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Nicolas Sarkozy ou l'impérieuse nécessité de gouverner

Le nouveau chef de l'État français est un méthodique qui attend son heure, quitte à forcer son destin

7 mai 2007  Europe
Nicolas Sarkozy, peu de temps après avoir déposé son bulletin dans l’urne à Neuilly-sur-Seine, près de Paris.
Photo : Agence Reuters
Nicolas Sarkozy, peu de temps après avoir déposé son bulletin dans l’urne à Neuilly-sur-Seine, près de Paris.
Sale temps pour Jacques Chirac. Ce 31 mai 2005, les ennuis continuent. Deux jours auparavant, le président de la République a perdu la référendum sur la Constitution européenne, qu'il a choisi de faire ratifier par les Français. Le non l'a emporté. Et ce mardi 31 mai au soir, donc, il doit aller à la télévision faire allégeance à son pire ennemi politique, Nicolas Sarkozy. Avant même l'annonce officielle de la composition du nouveau gouvernement de Dominique de Villepin, le chef de l'État a été sommé d'aller à Canossa: «Dans un esprit de rassemblement, j'ai demandé à Nicolas Sarkozy de rejoindre le gouvernement comme ministre d'État, ce qu'il a accepté.» Quelques mois auparavant, Chirac ne voulait pas entendre parler d'un ministre qui cumulerait un portefeuille ministériel avec la présidence de l'UMP. Cette fois, Sarkozy peut tout faire. Même garder, de surcroît, la présidence du Conseil général des Hauts-de-Seine.
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