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Débat musclé pour la présidence

Ségolène Royal dénonce l'immoralité politique de Sarkozy

Christian Rioux   3 mai 2007  Europe
Photo : Agence France-Presse
Paris — À quatre jours du scrutin, le débat télévisé de la présidentielle française a donné lieu à de très vifs affrontements. La candidate socialiste Ségolène Royal a été particulièrement agressive, et parfois même virulente, marquant plusieurs points, notamment sur la moralité de la vie politique. Gardant malgré tout son sang-froid, le candidat de la droite Nicolas Sarkozy s'est bien tiré d'affaire et a conservé généralement l'avantage sur les questions économiques.

«Je pense que l'on atteint le summum de l'immoralité politique [...]. Non, monsieur Sarkozy, on ne peut pas tout dire», a lancé Ségolène Royal après une heure de débat, lorsque celui-ci a abordé «la larme à l'oeil», dit-elle, la question de l'intégration des enfants handicapés à l'école. Alors que le candidat proposait un «droit opposable» à l'école des enfants handicapés, la candidate a accusé son gouvernement d'avoir supprimé les aides qu'elle avait elle-même créées à cette fin. «Laissez de côté vos tribunaux [...]. Non, monsieur Sarkozy, tout n'est pas possible.»

«Je ne sais pas pourquoi madame Royal a perdu ses nerfs», a répliqué le candidat, visiblement poussé dans ses retranchements. La réplique ne s'est pas fait attendre: «Je ne perds pas mes nerfs, je suis en colère, il y a des colères très saines, a-t-elle ajouté. [...] Ce qui nous différencie, c'est une vision de la morale politique.»

Pendant deux heures et quarante minutes, les deux candidats assis face à face ont passé en revue les grandes questions économiques et politiques. Nettement moins figé que sa version québécoise, l'échange a duré quarante minutes de plus que prévu. La confrontation a mis en scène une Ségolène Royal en tailleur noir, souriante et droite sur sa chaise, face à un candidat qui se contenait visiblement, portant une cravate rayée et qui baissait souvent les yeux. Sitôt le débat terminé, les observateurs s'entendaient généralement pour dire que Ségolène Royal avait remporté le débat sur la conception de la présidence et les valeurs, et même déstabilisé son adversaire au milieu de l'échange, alors que Nicolas Sarkozy avait été nettement plus solide sur les réformes économiques et la relance de la croissance.

Aucun candidat n'a commis de faute majeure. Ni Nicolas Sarkozy, qui mène dans les sondages et pouvait se contenter d'un match nul. Ni Ségolène Royal, qui n'avait rien à perdre. Dès la fin du débat, les deux partis ont crié victoire chacun de leur côté. À quelques reprises, les candidats ont été déstabilisés. Nicolas Sarkozy a poussé Ségolène Royal dans ses retranchements sur le financement des retraites, dont elle n'a pu préciser les modalités. Celle-ci a pris son adversaire en défaut sur la question nucléaire, alors que l'ancien ministre ne semblait pas savoir que le prototype EPR était une centrale nucléaire de troisième génération et qu'un prototype semblable existait déjà en Finlande. «Vous avez dit une série d'erreurs, a dit la candidate, cinglante. Ça peut arriver, mais il faudra que vous révisiez.»

C'est un Nicolas Sarkozy très pondéré qui avait ouvert le bal en affirmant qu'on ne peut plus faire de la politique comme avant. «On ne peut plus promettre aux Français des droits virtuels, mais des droits réels.» Ségolène Royal a aussitôt attaqué en dressant un portrait de la France où les violences, la pauvreté et l'exclusion ont augmenté. «Vous estimez-vous responsable d'une partie du bilan du gouvernement actuel?»

Afin de déstabiliser son adversaire, la candidate a soulevé plusieurs cas concrets, comme celui d'une policière violée près d'un commissariat, à qui, dit-elle, il aurait fallu offrir une protection. Elle a aussi accusé Sarkozy de ne pas avoir ouvert le commissariat promis à Clichy-sous-Bois plus d'un an et demi après les célèbres émeutes de novembre 2005. La candidate a aussi accusé son adversaire de ne pas appliquer la Loi sur la construction des HLM dans la municipalité de Neuilly dont il est le maire. «Quand on est président de la République, on doit montrer l'exemple et appliquer la loi.»

Les candidats ont divergé d'opinion sur la diminution du nombre de fonctionnaires. «Qui peut considérer que, sur cinq millions de fonctionnaires, il n'y a pas moyen de réduire les effectifs?», a demandé Nicolas Sarkozy. Il a attaqué Ségolène Royal sur la semaine de travail de 35 heures qui a, dit-il, freiné la croissance et «détruit l'organisation de l'hôpital». Abordant la question de la délinquance sexuelle, «qui, vous en conviendrez avec moi, n'a rien de génétique», Ségolène Royal a ironisé sur les déclarations de son adversaire, qui avait attribué des causes génétiques à la pédophilie.

La candidate a été nettement plus imprécise sur la question de la dette, prenant simplement l'engagement de s'y attaquer dès que la croissance dépasserait 2,5 %. «Il y a un moyen pour relancer la croissance, c'est de respecter le travail, a déclaré Sarkozy. Pas un seul pays européen qui a presque le plein emploi n'a les 35 heures. [...] Je veux libérer la possibilité de travailler en France.» Selon la candidate, l'élimination des charges sur les heures supplémentaires coûtera cinq milliards d'euros.

Après le vif affrontement sur les handicapés, Nicolas Sarkozy a paru nettement moins serein. La candidate a marqué quelques points sur la démocratisation de l'État et la fin du cumul des mandats qui permet aux hommes politiques français d'être à la fois maires, députés, ministres et présidents de conseil général. «Vous n'êtes pas crédible dans la construction de l'État impartial», a-t-elle déclaré.

À cause du retard, les questions internationales ont tenu peu de place dans le débat. Les candidats se sont surtout affrontés sur l'admission de la Turquie dans l'Union européenne. Nicolas Sarkozy propose qu'elle ne soit pas admise et qu'on le dise immédiatement. Il a conclu en s'engageant à réaliser le plein emploi et à maîtriser l'immigration. Ségolène Royal a invité les électeurs à ne pas craindre d'élire une femme, comme l'ont fait les Allemands. À la fin du débat, les téléspectateurs ont découvert la poignée de main très furtive et même froide que se sont donnée les candidats.

La plupart des observateurs hésitaient hier à désigner un gagnant. Selon l'éditorialiste de L'Express Christophe Barbier, «il y a eu deux gagnants [...], chacun dans son domaine de compétence». La plupart des observateurs ont estimé qu'un débat sans dérapage majeur ne devrait guère modifier radicalement le vote de dimanche prochain.

Correspondant du Devoir à Paris
 
 
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  • carde 68
    Inscrit
    jeudi 3 mai 2007 00h07
    Le débat
    Segolene Royal, comme a son habitude, a su verser dans le pathetique et l'emotion. Nicolas Sarkozy est resté calme et a ete positif dans ses reponses . Royal dit " Je donnerai..." Sarko repond " Vous payez comment ? "
    Royal n'a aucune reponse des qu'il s'agit d'aborder les questions economiques de fond " Je consulterai les partenaires sociaux..." Sarkozy a un programme beaucoup plus precis. De meme pour la Turquie et l'International en general

  • Bernadette COUTURIER
    Inscrite
    jeudi 3 mai 2007 03h35
    Débat musclé pour la présidence : commentaire français
    Le commentaire de Christian Rioux est brillant, mais il omet des éléments importants à mes yeux au niveau international (le Darfour et l'Iran). Et avec son col mao la candidate française a osé ! Elle semble quand même en savoir plus sur le nucléaire que son comparse (mot que je choisis volontairement pour qualifier cet instant du débat). Si le candidat a essayé de déstabiliser son interlocutrice en parlant de son compagnon, celle-ci n'a pas eu la bassesse de lui retourner la question. C'est une femme certes mais avec une dignité qui donne à présager une main de fer dans un gant de velours. La question est de savoir si les français ouvriront les yeux à temps, et s'ils ne seront pas tentés de confondre force musclée et force tranquille. Personnellement j'approuve des colères saines qui montrent que l'on a à coeur de démontrer que l'on croit en ce que l'on fait, et que l'on est révolté quand la "succession" démolit le travail commencé. Ajoutons une expérience professionnelle personnelle qui m'induit à prendre position dans ce sens.
    Bernadette Couturier

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 3 mai 2007 05h51
    Ségolène Royal et Christine St-Pierre
    A la fin du débat, les modérateurs leur ont demandé ce qu'ils pensaient de leur adversaire. Bon joueur, Sarko a eu des mots gentils pour Ségolène Royal. Mais pas Ségo pour Sarko! Comme Christine St-Pierre sur le plateau de Tout le monde en parle avec Bernard Drainville.
    Pourquoi les femmes en politique sont-elles aussi mesquines???

  • Daniel Fortin
    Inscrit
    jeudi 3 mai 2007 06h44
    « Nous devrons revoir nos relations commerciales avec les pays qui ne respectent pas le protocole de Kyoto ». Nicolas Sarkozy
    Que l'on soit Sarkoziste ou pas, cette phrase tirée du débat pour la présidence française devrait nous faire réfléchir ici au Canada.

    Quand une majorité d'état reverrons les relations commerciales avec les pays qui ne respectent pas Kyoto, peut-être nous rendrons-nous compte, ici à quel point on a manqué le train international. Nous pourrons alors remercier MM Baird et Harper...

    Daniel Fortin
    Citoyen Vert au Saguenay

    couriel : daniel_fortin123@sympatico.ca
    blog : icidaniel02.blogspot.com

  • Gilles Delisle
    Abonné
    jeudi 3 mai 2007 07h19
    Quel débat!
    J'ai été agréablement comblé d'avoir écouter ce débat. Deux personnes qui connaissaient leurs dossiers et qui avaient des propositions intéressantes à faire. J'ai un immense respect pour Mme Royal, qui a déjà la stature de chef d'Etat.
    Il n'y a pas d'équivalent chez nous de politiciens d'envregure comme ceux-là. Quand j'entends les insipidités quotidiennes de nos politiciens, quelques soient leurs niveaux d'administration, je rêve de représentants semblables à ces deux français pour le peuple québécois!

  • Greta Greta
    Inscrite
    jeudi 3 mai 2007 07h41
    Bravo à Mr Sarkozy !
    Même si les 2 candidats ont fait une prestation trés bonne tous les 2, je pense que Mr Sarkozy connait mieux le dossier de la présidence que Mme Royal, qui ne semble connaître que les quelques dossiers qui l'intéresse. En répondant à une partie des questions de Mr Sarkozy qu'elle "verrait ce qu'elle fera une fois au pouvoir" elle n'a rien proposé de concret aux Français et au contraire les a mêlés. En outre, elle a voulu accuser Mr Sarkozy de manquer d'humansime, mais soyons sérieux, il n'en ait rien. Mr Sarkozy a sauvé des enfants pris en otage en 1993 par H.B, il a eu du sang froid. Finalement, même si il est vrai qu'aucun des 2 candidats ne sort gagnant, on a clairement vu la différence dans la capacité des 2 candidats à être président de la République. Et pourquoi veux-t-elle donner un avantage aux Femmes ? pour venger sa propre histoire ? on ne devient pas président de la France pour soi, mais pour les autres.

  • Normand Chaput
    Abonné
    jeudi 3 mai 2007 09h42
    je pense que la preuve est faite
    simultanement la france d abord et l amerique ensuite ont elu des cons monumentaux les bush chirac et consort. Et pourtant on a survecu. Je pense que l influence du politique sur la societe est surfaite.

  • Hélène Perras
    Inscrite
    jeudi 3 mai 2007 11h13
    l'élégance langagière et la confrontation politique
    Malgré les divergences ou la méconnaissane de quelques dossiers, chaque candidat a montré une habileté langagière de virtuose. N'étant pas Française, je ne saurais appuyer l'un ou l'autre. J'ai toutefois admiré comment la pensée se nourrit des ressources de la langue. Quel personnage politique d'ici pourrait nous offrir un tel régal de français ? Hélas ! Mesdames et messieurs, les Parlementaires, à vos livres de français avant d'ouvrir la bouche !

  • léon CHARLES
    Inscrit
    jeudi 3 mai 2007 11h21
    Rectification objective
    Bon pour l'article mais......Ségolène prétent que la France est pauvre c'est archi-faux il n'y a qu'à voir les supers marchés et les autoroutes pourtant très chères ,bondées au maximum ,quand à elle ,son salaire est de 45 000 Euros par mois son compagnon la même somme ,avec 4 enfants ils ne se sont pas marié pour payer moins d'impots , malgré tout ,ils payent l'impot sur les grandes fortunes ,tout en deumeurant dans dans un quartier de Paris très chic.( elle prétant défendre les pauvres ????)Pendant toute sa campagne le sourire ne la pas quitté,hier soir elle avait un regard méchant et agressif ,elle est allé jusqu'à l'insulte et même une crise de nerfs,il ne faut tout de même pas oublié ,si elle est élue qu'elle aura le pouvoir d'appuyer sur le bouton de la bombe Atomique.Et puis il ne faut pas oublié qu'elle vient d'un parti très dangereux ils ont du sang sur les mains (le sang contaminé),des cadavres ,( Mr. Béregovoy ancien ministre des finances de Mitterant trouvé suicidé ? de 3 balles de révolver) et (Mr. Charles HERNU ministre des armées de Mitterant mort dans un accident très bizare ? jamais élucidé )il y a eu aussi la disparition de 40 Millars d'euros sous Mitterant,(au Crédit Lyonnais)lorsque la police financière a voulu faire son enquête le Crédit-Lyonnais a brûlait la veille ,alors par pitié plus jamais ,jamais des socialistes aux pouvoirs en France.

  • Raphael Arsenault
    Inscrit
    jeudi 3 mai 2007 11h37
    Désigner un gagnant?
    Tellement d'énergie dépensée à essayer de trouver un gagnant dans un débat politique. Mais... un débat sain, c'est pas supposé être un débat dans lequel un parti s'en sort vaincu! Les deux partis sont vainqueurs dans un débat sain, surtout en politique, puisque ces gens là sont supposés travailler ensemble pour bâtir une meilleure société!
    Toute cette idée de vainqueur(E) et de vaincu(e) ne fait que diviser les gens qui vivent dans une même société...
    M'est d'avis que les médias ne devraient pas encourager cette division.

  • Olivier Mauder
    Inscrit
    jeudi 3 mai 2007 14h25
    Une confrontation à l'image de toute la campagne
    Le débat n'a pas permis de faire ressortir de réel gagnant et les électeurs vont certainement se retrouver selon leurs convictions dans les propos du candidat de leur choix.

    Cette confrontation télévisée reflète bien cependant la campagne à laquelle on a assisté. D'un côté, comme durant toute la campagne, on a retrouvé un Nicolas Sarkozy, calme, assuré et pragmatique qui explique bien la réalité aux français avec un programme clair; un Nicolas Sarkozy qui souhaite rassembler ; un Nicolas Sarkozy qui se pose en acteur du changement. De l'autre côté, on a retrouvé une Ségolène Royal qui a attaqué d'entrée de jeu son adversaire sans parler réellement de son programme; une Ségolène Royal «brouillonne» qui est vite déstabilisée sur certaines questions (nouvelle CSG ? 35 heures ? quelle politique énergétique ?) et avec des propositions qui demeurent floues en matière de réalisation et de financement (qui paiera les nombreuses promesses ?). Un exemple : lorsqu'on écoute Ségolène Royal, toutes les questions économiques sont renvoyées aux partenaires sociaux. Elle ne semble pas avoir d'idée sur aucun sujet et prépare le terrain pour encore 5 années d'immobilisme et de dépenses publiques.

    En abordant des sujets émotifs (policière violée, femmes battues, femmes qui ont des problèmes de garderie), Ségolène Royal se démarque nettement en se présentant comme la porte-parole des femmes. Elle est même allée jusqu'à prendre pour exemple la chancelière allemande qui est certes, une femme, mais qui est avant tout une personne qui n'applique pas du tout la politique socialiste qu'elle défend. D'ailleurs, le parti socialiste français est le parti de gauche le plus archaïque d'Europe et Nicolas Sarkozy s'est amusé à rappeler, notamment sur les 35 heures, qu'aucun pays dans le monde n'avait suivi l'exemple de la France.

    Ségolène Royal se veut moderne mais en fait, ses propos me font penser aux propos de candidats du temps passé où lors d'un débat, on pouvait faire des promesses sans chiffres à l'appui, on pouvait s'exprimer en récitant sur un ton monotone et endormant sa leçon idéologique, on pouvait attaquer son adversaire avec une certaine mauvaise foi. Loin de cette manière de s'exprimer aux français, Nicolas Sarkozy se veut plus pragmatique à la manière des chefs d'état modernes. Il respecte son adversaire. Il demande à être jugé sur les résultats et ne promet pas l'impossible. Et un comble, Il a même été là pour expliquer le programme de Ségolène Royal à sa place (!)

    Durant cette campagne, les médias et les gens de gauche n'ont cessé de parler avec mépris et virulence du climat de peur et de brutalité qu'un président comme Nicolas Sarkozy instaurerait (c'était d'ailleurs le seul argument qu'ils ont eu pour contrer le programme de Nicolas Sarkozy car à aucun moment, il n'y a eu un débat d'idées venant de leur part). Je pense que s'il est élu, j'ai davantage peur que la gauche ne respecte pas le résultat des urnes et soit prête à tout pour éviter que les changements nécessaires à la société française promis par Nicolas Sarkozy se fassent. C'est un peu toujours la même chose avec la gauche. Ceux qui ne sont pas d'accord avec, sont des parias.

    La démocratie parlera dans les urnes ce dimanche.

  • Olivier Mauder
    Inscrit
    jeudi 3 mai 2007 14h39
    Un vrai débat
    Lors de la retransmission du débat à l'Union Française,
    Impressionnée par la qualité du débat, l'ex-ministre péquiste Louise Beaudoin a déclaré à un journaliste: « C'est bien qu'ils puissent parler plusieurs minutes de suite, contrairement au Québec. C'est un vrai débat au moins. »

    C'est vrai que ça change des débats artificiels qui ont lieu au Canada ou au Québec où les candidats récitent chacun à leur tour leur leçon bien apprise, où tout est calculé.

    N'est pas non plus bon orateur, qui veut. Et quelqu'un comme Nicolas Sarkozy est un excellent orateur et en plus est très pragmatique (qualité qui d'ailleurs manque souvent aux politiciens français si on les compare aux politiciens nord-américains).

  • Olivier Mauder
    Inscrit
    jeudi 3 mai 2007 15h47
    Ségolène Royal a menti
    Le problème de Ségolène Royal, c'est que sa colère n'est pas justifiée lors du passage sur le handicap car elle a dit des mensonges.

    Claude Allègre, ancien ministre de l'Education du gouvernement Jospin, s'est dit aujourd'hui "outré par les mensonges" de Ségolène Royal sur la scolarisation des enfants handicapés, ajoutant qu'il "ne votera pas" pour elle au second tour de la présidentielle. Evoquant du débat avec Nicolas Sarkozy sur cette question, mercredi soir, "j'ai trouvé (sa) colère suspecte et préparée. Je suis outré par ce que ce qui a été dit, c'est des mensonges", a-t-il ajouté. Selon lui, "les emplois ont été créés par Luc Ferry (ministre de l'Education nationale) sous le gouvernement Raffarin". Sources : Le Figaro + AFP

  • Laetitia Tankwe
    Inscrite
    jeudi 3 mai 2007 16h07
    Crédibilité, parlons en !
    De toutes parts, on attaque Ségolène Royal sur son manque de crédibilité car elle n'a pas chiffré comment elle comptai financer ses mesures. Je tiens toutefois à vous rappeler que M Sarkozy fait un grand écart encore plus impressionnant: il promet en effet de larges dépenses sociales (petites retraites, justice, caution de l'état pour le logement, santé...) tout en réduisant le niveau de prélèvements obligatoires, en défiscalisant les heures supplémentaires aussi bien pour les entreprises que pour les salariés, en élargissant le bouclier fiscal qui coûte déjà plusieurs milliards d'euros par an à la France et autres largesses.

    Dites, moi qui est crédible en matière de financement ??
    Il y a là un miracle économique qui m'échappe...

  • bernard Frouin
    Inscrit
    jeudi 3 mai 2007 16h30
    Sarkozy était tétanisé: la baudruche s'est dégonflée
    Sarkozy, de peur de faire une gaffe, de peur de dire une bêtise, de peur de tomber dans ses habituels travers d'homme agressif, vindicatif, hargneux, a fait profil bas et l'a joué cool. C'est un mauvais comédien. On n'y croyait pas une seconde à son calme. Ici on le connait. C'est un agité du bocal. Un condensé de Bush, de Berlusconi et de Poutine. Il s'est fait agneau, le temps du débat. C'était du cinéma. Le résultat c'est qu'il a été inexistant. Il avait la trouille, cela se voyait. Il n'osait pas regarder sa concurrente et cherchait de l'aide du côté des journalistes (pourtant de son côté, comme la plupart des médias, de la haute finance et du CAC 40 en France). Ils n'ont rien fait pour lui. Tétanisé par l'enjeu, Sarkozy, qui a passé son temps à montrer les muscles tout au long de la campagne est apparu en petit garçon apeuré, disant des bêtises, donnant de mauvais chiffres, s'emptêtrant dans des propositions débiles (le droit opposable pour les enfants handicapés non scolarisés - c'est tout ce qu'il a trouvé!) et se dégonflait à mesure que le temps passait. Une baudruche. On a vu un Sarkozy trembler devant l'assurance de Royal, devant la connaissance de ses dossiers (même sur l'économie elle a été plus convaincante). Sarkozy a montré qu'il n'y connait rien en matière d'environnement et d'éducation. Il a eu énormément de mal à assumer son bilan, un bilan peu glorieux dont il tente de se détacher. Il veut faire oublier qu'il n'est pas le sortant et faire penser qu'il est neuf. Il a été incapable de dire pourquoi il n'avait pas fait pendant 5 ans de pouvoir tout ce qu'il propose aujourd'hui. Hier, il a montré toute l'ampleur de sa démagogie et de sa sournoiserie. Son calme apparent n'a trompé personne. Il a été surclassé.

  • bernard Frouin
    Inscrit
    jeudi 3 mai 2007 16h53
    Sarkozy est un danger durable pour la France
    Les modèles de Sarkozy sont Bush et Berlusconi. Il leur ressemble. C'est la même politique, ultra-libérale qu'il propose. Il est même allé jusqu'à affirmer qu'il fallait liquider mai 68 (sic) et avec lui ses conquêtes sociales. Il a affirmé sans vergogne, que le suicide des jeunes, la pédophilie et l'homosexualité étaient génétiques, flirtant avec l'eugénisme.
    Il a été plutôt en faveur de la guerre en Irak avec son comparse Lellouche, Bushiste et altantiste de choc, et futur ministre de la défense s'il gagne (ne souhaitons pas ce malheur à la France si on l'aime). Berslusconi, le corrompu lui accorde son soutien le plus chaleureux, tout comme l'autre corrompu dictateur à vie africain Omar Bongo.
    Il est contre tout ce qui va dans le sens du progrès social et sociétal. Soutenu (comme Bush) par les tendances les plus réacs de l'Eglise, est contre le mariage homo et contre l'homoparentalité. Il est contre le droit de vote des immigrés aux élections locales. Il est pour le cumul des mandats dont il a lui même abusé en cumulant un poste de ministre, de chef de partiet de président de département (Hauts de Seine -le plus riche de France).
    Sarkozy passe sontemps à diviser les français: ceux qui se lèvent tôt (son slogan) contre les autres, les fonctionnaires aux employés du privé, les français aux immigrés, les salariés aux chômeurs, les jeunes entre eux (ceux qui travaillent à l'école et ceux qui ne travaillent pas)...
    Il chasse sur les terres de l'extrême droite en reprenant ses idées nauséabondes. S'il est élu, il va provoquer une fracture économique, sociale et sociétale très grave et durable. Sarkozy est un vrai danger pour la cohésion nationale et pour l'avenir de notre pays. Les pays étrangers n'ont pas l'air de s'en rendre compte. Ce n'est pas un conservateur ordinaire. C'est un communautariste, un ennemi de la laïcité, un obsédé de l'immigration, et surtout un homme ivre de pouvoir. Voilà le vrai visage de cet homme. La France se couvrirait de honte en l'élisant. J'aurais honte de mon pays et de mes origines. J'espère que mes compatriotes sauront raison garder.
    Bernard FROUIN, Paris

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