Émoi au Vatican
Un déséquilibré tente de sauter à bord de la voiture du pape
7 juin 2007
Europe
Photo : Agence France-Presse
Le pape semble ne pas s’être rendu compte de l’incident.
Cité du Vatican — Un jeune Allemand a tenté hier de sauter dans la voiture découverte du pape Benoît XVI place Saint-Pierre, mais il a été aussitôt maîtrisé par la sécurité et interné peu après dans un établissement psychiatrique.
Le pape semble ne pas s'être rendu compte de l'incident, qui n'a pas perturbé le déroulement de son audience générale, mais il a remis en mémoire l'attentat commis dans des circonstances similaires le 13 mai 1981 contre Jean-Paul II.
Un gendarme s'est blessé à la cheville en maîtrisant le jeune Allemand, a indiqué une source vaticane.
L'homme «ne voulait pas attenter à la vie» du souverain pontife «mais attirer l'attention sur lui», a affirmé le père Federico Lombardi, directeur du service de presse du Vatican.
Décrit comme «un déséquilibré», le jeune homme âgé de 27 ans, qui a la même nationalité que le pape, a été placé d'office en établissement psychiatrique après avoir été interrogé par le juge unique du Vatican et examiné par le service médical du petit État.
L'incident s'est produit avant l'audience générale qui a lieu chaque semaine le mercredi, vers 8h30 GMT, alors que la voiture du pape traversait la foule pour gagner le parvis de la basilique Saint-Pierre d'où le chef de l'Église catholique délivre son message.
L'homme, plutôt corpulent et vêtu comme un estivant d'un short, d'un tee-shirt et d'une casquette, a bondi, sauté la barrière de sécurité au passage de la voiture et cherché à grimper à l'arrière du véhicule découvert.
Il a aussitôt été plaqué à terre sans ménagement par les gardes du corps du souverain pontife, des membres en civil des gardes suisses et de la gendarmerie vaticane alors que la voiture poursuivait son chemin.
L'homme a été emmené par la gendarmerie vaticane. Après interrogatoire par le juge du Vatican, Gianluigi Marrone, et examen du service médical, son placement d'office «dans une structure spécialisée protégée» a été décidé, a précisé le père Lombardi.
Depuis l'attentat commis à une occasion similaire par le Turc Mehmet Ali Agca contre Jean-Paul II, les pèlerins qui veulent assister à l'audience générale doivent passer à travers des portiques de sécurité détecteurs de métaux.
Un homme armé ne peut donc pas en principe accéder à la place, mais aucune mesure de sécurité ne peut empêcher le geste d'un déséquilibré comme celui d'hier, fait-on valoir au Vatican.
C'est la première fois qu'un tel incident survient depuis le début du pontificat de Benoît XVI le 19 avril 2005.
Il rappelle les circonstances du grave attentat dont a été victime son prédécesseur, Jean-Paul II, le 13 mai 1981.
Ce jour-là, le pape polonais se trouvait également à bord d'une voiture découverte place Saint-Pierre pour son audience générale quand l'ex-militant d'extrême droite avait tiré, de la foule, dans sa direction, le blessant grièvement.
Des incidents mineurs pas toujours connus du grand public ont émaillé le pontificat de Jean-Paul II: ainsi, le 25 janvier 1989 un jeune Anglais de 23 ans, Joseph McGovern, avait tenté de s'approcher du pape en clamant être «le fils de Dieu». Maîtrisé par les services de sécurité, il avait été expulsé le lendemain en direction de Londres.
Le pape semble ne pas s'être rendu compte de l'incident, qui n'a pas perturbé le déroulement de son audience générale, mais il a remis en mémoire l'attentat commis dans des circonstances similaires le 13 mai 1981 contre Jean-Paul II.
Un gendarme s'est blessé à la cheville en maîtrisant le jeune Allemand, a indiqué une source vaticane.
L'homme «ne voulait pas attenter à la vie» du souverain pontife «mais attirer l'attention sur lui», a affirmé le père Federico Lombardi, directeur du service de presse du Vatican.
Décrit comme «un déséquilibré», le jeune homme âgé de 27 ans, qui a la même nationalité que le pape, a été placé d'office en établissement psychiatrique après avoir été interrogé par le juge unique du Vatican et examiné par le service médical du petit État.
L'incident s'est produit avant l'audience générale qui a lieu chaque semaine le mercredi, vers 8h30 GMT, alors que la voiture du pape traversait la foule pour gagner le parvis de la basilique Saint-Pierre d'où le chef de l'Église catholique délivre son message.
L'homme, plutôt corpulent et vêtu comme un estivant d'un short, d'un tee-shirt et d'une casquette, a bondi, sauté la barrière de sécurité au passage de la voiture et cherché à grimper à l'arrière du véhicule découvert.
Il a aussitôt été plaqué à terre sans ménagement par les gardes du corps du souverain pontife, des membres en civil des gardes suisses et de la gendarmerie vaticane alors que la voiture poursuivait son chemin.
L'homme a été emmené par la gendarmerie vaticane. Après interrogatoire par le juge du Vatican, Gianluigi Marrone, et examen du service médical, son placement d'office «dans une structure spécialisée protégée» a été décidé, a précisé le père Lombardi.
Depuis l'attentat commis à une occasion similaire par le Turc Mehmet Ali Agca contre Jean-Paul II, les pèlerins qui veulent assister à l'audience générale doivent passer à travers des portiques de sécurité détecteurs de métaux.
Un homme armé ne peut donc pas en principe accéder à la place, mais aucune mesure de sécurité ne peut empêcher le geste d'un déséquilibré comme celui d'hier, fait-on valoir au Vatican.
C'est la première fois qu'un tel incident survient depuis le début du pontificat de Benoît XVI le 19 avril 2005.
Il rappelle les circonstances du grave attentat dont a été victime son prédécesseur, Jean-Paul II, le 13 mai 1981.
Ce jour-là, le pape polonais se trouvait également à bord d'une voiture découverte place Saint-Pierre pour son audience générale quand l'ex-militant d'extrême droite avait tiré, de la foule, dans sa direction, le blessant grièvement.
Des incidents mineurs pas toujours connus du grand public ont émaillé le pontificat de Jean-Paul II: ainsi, le 25 janvier 1989 un jeune Anglais de 23 ans, Joseph McGovern, avait tenté de s'approcher du pape en clamant être «le fils de Dieu». Maîtrisé par les services de sécurité, il avait été expulsé le lendemain en direction de Londres.
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