France - Le thème de l'insécurité surgit dans la campagne présidentielle
Photo : Agence Reuters
François Bayrou
Paris — La campagne présidentielle française se tend sous l'effet des heurts survenus à Paris, à la gare du Nord, des incidents que la gauche et François Bayrou, de plus en plus incisifs contre Nicolas Sarkozy, imputent au climat «explosif» créé selon eux par l'ex-ministre de l'Intérieur.
Thème phare de la campagne de 2002, l'insécurité resurgit dans les discours. «En cinq ans d'un gouvernement d'une droite qui avait fait de la sécurité son thème de campagne, on voit que c'est l'échec sur toute la ligne», a déclaré Ségolène Royal sur Canal+.
«C'est une société qui a des tensions extrêmement fortes, dans laquelle il y a des rancoeurs. [...] Il est très important de sortir de ce climat d'affrontement perpétuel entre la police et une partie des citoyens», a pour sa part dit estimer François Bayrou dans le cadre de l'émission Questions d'info Le Monde-France Info-LCP-Assemblée nationale.
«Ce qui est choquant, c'est qu'on prétende qu'on a réglé les problèmes alors que les problèmes s'aggravent tous les jours», a-t-il ajouté à l'adresse de Nicolas Sarkozy, qui a reçu mardi la caution sociale du ministre de l'Emploi, Jean-Louis Borloo.
Deux jours après son départ du ministère de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, dont le nom a été conspué mardi soir gare du Nord, s'est défendu en dénonçant les méfaits supposés d'une «idéologie post-soixante-huitarde».
«Ce n'est pas du tout un climat dans le pays. C'est parce que, depuis des années, une idéologie post-soixante-huitarde a conduit à tolérer l'intolérable», a-t-il dit avant de prendre le train pour Lille, où il tenait un meeting hier soir.
«Si Mme Royal veut régulariser tous les sans-papiers et si la gauche veut être du côté de ceux qui ne payent pas leur billet dans le train, c'est son droit. Ce n'est pas mon choix», a-t-il ajouté.
Les incidents de la gare du Nord ont éclaté à la suite de l'interpellation d'un voyageur sans titre de transport, un clandestin d'origine congolaise connu des services de police.
Pour François Bayrou, la «course-poursuite» au patriotisme entre Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et Jean-Marie Le Pen nourrit le malaise. «Je ne ressens pas la France comme eux.»
Marquant le pas dans les sondages, le candidat centriste a choisi d'accentuer la charge contre ses deux principaux concurrents, qu'il baptise dans Le Figaro «Compère» et «Commère».
Le candidat de l'UMP et sa rivale socialiste «représentent deux dangers», estime-t-il. «Le premier antagonise les Français, il attise les tensions. La seconde est si erratique que cela fait peur.»
La France, sous François Bayrou, serait condamnée à «l'immobilisme le plus absolu», réplique Ségolène Royal dans Libération.
La candidate socialiste a reçu le soutien de Mazarine Pingeot, fille de l'ancien président François Mitterrand, notamment pour son «indifférence aux qu'en-dira-t-on, aux attaques, et son courage». Mazarine Pingeot confie dans Le Parisien - Aujourd'hui en France que le «manque de maîtrise», le «côté chien fou» et les «tentations d'extrémisme» de Nicolas Sarkozy l'inquiètent.
Thème phare de la campagne de 2002, l'insécurité resurgit dans les discours. «En cinq ans d'un gouvernement d'une droite qui avait fait de la sécurité son thème de campagne, on voit que c'est l'échec sur toute la ligne», a déclaré Ségolène Royal sur Canal+.
«C'est une société qui a des tensions extrêmement fortes, dans laquelle il y a des rancoeurs. [...] Il est très important de sortir de ce climat d'affrontement perpétuel entre la police et une partie des citoyens», a pour sa part dit estimer François Bayrou dans le cadre de l'émission Questions d'info Le Monde-France Info-LCP-Assemblée nationale.
«Ce qui est choquant, c'est qu'on prétende qu'on a réglé les problèmes alors que les problèmes s'aggravent tous les jours», a-t-il ajouté à l'adresse de Nicolas Sarkozy, qui a reçu mardi la caution sociale du ministre de l'Emploi, Jean-Louis Borloo.
Deux jours après son départ du ministère de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, dont le nom a été conspué mardi soir gare du Nord, s'est défendu en dénonçant les méfaits supposés d'une «idéologie post-soixante-huitarde».
«Ce n'est pas du tout un climat dans le pays. C'est parce que, depuis des années, une idéologie post-soixante-huitarde a conduit à tolérer l'intolérable», a-t-il dit avant de prendre le train pour Lille, où il tenait un meeting hier soir.
«Si Mme Royal veut régulariser tous les sans-papiers et si la gauche veut être du côté de ceux qui ne payent pas leur billet dans le train, c'est son droit. Ce n'est pas mon choix», a-t-il ajouté.
Les incidents de la gare du Nord ont éclaté à la suite de l'interpellation d'un voyageur sans titre de transport, un clandestin d'origine congolaise connu des services de police.
Pour François Bayrou, la «course-poursuite» au patriotisme entre Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et Jean-Marie Le Pen nourrit le malaise. «Je ne ressens pas la France comme eux.»
Marquant le pas dans les sondages, le candidat centriste a choisi d'accentuer la charge contre ses deux principaux concurrents, qu'il baptise dans Le Figaro «Compère» et «Commère».
Le candidat de l'UMP et sa rivale socialiste «représentent deux dangers», estime-t-il. «Le premier antagonise les Français, il attise les tensions. La seconde est si erratique que cela fait peur.»
La France, sous François Bayrou, serait condamnée à «l'immobilisme le plus absolu», réplique Ségolène Royal dans Libération.
La candidate socialiste a reçu le soutien de Mazarine Pingeot, fille de l'ancien président François Mitterrand, notamment pour son «indifférence aux qu'en-dira-t-on, aux attaques, et son courage». Mazarine Pingeot confie dans Le Parisien - Aujourd'hui en France que le «manque de maîtrise», le «côté chien fou» et les «tentations d'extrémisme» de Nicolas Sarkozy l'inquiètent.
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