Irlande du Nord - Les ennemis d'hier auront à gouverner ensemble
9 mars 2007
Europe
Photo : Agence Reuters
Le chef du Sinn Féin, Gerry Adams, sortant du bureau de scrutin mardi.
Le protestant Ian Paisley et le catholique Gerry Adams ont tous deux été réélus hier à l'Assemblée d'Irlande du Nord, où leurs deux partis semblaient en passe de l'emporter comme prévu sur les formations plus modérées, selon des résultats encore très partiels dans la soirée.
Si cette tendance est confirmée après les résultats définitifs aujourd'hui, les deux ennemis d'hier, Parti unioniste démocratique (DUP) d'Ian Paisley et Sinn Féin de Gerry Adams, seront appelés à gouverner ensemble au sein d'un gouvernement régional suspendu depuis des années et dont Londres exige qu'il soit remis en route avant le 26 mars.
Hier soir, des résultats partiels portant sur 22 des 108 sièges de l'Assemblée d'Irlande du Nord donnaient dix sièges au DUP, contre neuf au Sinn Féin, deux au SDLP (Parti social-démocrate travailliste, catholique modéré) et un au parti de l'Alliance (interconfessionnel).
Gerry Adams, président du Sinn Féin, a été réélu sans problème dans sa circonscription de l'ouest de Belfast. Ian Paisley l'a été dans son fief de North Antrim.
Neuf ans après l'accord du Vendredi Saint, épilogue à 30 ans de violences intercommunautaires, Gerry Adams a réaffirmé hier que son parti était désormais prêt à ce partage du pouvoir. «C'est lui [Ian Paisley] qui doit prendre une grande décision», a-t-il expliqué à la BBC. «Nous, nous voulons partager le pouvoir», a-t-il ajouté.
Mais Ian Paisley est resté parfaitement mystérieux quant à ses intentions, refusant même de saluer celui avec lequel il devrait avoir à gouverner la province, le numéro deux du Sinn Féin, Martin McGuinness, ancien commandant de la branche armée du Sinn Féin, l'Armée républicaine irlandaise (IRA).
En juillet 2005, celle-ci avait renoncé à la lutte armée et accepté de détruire son arsenal. Et en janvier dernier, le Sinn Féin a reconnu l'autorité de la police et de la justice nord-irlandaises, une première historique.
Mais l'intransigeance d'Ian Paisley n'a pas faibli, en apparence du moins.
Si catholiques et protestants n'arrivent pas à s'entendre d'ici au 26 mars pour gouverner ensemble, Londres et Dublin ont affirmé que l'assemblée sortie des urnes serait dissoute et la province directement administrée par Londres avec l'aide de Dublin pour une durée indéterminée.
Si cette tendance est confirmée après les résultats définitifs aujourd'hui, les deux ennemis d'hier, Parti unioniste démocratique (DUP) d'Ian Paisley et Sinn Féin de Gerry Adams, seront appelés à gouverner ensemble au sein d'un gouvernement régional suspendu depuis des années et dont Londres exige qu'il soit remis en route avant le 26 mars.
Hier soir, des résultats partiels portant sur 22 des 108 sièges de l'Assemblée d'Irlande du Nord donnaient dix sièges au DUP, contre neuf au Sinn Féin, deux au SDLP (Parti social-démocrate travailliste, catholique modéré) et un au parti de l'Alliance (interconfessionnel).
Gerry Adams, président du Sinn Féin, a été réélu sans problème dans sa circonscription de l'ouest de Belfast. Ian Paisley l'a été dans son fief de North Antrim.
Neuf ans après l'accord du Vendredi Saint, épilogue à 30 ans de violences intercommunautaires, Gerry Adams a réaffirmé hier que son parti était désormais prêt à ce partage du pouvoir. «C'est lui [Ian Paisley] qui doit prendre une grande décision», a-t-il expliqué à la BBC. «Nous, nous voulons partager le pouvoir», a-t-il ajouté.
Mais Ian Paisley est resté parfaitement mystérieux quant à ses intentions, refusant même de saluer celui avec lequel il devrait avoir à gouverner la province, le numéro deux du Sinn Féin, Martin McGuinness, ancien commandant de la branche armée du Sinn Féin, l'Armée républicaine irlandaise (IRA).
En juillet 2005, celle-ci avait renoncé à la lutte armée et accepté de détruire son arsenal. Et en janvier dernier, le Sinn Féin a reconnu l'autorité de la police et de la justice nord-irlandaises, une première historique.
Mais l'intransigeance d'Ian Paisley n'a pas faibli, en apparence du moins.
Si catholiques et protestants n'arrivent pas à s'entendre d'ici au 26 mars pour gouverner ensemble, Londres et Dublin ont affirmé que l'assemblée sortie des urnes serait dissoute et la province directement administrée par Londres avec l'aide de Dublin pour une durée indéterminée.
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