais. À un journaliste qui le lui demandait, il a simplement répondu: «My english is so bad!»
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