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Présidentielle - En France, le ton monte sur le thème de l'insécurité

Christian Rioux   4 avril 2007  Europe
Échauffourées à la gare du Nord le 27 mars, à Paris, après l’arrestation d’un Congolais qui était passé sans payer. L’affaire a remis le thème de l’insécurité au coeur de la campagne présidentielle.
Photo : Agence France-Presse
Échauffourées à la gare du Nord le 27 mars, à Paris, après l’arrestation d’un Congolais qui était passé sans payer. L’affaire a remis le thème de l’insécurité au coeur de la campagne présidentielle.
Paris — À trois semaines du premier tour de scrutin, le ton a monté d'un cran entre les deux principaux candidats à l'élection présidentielle française. Pour la première fois, la candidate socialiste Ségolène Royal est sortie de ses gonds hier, lors de son point de presse quotidien. Avec des mots d'une dureté qu'on n'avait pas encore entendue, elle a mis en garde son adversaire Nicolas Sarkozy. «Quand ce candidat de droite se permet de dire que je suis du côté des voleurs, des fraudeurs et pourquoi pas pire, je pense que c'est une insulte», avertissait la candidate socialiste. «Il ne faut pas qu'il y revienne!»
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  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    mercredi 4 avril 2007 09h08
    Au jeu de la peur
    C'est bien dommage, mais au jeu de la peur, ce sera toujours la droite qui l'emportera. Que Nicolas Sarkosy ait été ministre de l'intérieur et n'ait pas réussi à empêcher la sécurité de se dégrader n'empêchera pas les Français de l'élire comme président, comptant sur sa grande gueule pour calmer les «jeunes voyous». Ségolène Royal n'a aucun avantage à confronter Sarkosy sur un thème aussi «émotif». Quant à Le Pen, il serait surprenant qu'il arrive à se glisser cette fois-ci au second rang, devançant à la fois Ségolène Royal et François Bayrou. Mais sait-on jamais, quand le vent de panique se met à souffler sur un pays, tout devient possible. Surtout à l'avantage de la droite. Au train oû vont les choses en France, on voit mal ce qui pourrait empêcher Sarkosy de devenir président. J'avoue lui préférer Royal, mais bon, ce sera peut-être à la prochaine occasion qu'on pourra voir une femme présider ce pays de machos.

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