Les hommes nus sont là pour de bon
9 mars 2007 20h46
Europe
Une centaine d'hommes nus, statues de fonte identiques, pourront rester sur la plage anglaise de Crosby à regarder la mer, et ce, pour l'éternité.
Après une bataille de plusieurs mois, la municipalité de cette petite ville du nord-ouest de l'Angleterre a décidé d'autoriser de manière permanente l'exposition de ces cent hommes, oeuvres de l'artiste britannique Antony Gormley, qui ont suscité non seulement une vive polémique depuis leur installation, en juillet 2005, mais aussi beaucoup d'intérêt. Certains de leurs opposants ont dénoncé leur nature «offensante». Des gardes-côtes ont souligné le risque de voir des promeneurs s'aventurer dans des sables mouvants pour mieux voir les hommes nus, disséminés sur trois kilomètres, et se faire surprendre par la marée montante quand les statues de 700 kilos sont elles-mêmes submergées. Certains défenseurs des oiseaux ont aussi affirmé que l'augmentation du nombre de promeneurs mettait en danger leur subsistance. L'an dernier, la mairie avait donc décidé de ne pas prolonger l'exposition Another Place. Mais elle a finalement changé d'avis mercredi soir après que les responsables de l'exposition eurent accepté de changer de place une douzaine de statues et de réduire de 232 à 195 hectares l'espace dans lequel elles sont installées, à même le sable. Antony Gormley s'en est dit «absolument ravi». «Tellement de gens ont apporté leur soutien» à cette exposition «dans ce cadre extraordinaire», a-t-il dit.
Après une bataille de plusieurs mois, la municipalité de cette petite ville du nord-ouest de l'Angleterre a décidé d'autoriser de manière permanente l'exposition de ces cent hommes, oeuvres de l'artiste britannique Antony Gormley, qui ont suscité non seulement une vive polémique depuis leur installation, en juillet 2005, mais aussi beaucoup d'intérêt. Certains de leurs opposants ont dénoncé leur nature «offensante». Des gardes-côtes ont souligné le risque de voir des promeneurs s'aventurer dans des sables mouvants pour mieux voir les hommes nus, disséminés sur trois kilomètres, et se faire surprendre par la marée montante quand les statues de 700 kilos sont elles-mêmes submergées. Certains défenseurs des oiseaux ont aussi affirmé que l'augmentation du nombre de promeneurs mettait en danger leur subsistance. L'an dernier, la mairie avait donc décidé de ne pas prolonger l'exposition Another Place. Mais elle a finalement changé d'avis mercredi soir après que les responsables de l'exposition eurent accepté de changer de place une douzaine de statues et de réduire de 232 à 195 hectares l'espace dans lequel elles sont installées, à même le sable. Antony Gormley s'en est dit «absolument ravi». «Tellement de gens ont apporté leur soutien» à cette exposition «dans ce cadre extraordinaire», a-t-il dit.
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