L'élection présidentielle en France - Sarkozy et Royal cherchent la parade anti-Bayrou
Photo : Agence Reuters
François Bayrou progresse encore dans les sondages.
Paris — Les partisans de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal se sont efforcés hier de trouver la parade à la progression continue dans les sondages de François Bayrou, qui trouble désormais le scénario d'un duel annoncé au second tour entre le candidat de l'UMP et sa rivale socialiste.
Deux sondages ont fait état hier d'une nouvelle et forte progression du dirigeant centriste, le plaçant désormais en situation de parvenir au second tour. L'un, pour Le Parisien et i-Télé, le situe presque à égalité au premier tour avec Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, avec respectivement 24 %, 26 % et 25 % des intentions de vote.
Dans l'autre, une enquête BVA pour Orange et plusieurs titres de la presse régionale, le candidat de l'UDF progresse de quatre points à 21 % des intentions de vote, contre 24 % (-1) pour la candidate du PS et 29 % (-2) pour le ministre de l'Intérieur.
En visite à Bruxelles, François Bayrou a jugé «très impressionnant» le changement que reflètent les derniers sondages d'opinion.
Interrogé sur les critiques que son émergence en tant que «troisième homme» de la campagne suscite chez ses adversaires de l'UMP et du Parti socialiste, François Bayrou s'est dit prêt. «Il va me falloir une défense assez solide pour résister à toutes les attaques de toute nature», a-t-il dit.
Depuis janvier, les intentions de vote en sa faveur ont progressé en moyenne de dix points. En cas de duel avec Nicolas Sarkozy au second tour, BVA donne François Bayrou vainqueur avec dix points d'écart.
En campagne dans la banlieue lyonnaise, à Vaux-en-Velin, Ségolène Royal a joué la carte de la sérénité. Elle souligne le nombre important des indécis. «Refuser de choisir, c'est aussi donner une opinion politique», explique-t-elle.
Dans l'entourage de la candidate socialiste, on tente dans un même geste de dénoncer la «tyrannie de la bêtise» des sondages à répétition et d'en relativiser la portée.
La montée du candidat centriste est un «phénomène à prendre en compte», reconnaît François Rebsamen, codirecteur de campagne. Vincent Peillon, porte-parole de la candidate, ne nie pas que François Bayrou a «piqué quatre ou cinq points» à la gauche. «Mais cela fait 15 jours que c'est fini», assure-t-il.
La subtilité consiste à «dégonfler Bayrou» sans «alimenter son fonds de commerce de candidat anti-système», analyse-t-on dans l'entourage de Ségolène Royal. «Faire de la révélation» sur les positions de droite de l'élu béarnais mais «pas de dramatisation», résume le premier secrétaire du PS, François Hollande.
C'est à l'UMP et à son candidat Sarkozy que la montée du président de l'UDF pose une «difficulté stratégique considérable», estime Vincent Peillon. Il dit sentir depuis quelques jours «un grand état de nervosité» chez Nicolas Sarkozy.
«Ce n'est pas les sondages qui font l'élection, ni pour moi, ni pour Mme Royal, ni pour M. Bayrou», a répliqué Nicolas Sarkozy après un déjeuner avec l'ancienne ministre centriste Simone Veil, venue apporter un soutien public à sa candidature.
L'entourage de Nicolas Sarkozy reconnaît une «percée réelle» du président de l'UDF mais l'impute surtout à une érosion des intentions de vote en faveur de Ségolène Royal et veut y voir plus de vertus que de risques potentiels pour le candidat UMP.
Deux sondages ont fait état hier d'une nouvelle et forte progression du dirigeant centriste, le plaçant désormais en situation de parvenir au second tour. L'un, pour Le Parisien et i-Télé, le situe presque à égalité au premier tour avec Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, avec respectivement 24 %, 26 % et 25 % des intentions de vote.
Dans l'autre, une enquête BVA pour Orange et plusieurs titres de la presse régionale, le candidat de l'UDF progresse de quatre points à 21 % des intentions de vote, contre 24 % (-1) pour la candidate du PS et 29 % (-2) pour le ministre de l'Intérieur.
En visite à Bruxelles, François Bayrou a jugé «très impressionnant» le changement que reflètent les derniers sondages d'opinion.
Interrogé sur les critiques que son émergence en tant que «troisième homme» de la campagne suscite chez ses adversaires de l'UMP et du Parti socialiste, François Bayrou s'est dit prêt. «Il va me falloir une défense assez solide pour résister à toutes les attaques de toute nature», a-t-il dit.
Depuis janvier, les intentions de vote en sa faveur ont progressé en moyenne de dix points. En cas de duel avec Nicolas Sarkozy au second tour, BVA donne François Bayrou vainqueur avec dix points d'écart.
En campagne dans la banlieue lyonnaise, à Vaux-en-Velin, Ségolène Royal a joué la carte de la sérénité. Elle souligne le nombre important des indécis. «Refuser de choisir, c'est aussi donner une opinion politique», explique-t-elle.
Dans l'entourage de la candidate socialiste, on tente dans un même geste de dénoncer la «tyrannie de la bêtise» des sondages à répétition et d'en relativiser la portée.
La montée du candidat centriste est un «phénomène à prendre en compte», reconnaît François Rebsamen, codirecteur de campagne. Vincent Peillon, porte-parole de la candidate, ne nie pas que François Bayrou a «piqué quatre ou cinq points» à la gauche. «Mais cela fait 15 jours que c'est fini», assure-t-il.
La subtilité consiste à «dégonfler Bayrou» sans «alimenter son fonds de commerce de candidat anti-système», analyse-t-on dans l'entourage de Ségolène Royal. «Faire de la révélation» sur les positions de droite de l'élu béarnais mais «pas de dramatisation», résume le premier secrétaire du PS, François Hollande.
C'est à l'UMP et à son candidat Sarkozy que la montée du président de l'UDF pose une «difficulté stratégique considérable», estime Vincent Peillon. Il dit sentir depuis quelques jours «un grand état de nervosité» chez Nicolas Sarkozy.
«Ce n'est pas les sondages qui font l'élection, ni pour moi, ni pour Mme Royal, ni pour M. Bayrou», a répliqué Nicolas Sarkozy après un déjeuner avec l'ancienne ministre centriste Simone Veil, venue apporter un soutien public à sa candidature.
L'entourage de Nicolas Sarkozy reconnaît une «percée réelle» du président de l'UDF mais l'impute surtout à une érosion des intentions de vote en faveur de Ségolène Royal et veut y voir plus de vertus que de risques potentiels pour le candidat UMP.
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