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Où va la France?

«L'enjeu de cette élection, c'est l'adaptation de la France au monde du XXIe siècle»

Christian Rioux   5 mai 2007  Europe
Photo : Jacques Nadeau
Paris — Dimanche soir à 20h, lorsque les premiers résultats annonceront le gagnant du second tour de l'élection présidentielle française, de nombreux observateurs auront les yeux tournés dans une autre direction que celle des quartiers généraux des deux candidats. Ils laisseront à d'autres les célébrations sur les Champs-Élysées pour regarder du côté de Clichy-sous-Bois, de Bobigny et de Vaulx-en-Velin.

«Je crains que dès dimanche soir, il puisse y avoir des manifestations dans les banlieues, dit l'économiste Élie Cohen. Si Sarkozy gagne, il risque d'y avoir des violences. Et même la célébration d'une éventuelle victoire de Ségolène Royal pourrait conduire à des dérapages. Chose certaine, il y a de la matière inflammable à nos portes.»

Les médias français ont été discrets sur le sujet, mais on a vu jusqu'à quelques dizaines de voitures brûler dans certaines banlieues parisiennes le soir du premier tour. Et cela, même si la campagne présidentielle qui s'est achevée hier aura été menée sous le drapeau du «changement». Elle a mis en lumière un pays en crise, déchiré par un chômage massif et un débat explosif sur l'immigration. Il se pourrait que l'exceptionnelle participation de 84 % au premier tour ne soit pas tant l'expression de la santé démocratique de la France que de l'état d'inquiétude grave dans lequel sa population est plongée.

«Cette campagne est placée sous le signe du changement», explique l'économiste Nicolas Baverez, auteur de La France qui tombe (Perrin), qui a inspiré toutes les réflexions de la droite française sur le déclin de la France. «Le problème historique qu'elle a à trancher, c'est l'adaptation de la France au monde du XXIe siècle, de l'après-guerre froide et de la mondialisation, qui a démarré en 1989 et auquel elle n'avait jusqu'à présent pas encore décidé de s'adapter. Le changement, c'est aussi la fin du post-gaullisme avec le départ de Jacques Chirac et l'arrivée d'une nouvelle génération de dirigeants.»

Une enquête du quotidien Le Monde réalisée par la SOFRES entre les deux tours montre que si le favori des sondages, Nicolas Sarkozy, devait l'emporter demain, c'est justement parce qu'il est arrivé à incarner le mieux le «changement». 63 % des Français associent le candidat de l'UMP au «changement» alors que seulement 27 % des électeurs pensent que l'élection de la candidate socialiste Ségolène Royal entraînera la mise en oeuvre rapide de réformes.

Mais à quels changements faut-il s'attendre au lendemain du 6 mai? C'est là-dessus que les experts ne s'entendent pas.

Nicolas Baverez, qui s'est publiquement engagé en faveur de Nicolas Sarkozy, reconnaît qu'à la base, on trouve de nombreux points communs entre les programmes des deux candidats. Qui que soit le gagnant, la France ira dans la direction d'une certaine libéralisation du marché du travail. «Les deux candidats soutiennent l'autonomie des universités, l'encouragement de la PME et le réinvestissement dans la recherche. Il est vrai que Ségolène Royal s'est intéressée au travail, mais la généralisation des 35 heures irait à l'opposé de ce qu'il faut. Les deux parlent de la dette. La différence, c'est que Nicolas Sarkozy a pu aller jusqu'au bout de sa démarche. Quand on examine l'ensemble, on voit qu'il y a eu une évolution des mentalités en France sur l'économie.»

Alors, pourquoi a-t-on assisté en fin de campagne au retour en force de thèmes comme la critique de l'euro fort, de l'immigration et de l'Europe? La direction que prendront les réformes après le 6 mai n'est pas du tout évidente, selon Élie Cohen, si on se fie à l'évolution de la campagne de Nicolas Sarkozy. Celui-ci est passé d'un discours franchement libéral il y a un an à un discours nettement interventionniste aujourd'hui. Aux «emplois jeunes» défendus par Ségolène Royal, qui ne font que reprendre les vieilles recettes du travail subventionné, il oppose ce qu'on pourrait appeler les «emplois vieux», en finançant massivement les heures supplémentaires des travailleurs qui ont déjà un travail par des réductions d'impôt.

«Cette campagne a commencé avec deux stratégies très contrastées au début, avec des réformes libérales du côté de Nicolas Sarkozy et la volonté de rompre avec ce qu'il considérait comme un modèle économique et social en crise. Mais on est passé progressivement d'un discours de rupture à un discours conservateur et interventionniste. À l'arrivée, vous avez des deux côtés un discours qui se ressemble. Ségolène Royal propose une forme de redistribution classique, et Sarkozy, des mesures fiscales conservatrices.»

Nicolas Sarkozy a compris qu'il ne pouvait pas se faire élire sur le programme qu'il défendait il y a un an et demi, croit Cohen. Le dernier qui l'avait tenté se nommait Alain Madelin et n'avait fait que 3 % à la dernière présidentielle. Au cours des 12 derniers mois, Sarkozy a donc étudié l'opinion publique française et vu que le pays demandait aussi et surtout de la protection.

«Les yeux rivés sur les sondages, il a progressivement gauchi son discours jusqu'à la fin, où il s'est mis à faire l'éloge du monde du travail et à dénoncer les patrons voyous qui font des délocalisations, dit Cohen. Il n'a pas fait la pédagogie de la mondialisation, la pédagogie de l'insertion de la France en Europe. Après cette campagne, on voit la confirmation de tous les stéréotypes sur la mondialisation. Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal ont offert aux Français le discours qu'ils voulaient entendre: un discours de protection.»

La protection, cela rappelle à plusieurs le thème de la «fracture sociale» avec lequel Jacques Chirac avait remporté la présidentielle en 1995.

Ce n'est évidemment pas l'opinion de Nicolas Baverez. Selon lui, les deux camps ne seront plus jamais les mêmes après cette élection.

«Si Nicolas Sarkozy est au pouvoir, sa politique sera profondément différente de ce que fut celle de Jacques Chirac, dit-il. Du côté de la gauche, si Ségolène Royal doit arriver au pouvoir, elle le fera sur la base d'une ouverture au centre et à des idées qui n'étaient pas celles du Parti socialiste jusqu'à maintenant. Si elle reste dans l'opposition, le parti devra de toute manière moderniser sa doctrine, ses alliances et sa manière d'exercer le leadership.»

Pour la plupart des observateurs, les socialistes français sont sur le point de rejoindre les autres grands partis de gauche européens et d'achever leur conversion à la social-démocratie. La stratégie d'union de la gauche est morte, car il n'y a plus rien à gauche du Parti socialiste. Celui-ci est obligé de discuter d'une forme d'alliance avec le centre. Si Ségolène Royal perd avec un résultat honorable, elle sera bien placée pour prendre la tête de l'opposition, même si le centriste François Bayrou lui contestera ce rôle. Si elle est battue à plate couture, celui-ci pourrait provoquer un éclatement du PS au profit du nouveau parti républicain dont il a annoncé la création.

Élie Cohen ne croit pas à l'émergence d'une troisième force au centre. «Nous avons une camisole de force institutionnelle: le scrutin uninominal à deux tours. Une fois les mouvements d'humeur passés, la dynamique bipartisane reprend ses droits.» Il s'attend donc à une cuisante défaite de François Bayrou aux élections législatives de juin.

Puisqu'il n'a presque pas défendu de mesures libérales dans cette campagne, il semble évident pour Élie Cohen que Nicolas Sarkozy a des visées plus ou moins occultes. Comment pourra-t-il les mettre en oeuvre?

Selon l'économiste, tout se jouera au cours de la première année. «Je crois que l'esprit public est mûr pour des changements. Autant les Français ne veulent pas qu'on touche aux retraites, autant ils sentent bien que le système ne peut pas rester comme ça. Il y a à la fois un sens de la nécessité et une crainte des effets.»

Depuis quelques semaines, le candidat de l'UMP annonce qu'il mettra son programme en oeuvre dans les 100 premiers jours. La tradition bonapartiste qui imprègne le parti et son président laisse penser à un passage en force dès le début du nouveau mandat. Une des mesures phares de Nicolas Sarkozy semble être l'établissement d'un service minimum dans les transports en commun en cas de grève. Il a annoncé que, sitôt élu, il proposerait aux patrons et aux syndicats d'en discuter. S'ils ne s'entendent pas, il légiférera dès septembre prochain. Les sondages montrent que 70 % des Français sont prêts à une remise en cause du droit de grève dans les transports publics.

«Il y a de bonnes chances qu'il aille droit à l'affrontement, croit Élie Cohen. Je ne vois pas du tout les syndicats accepter ça. Dès lors, il y a deux scénarios possibles. Dans le premier, il cherche l'affrontement. S'il gagne, il aura cassé les syndicats comme l'avaient fait Margaret Thatcher avec les mineurs et Ronald Reagan avec les contrôleurs aériens. S'il échoue, il deviendra aussitôt un "Chirac bis", celui de l'immobilisme. Selon un autre scénario, il pourrait aussi faire des compromis sous la table. Sarkozy est tout de même un pragmatique. Ses conseillers ont tendance à lui proposer de racheter les droits et les rentes au lieu de pratiquer la confrontation.»

Avec le plein emploi, la «maîtrise de l'immigration» est le second engagement fondamental du candidat de l'UMP. «Face à un électorat inquiet, ce thème est très populaire, dit Cohen. La France n'a jamais eu de débat raisonnable comme les Espagnols et les Italiens, qui ont régularisé massivement, pour le plus grand bien de la croissance d'ailleurs. Ici, ce débat n'est même pas envisageable. Même Ségolène Royal a dû concéder à Sarkozy qu'elle ne fera pas de régularisation massive.»

Selon Cohen, cette promesse de maîtriser l'immigration restera lettre morte, car elle est intenable. Depuis des années, la France tente de limiter à

50 000 le nombre annuel d'immigrants qui entrent sur son territoire. Elle en accueille malgré tout au moins le double chaque année. Quels que soient les discours, le résultat est le même. «La France est un des seuls pays développés à avoir cette peur panique de l'immigration, des délocalisations et de la mondialisation, dit Cohen. La combinaison de ces facteurs permet de comprendre pourquoi Sarkozy joue en orfèvre de cette frilosité.»

Ce fut probablement la grande réussite de la campagne de Ségolène Royal que de s'engager à l'égard des banlieues et d'y susciter une vaste mobilisation, renchérit Cohen. «La priorité absolue du prochain gouvernement devrait être de traiter la bombe des banlieues qui, avec son mélange de chômage, de concentration ethnique, d'économie souterraine et de violence larvée, peut exploser à tout moment. Or l'attitude répressive n'arrange rien au fait que nous avons, aux marges des centres urbains, des concentrations qui peuvent à tout moment prendre feu.»

C'est ce qu'on pourrait même voir dès dimanche.

Correspondant du Devoir à Paris
 
 
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  • Hentsch Frédéric
    Inscrit
    samedi 5 mai 2007 03h36
    Explosion sociale de la France ?
    Je suis français et je confirme que votre article voit juste.

    Ce ne sont ni les programmes ni les choix économiques qui sont en question. Tout cela, ce n'est que de la technique, de l'outillage. Or les outils, c'est fait pour servir, non pour asservir.

    Pour exemple, la question des 35 heures hebdomadaires est un faux problème.
    Dans une société ou le salarié serait à égalité de négociation avec son employeur (c'est à dire une société à chômage faible) et qui se sentirait en confiance, la question du temps de travail serait anecdotique. Si j'aime mon travail, en harmonie avec les autres, travailler plus, librement, ne pose aucun problème.
    En revanche, dans une société tendue, en inquiétude permanente de l'emploi, autorisant mécaniquement les patrons eux-mêmes inquiet, à exercer des pressions sur les employés pour maintenir leur niveau d'activité, même un temps de travail inférieur à 35h devient insupportable pour tous.

    Non, le gros problème, c'est la question du lien social. Et là, on est très mal parti...

    La vision de Sarkosy est une vision autoritaire et verticale, par la sanction et le renoncement à soi (le retour sur les fameux « avantages » acquis, qui ne sont eux aussi que détails dans une société apaisée), incompatible avec une réconciliation de la société dans son ensemble.

    Elie Cohen a raison de dire qu'il y a risque d'explosion sociale. Ceci parce que ceux-là mêmes qui auront élu Sarkosy sur son programme, pensant faire le choix de la « raison, » de « l'objectivité, » du « sérieux des propositions, » ou des « valeurs, » ne supporteront pas l'accroissement des tensions induites, non par le programme lui-même, mais par la méthode d'application. Ce seront donc ses électeurs qui seront les premiers à souffrir et à se révolter.

    Royal aurait-elle pu faire mieux ? C'est probable, même avec un programme assez imprécis, flou et parfois plutôt relatif, jusqu'à ressembler à celui de son adversaire. Ceci parce que la question technique des programmes est infiniment moins importante que celle de la cohésion sociale, très rudement mis à mal depuis maintenant plus de trente ans, par un libéralisme mondial mal régulé, mais aussi par les contraintes technocratiques d'une Europe qui peine à trouver, elle aussi, sa cohérence.

    Pour terminer, je dirai que cette question, pourtant si cruciale du libéralisme économique, est elle aussi un problème mal posé. La véritable question, c'est sa régulation. Si les pays anglo-saxon (dont le Canada) semblent s'en tirer mieux, ce n'est pas parce qu'ils sont plus en « libres » ou plus « matures, » en phase avec la « réalité économique. » C'est parce que, sociologiquement, il leur est plus facile de trouver des systèmes de régulations internes en protection (ou non...) des plus faibles. Or, la sociologie française est très différente. Elle ne vit pas la mondialisation (la « globalisation, » comme vous dites chez vous) comme une adaptation nécessaire, mais comme une violence destructrice du tissu social.

    Une destruction malheureusement bien réelle et non seulement fantasmée.

    Pauvre France...

    Cordialement,

  • Guy Archambault
    Abonné
    samedi 5 mai 2007 03h49
    En politique, on ne peut éviter la langue de bois
    Bonjour !

    Vos chroniques sur la campagne française m'ont permis de comprendre que les principaux enjeux ne peuvent pas être abordés de front dans les discours des chefs et de ceux de leurs lieutenants ni dans leurs publicités. Tous doivent constamment louvoyer dans l'imaginaire frileux des différents groupes d'électeurs qui ne veulent pas entendre de vérités à la Cassandre. C'est pour moi, là, une contrainte qui implique la nécessaire langue de bois des politiques et des politiciens, car dire la vérité en politique c'est, pour les chefs politiques, jouer l'avenir de sa carrière à la roulette russe. La politique ne peut échapper aux lois qu'imposent l'imaginaire collectif et la soif du public d'entendre ce qu'il désire ou veut bien entendre.

    Par ailleurs, comment, malgré tout, ne pas admirer la beauté du débat télévisé tenu entre Royal et Sarkosi. Remémorez-vous les deux derniers débats tenus ici, au provincial et au fédéral ; vous vous apercevrez combien le théâtre politique français est d'une qualité sans commune mesure avec celui du Québec ou celui de Canada. Chanceux que vous êtes d'être aux premières loges ! Merci de nous aider à mieux apprécier les drames qui se jouent sur scène et en coulisse ! La campagne politique française est un " réality-show " de grande qualité.

    Guy Archambault

  • Françoise Cécilia
    Abonnée
    samedi 5 mai 2007 06h04
    Où va la France ?
    Est ce qu'on ne pourrait pas être positif pour une fois ?
    espérer que tout ira bien ? ne pas mettre de l'huile sur le feu ? . Tous les problèmes que nous avons dans les banlieues existent dans les banlieues de tous les Pays : en Angleterre, au Canada, aux Etats Unis, en Allemagne ( de l'Ouest et encore plus de l'Est) et je trouve que la France ne se débrouille pas mal concernant l' intégration. On verra les résultats de tout cela dans 20 ans. fb.cecilia@wanadoo.fr

  • cottier chris
    Inscrit
    samedi 5 mai 2007 07h04
    Les banlieues n'imposeront plus la pensee unique socialiste.
    En ce qui concerne les banlieues, ca petera un jour de toute facon alors il vaut mieux que ce soit maintenant...on a deja tout essayé...jusqu'a fermer les yeux sur toute la misere et la violence en esperant que ca passe, facon socialiste...non...je croit qu'on a atteint le point de non retour et il est temps que la france fasse une fois pour toute son examen de conscience si elle veut faire face au monde de maniere efficace...et avec dignité.

    Et pour moi seul sarko a l'energie necessaire pour mener cette mission a bien..

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 5 mai 2007 08h45
    "la France tente de limiter à 50 000 le nombre annuel d'immigrants "
    Avec 8 fois moins d'habitants, le Québec a reçu l'an dernier 48,000 immigrants. Le Québec compte maintenant plus d'immigrants (12%) que les États-Unis d'Amérique (11,7%). Plus d'immigrants que dans 38 États américains.

    Gangs de rue, accommodements déraisonnables, paupérisation de quartiers entiers de la métropole (St-Michel, Cote-des-Neiges, Parc-Extension), qui suit le bon modèle? La France de Sarko ou le Québec de Charest?

  • Henri-Grégoire MIRALE
    Inscrit
    samedi 5 mai 2007 08h52
    Ou va la France
    Mr.Elie Cohen , bien qu'étant un économiste reconnu , n'est pas loin s'en faut un politologue avisé tant il est partial. Par conséquent son analyse de la situation est archi fausse.

  • CIVETTA 65
    Inscrit
    samedi 5 mai 2007 11h04
    Ben oui!!
    Votre correspondant a bien analysé les réactions de la population de mon pays. Il est certain que si les médias français avaient annoncé cette "information", de nombreux votes centristes ou même de gauche partiraient chez Sarko, sans états d'âme... Ce qui aurait pu provoquer une véritable déroute de Ségolène et du PS. Si ces incidents se reproduisent demain soir, les législatives risquent d'être "chaudes" aussi. .

  • Mme Mirea Mariana
    Inscrite
    samedi 5 mai 2007 12h35
    Donnons une chance à la France!
    Bonjour,
    Je félicite l'auteur de cette belle photo inspirante qui accompagne le texte ci-dessus. Elle me fait penser en ce jour de fébrilité pour le peuple français que toutes les Françaises en particulier cette fois-ci pourraient rêver à vêtir la belle et unique ''robe'' du tricolore français et s'asseoir sur le fauteuil des honneurs qui vont avec la lourde tâche de représenter les intêrets de tous les Français, enfants, femmes, hommes de tous les milieux et les couches de la société, à l'intérieur et à l'extérieur de ses frontières dans le respect des valeurs fondamentales que la Révolution française leur a laissé en héritage à travers les générations pour le triomphe de la renommée de cette nation.

    QUE LA(LE) MEILLEUR(E) GAGNE|


    BONNE CHANCE À TOUS ET TOUTES|

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    samedi 5 mai 2007 13h23
    Immigration
    L'immigration et le mixage des races et des ethnies sont de bonnes choses en soi. Un jour, les Terriens seront tous bruns i.e. un mélange de noirs, de blancs et de jaunes, ce qui sera bon, à mon avis. Mais la Conscience humaine n'est pas assez élevée pour absorber ce changement. Elle le devra, car il en va de la survie de l'humanité. En fait, on va revenir à l'origine de la présence humaine sur la Terre.

    Sauf, qu'il y a des dangers actuels: La Françe, qui compte 62 millions d'habitants accueille 100 000 immigrants par année, même si la loi prévoit que seulement 50 000 immigrants peuvent être admis (problablement une question d'intégration à gérer; et ils ont de graves problèmes d'intégration.

    Le Québec, qui compte 7 millions d'habitants, accueille 40 000 immigrants par année. C'est louable en soi, mais il n'a pas la capacité de les intégrer. France: 62 millions d'habitants et 100 000 immigrants; Québec: 7 millions d'habitants et 50 000 immigrants. Compte tenu que la capacité d'intégration est somme toute limitée,le Québec se prépare à de troubles sérieux ( parce que la Conscience humaine n'est pas assez élevée), car il accepte trop d'immigrants par rapport à sa capacité d'intégration.

    Le Québec se prépare à dews lendemains qui déchantent. Si la France a de graves problèmes avec 100 000 immigrants par année et qu'ele compte 62 millions d'habitants, qu'arrivera t'il au Québec qui en accueile 50 0000 alors que sa population n'est que de 7 millions. Ca explique en partie la montée de l'ADQ.

  • David Gibeault
    Abonné
    samedi 5 mai 2007 14h05
    Un Franco-canadien vote demain
    Demain, je vote. J'ai voté pour François Bayrou au 1er tour. Je voterai pour Nicolas Sarkozy au second. Il a, en effet, la volonté de réformer cette vieille Dame qu'est la France, pays encore hiérachisé,bureaucratique et conservateur. Il y a un vent de changement, et les attentes sont immenses. Je voterai toutefois avec une certaine crainte, la crainte de l'inconnu.

  • Christian Tallon
    Inscrit
    samedi 5 mai 2007 14h58
    L'esprit des lois
    Une démocratie est un système politique dans lequel les pouvoirs executif, législatif et judiciaires (maintenant médiatique) sont séparés.

    "Un pays dans lequel il n'y a pas de séparation des pouvoirs n'a pas de constitution".

    Les droits inaliénables de l'Homme (de la personne) sont la liberté, la sureté, la propriété et LA RESISTANCE A L'OPPRESSION.

    La loi ne peut prévoir que des peines strictement et évidemment nécessaires.

    La France est classée 34 ème quant à la liberté de la presse entièrement à la botte de Napoléon le Nabot à une échelle presque jamais vue.

    Si les libertés fondamentales des français étaient remises en cause par un dictateur, il serait légitime pour ceux-ci de s'en prendre au pouvoir qui les aurait reniées. On en est pas encore là.

    Il faudrait un rapport du conseil de l'Europe ou d'un organisme international indépendant pour délier les français de l'obligation d'obéir aux injonctions d'un pouvoir devenu illégitime.

    La démocratie ne se définit pas par l'élection (beaucoup de gouvernements totalitaires ont des élections) mais par la séparation des pouvoirs et leur équilibre.

    Diderot est plus que jamais d'actualité !

  • Pierre François Gagnon
    Inscrit
    samedi 5 mai 2007 15h08
    Alerte au sarcome de Sarkozy !
    Français, Françaises, cachez ce Sarcome de Sarkozy que je ne saurais voir défigurer la France.

    Les Français ont peur, ma foi, ils ont décidé d'élire un pitbull ancien ministre de l'intérieur, chargé de la police.

    Pire encore, le modèle de société à l'américaine dont s'inspire ce connard n'est pas exportable en France.

    C'est un désastre social aux États-Unis, tandis qu'au Canada, nous avons bien du mal à résister au chant de ces sirènes noires de l'ultradroitisme plus ou moins mal masqué. Harper, le premier ministre canadien venu de l'Ouest, est pourtant un libertarien notoire.

    Si seulement les gens avaient assez de culture politique pour savoir de quelle souche idéologique ils carburent tous, Bush, Harper, et ce Sarcome de Sarkozy!

    Éditions P.F. Gagnon
    Diffusion : www.editel.com

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 5 mai 2007 18h51
    LA DROITE DE LA GAUCHE SE TROUVE AU CENTRE
    La droite française ne peut plus réduire notablement le filet social du pays quand elle est au pouvoir à cause du principe des acquis.

    M. François Gagnon, qui se demand bien pourquoi les électeurs votent à droite, m'a bien fait rire avec son sarcome de sarkosy qui égalerait une grave maladie française à confirmer dimanche.

    Réponse : Les électeurs votent à droite quand ils pensent que la gauche a créé trop de dettes au pays. L'intelligence de groupe joue alors aux élections jusqu'à ce que le pays puisse se permettre une autre aventure à gauche.

  • Pierre Castonguay
    Inscrit
    dimanche 6 mai 2007 09h29
    Une certaine crainte pour la santé française.
    Aux québécois je dis : Je crains que Sarkozy ne soit un nouveau sarcome qui confère à la France une bien mauvaise mine.

    Aux français je dis : Sarkozy est un nouveau sarcome qui va donner à la République une bien sale gueule.

    Pierre Castonguay

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    dimanche 6 mai 2007 11h30
    Ségolène la féministe
    Les médias ont fait grand cas durant cette campagne de la personnalité abrasive de Nicolas Sarkozy: "Bonaparte", "Iznogoud", bien des comparaison peu flatteuses y sont passées; et il est évident que l'homme n'est pas sans défauts. Cependant, à l'issue du débat télévisé de mercredi dernier ou elle n'a cessé de rudoyer son homologue, et suite à ses appels à la rue en cas de victoire (prévisible) de Sarkozy, certains ont commencé à se demander si ce n'était pas Ségolène Royal la violente et l'intolérante, plutôt que son bouillant adversaire: Marie Tudor perçait sous Bécassine

    Ségolène a du culôt, on peut lui accorder ça. On a aussi compris que ce n'était pas, à proprement parler, une socialiste, mais plutôt une fille de la bourgeoisie traditionaliste avec un compte régler vis à vis d'un père autoritaire, qui a utilisé le PS comme cheval de Troie vers le pouvoir (mauvais cheval malheureusement), et a donné suffisamment d'indices lors de ses mandats ministériels pour mettre la puce à l'oreille des vrais démocrates. C'est pas pour rien qu'elle a l'air possédée, elle a la force intérieure des sociopathes: ne vous méprenez pas sur la violence qui sommeille derrière ces beaux yeux là. Et sans occulter l'aspect controversé du palmarès de Sarkozy au ministère de l'Intérieur, celui de Ségolène n'est pas sans ombres non plus.

    Ségolène n'hésite pas à utiliser le communautarisme féministe lorsqu'elle est à cours d'arguments politiques. Elle représente un danger bien réel pour ceux qui ont été témoins des excès qu'induisent ce genre d'idéologie: en France, entre 1997 et 2000, la liste des citoyens faussement accusés s'est considérablement allongée grâce à elle , qui a fait envoyer des centaines de professeurs innocents en prison (73% de fausses accusations selon la mutuelle enseignante Autonome de solidarité). Pour reprendre les propos d'Eric Besson, "c'est une démagogue qui «joue de la victimisation, instrumentalise le féminisme, les souffrances des femmes et celles des exclus pour asseoir son pouvoir». Ses techniques de communication «sirupeuses masquent un pouvoir personnel sans contrôle aucun, qui annonce le pire si jamais elle l'emporte».

    Dans ses propositions, elle veut faire passer loi une loi plus dure sur les violences conjugales, alors qu'il n'existe pas de vide juridique à ce sujet et qu'une application plus stricte des lois existantes serait tout à fait envisageable. Elle veut que "les plaintes de femmes soient mieux prises en compte", ce qui en clair signifie 1) un renversement du fardeau de la preuve pour les hommes accusés, et 2) la quasi-impossibilité pour un homme d'obtenir la protection de la justice quand c'est lui, la victime de violence conjugale. Tout ça, pour faire plaisir au même lobby fémino-marxiste qui propage en France, depuis quelques années, ces statistiques nucléaires et totalement bidons sur la violence conjugale (exactement les mêmes qu'au Québec en passant, comme c'est étrange), que personne ne se donne la peine d'analyser pour en démontrer l'absurdité (voir ENVEFF).

    Le projet de Royal ne concerne en effet que les femmes victimes, et nie implicitement que des hommes puisse également l'être, relayant ainsi le discours le plus doctrinaire du féminisme radical (homme bourreau, femme victime), et imitant en celà la sinistre Politique d'intervention en matière de violence conjuguale du Québec, bréviaire obligé de tout magistrat qui veut rester en bon termes avec la hiérachie, et qui a pourtant fait l'object d'une plainte officielle auprès des Nations Unies. Electoralisme oblige: comme toutes les femmes vont être pour, et que la moitié des hommes seront assez couillons pour gober ces sornettes (en particulier les juges dûment "brainwashés"), c'est du billard.

    Elle veut aussi créer un délit de "violence psychologique", mais là encore les juges seront "coachés" pour "apprécier" différemment la "crédibilité" des femmes et des hommes plaignants: ça s'appelle "l'Analyse Différenciée selon le Sexe" (ADS), et c'est une vaste fumisterie... subventionnée par les contribuables.

    Si la dogmatique Madame Royal était devenue présidente, la misandrie sociale et judiciaire aurait en de beaux jours devant elle, et les hommes de France auraient passé une sale décennie: des milliers de vies, de carrières, de familles ruinées par l'inquisition sexiste.

    Je pense qu'on l'aura échappé belle: une femme présidente, anytime; une féministe bornée, le Ciel nous en préserve.

    Référence:
    L'école du soupçon, de Marie-Monique Robin, Ed. La
    Découverte

  • Olivier Mauder
    Inscrit
    dimanche 6 mai 2007 15h48
    Des réformes qui se font déjà ici
    La France veut se moderniser et se relancer. Le Canada et le
    Québec l'ont déjà en partie fait.

    L'immigration choisie ? ça se fait déjà ici (et ça n'empêche pas, en plus, qu'il y ait des problèmes d'intégration)
    Le service minimum en cas de grève ? ça se fait déjà ici
    Le remboursement de la dette ? ça se fait déjà ici depuis le milieu des années 90
    Le contrat de travail simplifié ? ça se fait déjà ici et c'est même pire ici.

    Et on pourrait multiplier les exemples.

    Les Québécois et les Canadiens vivent bien avec ça. La preuve, ils ont voté Charest avec comme pilier Dumont et au fédéral, pour Harper. Vous ne vous souvenez pas ?

    Pour ce qui est du vote pour une femme, le Canada et le Québec sont des contrées progressistes et pourtant ils n'ont pas de femme à leur tête. Donc l'important, c'est d'avoir un chef compétent, peu importe que ce soit un homme ou une femme.

    Vive la démocratie.

  • Olivier Mauder
    Inscrit
    dimanche 6 mai 2007 16h12
    Différences entre le Québec et la France ?
    A propos d'immigration, il y a peut-être beaucoup de nouveaux français de gauche qui vont choisir dedébarquer à Dorval dès demain pour vivre et immigrer au Québec, la terre de tous les progressistes de l'univers. Ils vont pouvoir vérifier que le Québec et le Canada se portent bien et qu'ils n'appliquent pas les idées démagogiques de Ségolène royal et de la gauche la plus archaïque d'Europe. Ici, par exemple, au Québec et au Canada, voilà ce que l'on trouve : pas de 35 heures, des licenciements sur le champ, pas de plans sociaux dans les entreprises, pas de régularisation massive (ni minime,même, d'ailleurs) de sans papiers, un remboursement de la dette, etc. Même les propositions de Sarkozy sont plus "socialistes" que ça (il conserve par exemple les 35 heures, il a un programme plus écologique que ce qui existe ici, il ne propose pas de contrat de travail comme en Amérique du nord, c'est-à-dire la plupart du temps pas de contrat, etc).

    Pour les Québécois qui nous lisent, il faut quand même savoir que le modèle français ne tenait plus. Il va pouvoir y avoir maintenant des réformes importantes et des changements qui sont déjà appliqués un peu partout (Canada, Québec, Angleterre, Allemagne, etc).

    Je suis fier d'être français ce soir, fier d'être un français qui vit au Québec et qui n'aura plus honte de l'exception française.

  • Thomas David Shewan
    Inscrit
    dimanche 6 mai 2007 21h48
    Rien à voir avec le Québec
    À Pierre-Yves Pau
    Utiliser le titre d'un livre sur les dérapages de la chasse aux pédophiles pour valider vos positions sur Ségolène (en insultant au passage les femmes françaises, qui contrairement à ce que vous insinuez, ne votent pas comme des moutons) voilà qui est intellectuellement assez malhonnête. Quant à vos commentaires pisse-vinaigre sur les politiques québécoises, elles n'ont strictement rien à voir avec votre problème: je ne pourrais assez vous suggérer de laisser la psychanalyse de madame Royal à des instances qualifiées, et voir plutôt à votre cas.

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    lundi 7 mai 2007 08h37
    @Thomas David Shewan
    Malhonnête ou pas, je constate que vous ne réfutez pas les faits dont j'ai fait état. Et puisque vous musardez dans la psychanalyse, je crois que votre pathologie porte un nom: le syndrome de Stockholm.

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