Royal et Sarkozy fourbissent leurs armes pour le débat de demain
François Bayrou hante tous les échanges entre les deux candidats
Paris — Sérieux et humilité pour l'un, sérénité et expérience pour l'autre: Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal préparent leur duel télévisé, qui pourrait influer sur l'issue du second tour de l'élection présidentielle, tout en poursuivant leur entreprise de séduction envers l'électorat de François Bayrou.
«Toute ma vie a été faite de dialogue et de débat. Je n'en ai fui aucun. [...] Je suis prête par définition», a déclaré hier la candidate socialiste.
J'aborde le débat «avec beaucoup de sérieux, beaucoup d'humilité», a affirmé pour sa part Nicolas Sarkozy à l'issue d'une réunion publique à Porto-Vecchio, en Corse-du-Sud.
Le débat entre les deux prétendants à l'Élysée se déroulera demain sur les ondes de TF1 et de France 2.
Selon Éric Besson, transfuge du Parti socialiste rallié au candidat de l'UMP, Ségolène Royal tentera de donner de son rival l'image d'un candidat brutal et diviseur. «Il n'y a pas besoin de grand scoop pour voir ce qu'est sa stratégie.»
De fait, les attaques socialistes se concentraient hier, au lendemain du meeting de Nicolas Sarkozy à Bercy, sur ses diatribes anti-Mai 68.
Discours «brutal» et «violent», affirme la candidate socialiste qui redit dans Le Monde vouloir «une France rassemblée et pas les Français dressés les uns contre les autres».
Le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande prévient: «Ce n'est pas la société de demain que prépare Nicolas Sarkozy [...], c'est la société d'hier ou d'avant-hier.»
«Mai 68 a été un moment où se sont affirmés des droits nouveaux dans tous les domaines. Donner à penser que la gauche d'aujourd'hui serait une gauche qui détruirait les valeurs, qui serait favorable au désordre, c'est se moquer du monde, c'est jouer avec la réalité», a souligné Jack Lang, conseiller spécial de Ségolène Royal, sur France Info.
Concernant la réforme électorale, Nicolas Sarkozy a voulu ouvrir le débat pour les élections de 2012, a précisé Luc Chatel, porte-parole de l'UMP, a rappelé que les législatives des 10 et 17 juin se dérouleraient au scrutin majoritaire.
«Lorsque Mme Royal évoque l'idée de la proportionnelle à l'Assemblée nationale, on nous explique que c'est une avancée, une modernisation démocratique. Quand c'est Nicolas Sarkozy qui le propose, on nous explique que c'est un appel du pied au Front national. Tout cela est absolument surréaliste», a-t-il dit.
Ségolène Royal tente de courtiser les quelque 6,8 d'électeurs de François Bayrou en évoquant un possible accord de gouvernement avec les centristes, des désistements réciproques aux législatives ou encore la nomination... du futur président du «Parti démocrate» à Matignon.
Mais l'ancien ministre socialiste de l'Économie Dominique Strauss-Kahn, chef de file du pôle social-démocrate du PS, a aussi les faveurs de Ségolène Royal, qui juge qu'il ferait «un très bon premier ministre».
Soucieuse de rassembler le plus largement au second tour, elle s'est entretenue hier avec l'ex-candidat altermondialiste José Bové après avoir reçu la semaine dernière Dominique Voynet (Verts) et Arlette Laguiller (Lutte ouvrière).
En attendant le verdict des urnes, la candidate socialiste affûte ses arguments pour son grand meeting au stade Charléty, aujourd'hui à Paris, et le duel du 2 mai.
«Toute ma vie a été faite de dialogue et de débat. Je n'en ai fui aucun. [...] Je suis prête par définition», a déclaré hier la candidate socialiste.
J'aborde le débat «avec beaucoup de sérieux, beaucoup d'humilité», a affirmé pour sa part Nicolas Sarkozy à l'issue d'une réunion publique à Porto-Vecchio, en Corse-du-Sud.
Le débat entre les deux prétendants à l'Élysée se déroulera demain sur les ondes de TF1 et de France 2.
Selon Éric Besson, transfuge du Parti socialiste rallié au candidat de l'UMP, Ségolène Royal tentera de donner de son rival l'image d'un candidat brutal et diviseur. «Il n'y a pas besoin de grand scoop pour voir ce qu'est sa stratégie.»
De fait, les attaques socialistes se concentraient hier, au lendemain du meeting de Nicolas Sarkozy à Bercy, sur ses diatribes anti-Mai 68.
Discours «brutal» et «violent», affirme la candidate socialiste qui redit dans Le Monde vouloir «une France rassemblée et pas les Français dressés les uns contre les autres».
Le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande prévient: «Ce n'est pas la société de demain que prépare Nicolas Sarkozy [...], c'est la société d'hier ou d'avant-hier.»
«Mai 68 a été un moment où se sont affirmés des droits nouveaux dans tous les domaines. Donner à penser que la gauche d'aujourd'hui serait une gauche qui détruirait les valeurs, qui serait favorable au désordre, c'est se moquer du monde, c'est jouer avec la réalité», a souligné Jack Lang, conseiller spécial de Ségolène Royal, sur France Info.
Concernant la réforme électorale, Nicolas Sarkozy a voulu ouvrir le débat pour les élections de 2012, a précisé Luc Chatel, porte-parole de l'UMP, a rappelé que les législatives des 10 et 17 juin se dérouleraient au scrutin majoritaire.
«Lorsque Mme Royal évoque l'idée de la proportionnelle à l'Assemblée nationale, on nous explique que c'est une avancée, une modernisation démocratique. Quand c'est Nicolas Sarkozy qui le propose, on nous explique que c'est un appel du pied au Front national. Tout cela est absolument surréaliste», a-t-il dit.
Ségolène Royal tente de courtiser les quelque 6,8 d'électeurs de François Bayrou en évoquant un possible accord de gouvernement avec les centristes, des désistements réciproques aux législatives ou encore la nomination... du futur président du «Parti démocrate» à Matignon.
Mais l'ancien ministre socialiste de l'Économie Dominique Strauss-Kahn, chef de file du pôle social-démocrate du PS, a aussi les faveurs de Ségolène Royal, qui juge qu'il ferait «un très bon premier ministre».
Soucieuse de rassembler le plus largement au second tour, elle s'est entretenue hier avec l'ex-candidat altermondialiste José Bové après avoir reçu la semaine dernière Dominique Voynet (Verts) et Arlette Laguiller (Lutte ouvrière).
En attendant le verdict des urnes, la candidate socialiste affûte ses arguments pour son grand meeting au stade Charléty, aujourd'hui à Paris, et le duel du 2 mai.
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