L'élection présidentielle française - Sarkozy et Bayrou se disputent le message de Chirac
Paris — Après le retrait du président français Jacques Chirac, chaque camp a jugé hier que la campagne gagnait en clarté, mais Nicolas Sarkozy et François Bayrou tentent de s'approprier son message sur les valeurs de la République.
Tandis que l'écart entre les trois principaux candidats se resserre dans les sondages, l'entourage de Nicolas Sarkozy a dit avoir entendu en filigrane dans les propos du président de la République sortant un soutien à son champion.
Or, le chef de l'État a laissé planer un doute en précisant qu'il prendrait son temps pour indiquer sa préférence. Et le candidat centriste, François Bayrou, en a profité pour souligner que le message du chef de l'État ne ressemble pas à celui que cherche à faire passer Nicolas Sarkozy.
«Il y avait le rappel de valeurs et la nécessité de les défendre qui ne ressemblaient pas du tout à la manière dont Nicolas Sarkozy présente les choses», a-t-il dit.
Jacques Chirac a délivré dimanche aux Français cinq «messages», leur demandant notamment de ne jamais composer «avec l'extrémisme, le racisme, l'antisémitisme ou le rejet de l'autre». Il les a invités à être «fidèles au modèle français» et à poursuivre la construction européenne.
Pour François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, les mises en garde de Jacques Chirac visaient bien le candidat de l'UMP.
«À qui d'autre s'adressait le refus des extrémismes au moment même où Nicolas Sarkozy avait cédé à un mauvais calcul électoral, [celui] d'aller chercher les formules du Front national et [de] tenter de replacer l'immigration au coeur de la campagne?», a-t-il demandé.
Nicolas Sarkozy, qui s'est dit touché par l'allocution de Jacques Chirac, a affiché sa confiance. «Je savais ce qu'il allait dire hier soir et que je sais même ce qui va se passer dans la suite parce que Jacques Chirac et moi avons parlé», a-t-il dit sur France Inter.
Le président de l'UMP, qu'un sondage donne en baisse de quatre points dans les intentions de vote au premier tour avec 27 % contre 25,5 % à Ségolène Royal et 23 % à François Bayrou, a tenté de ramener le débat sur l'immigration.
Ses adversaires l'ont aussitôt accusé, en proposant la création d'un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, de se livrer à un «flirt poussé» avec le FN de Jean-Marie Lepen.
Ce qui n'a pas empêché le premier ministre, Dominique de Villepin, de rejoindre officiellement hier le président de l'UMP, comme trois fidèles, les députés Hervé Mariton, Georges Tron et Jean-Pierre Grand.
Le ministre du Travail et de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, dont le ralliement avait été prématurément annoncé par l'entourage de Nicolas Sarkozy, reste le seul poids lourd du gouvernement à ne pas s'être prononcé.
Devant la menace Bayrou, qui, à en croire les analystes, commence à mordre sur son électorat, Nicolas Sarkozy entend reprendre son offensive auprès des classes populaires et multiplier les déplacements sur le terrain.
La campagne devrait encore s'accélérer après son départ du ministère de l'Intérieur, avant la fin du mois tel qu'il l'a annoncé.
Dans le camp de Ségolène Royal, où la candidate «n'imagine pas» être absente du second tour et déplore de ne pas être assez soutenue, chacun s'efforce de garder son sang-froid, mais la remontée de François Bayrou a rendu les gens nerveux.
Tandis que l'écart entre les trois principaux candidats se resserre dans les sondages, l'entourage de Nicolas Sarkozy a dit avoir entendu en filigrane dans les propos du président de la République sortant un soutien à son champion.
Or, le chef de l'État a laissé planer un doute en précisant qu'il prendrait son temps pour indiquer sa préférence. Et le candidat centriste, François Bayrou, en a profité pour souligner que le message du chef de l'État ne ressemble pas à celui que cherche à faire passer Nicolas Sarkozy.
«Il y avait le rappel de valeurs et la nécessité de les défendre qui ne ressemblaient pas du tout à la manière dont Nicolas Sarkozy présente les choses», a-t-il dit.
Jacques Chirac a délivré dimanche aux Français cinq «messages», leur demandant notamment de ne jamais composer «avec l'extrémisme, le racisme, l'antisémitisme ou le rejet de l'autre». Il les a invités à être «fidèles au modèle français» et à poursuivre la construction européenne.
Pour François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, les mises en garde de Jacques Chirac visaient bien le candidat de l'UMP.
«À qui d'autre s'adressait le refus des extrémismes au moment même où Nicolas Sarkozy avait cédé à un mauvais calcul électoral, [celui] d'aller chercher les formules du Front national et [de] tenter de replacer l'immigration au coeur de la campagne?», a-t-il demandé.
Nicolas Sarkozy, qui s'est dit touché par l'allocution de Jacques Chirac, a affiché sa confiance. «Je savais ce qu'il allait dire hier soir et que je sais même ce qui va se passer dans la suite parce que Jacques Chirac et moi avons parlé», a-t-il dit sur France Inter.
Le président de l'UMP, qu'un sondage donne en baisse de quatre points dans les intentions de vote au premier tour avec 27 % contre 25,5 % à Ségolène Royal et 23 % à François Bayrou, a tenté de ramener le débat sur l'immigration.
Ses adversaires l'ont aussitôt accusé, en proposant la création d'un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, de se livrer à un «flirt poussé» avec le FN de Jean-Marie Lepen.
Ce qui n'a pas empêché le premier ministre, Dominique de Villepin, de rejoindre officiellement hier le président de l'UMP, comme trois fidèles, les députés Hervé Mariton, Georges Tron et Jean-Pierre Grand.
Le ministre du Travail et de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, dont le ralliement avait été prématurément annoncé par l'entourage de Nicolas Sarkozy, reste le seul poids lourd du gouvernement à ne pas s'être prononcé.
Devant la menace Bayrou, qui, à en croire les analystes, commence à mordre sur son électorat, Nicolas Sarkozy entend reprendre son offensive auprès des classes populaires et multiplier les déplacements sur le terrain.
La campagne devrait encore s'accélérer après son départ du ministère de l'Intérieur, avant la fin du mois tel qu'il l'a annoncé.
Dans le camp de Ségolène Royal, où la candidate «n'imagine pas» être absente du second tour et déplore de ne pas être assez soutenue, chacun s'efforce de garder son sang-froid, mais la remontée de François Bayrou a rendu les gens nerveux.
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