Les Serbes voteront dimanche - Ballet diplomatique à Belgrade
Les forces pro-européennes reçoivent un appui de taille
18 janvier 2007
Europe
Photo : Agence Reuters
Des partisans du Parti démocratique se sont réunis hier.
Belgrade — Des responsables de six pays de l'Union européenne se sont rendus à Belgrade au cours de la dernière semaine pour apporter leur soutien aux forces démocratiques pro-européennes à la veille d'élections législatives décisives pour l'avenir européen de la Serbie.
Les Vingt-Sept espèrent un gouvernement emmené par les forces démocratiques avec lequel ils pourraient non seulement reprendre les négociations de rapprochement avec l'UE, gelées depuis mai 2006, mais aussi aborder l'épineux dossier du Kosovo.
L'UE devrait en effet prendre le relais de l'ONU au Kosovo et assurer l'application d'un éventuel accord sur le futur statut de la province.
Les visites en série de ministres des Affaires étrangères (Slovénie, Slovaquie, Suède, Grèce, Autriche) du premier ministre grec Costas Caramanlis et du président roumain Traian Basescu semblent témoigner d'une nouvelle approche de l'UE, qui a fait savoir sans équivoque à Belgrade sa volonté d'être le partenaire d'un gouvernement pro-européen.
Mardi à Bruxelles, l'UE s'est déclarée prête à prolonger encore les négociations sur le statut futur du Kosovo afin de ménager Belgrade et son allié traditionnel, Moscou, qui menace d'imposer son veto au Conseil de sécurité de l'ONU à une éventuelle indépendance du Kosovo. De son côté, le chef de la diplomatie suédoise Carl Bildt a préconisé lundi la poursuite des pourparlers entre Belgrade et Pristina après la présentation des propositions de Martti Ahtisaari sur le futur statut du Kosovo.
Martti Ahtisaari, envoyé spécial de l'ONU pour le Kosovo, devrait présenter ses recommandations sur le statut de la province après les élections législatives serbes du 21 janvier.
M. Ahtisaari a entamé sa mission sur le Kosovo en février 2006, mais les pourparlers n'ont pas débouché sur des résultats substantiels.
Le Kosovo, province du sud de la Serbie, est administré par l'ONU depuis 1999. Les Albanais, qui constituent 90 % de sa population, réclament l'indépendance. Belgrade et la minorité serbe du Kosovo sont hostiles à cette solution et ne sont prêts à accepter qu'une large autonomie.
Quant aux négociations de rapprochement, elles restent liées à la coopération de Belgrade avec le Tribunal pénal international (TPI), qui n'a toujours pas arrêté le général fugitif Ratko Mladic, inculpé de génocide et de crimes de guerre.
Les Vingt-Sept espèrent un gouvernement emmené par les forces démocratiques avec lequel ils pourraient non seulement reprendre les négociations de rapprochement avec l'UE, gelées depuis mai 2006, mais aussi aborder l'épineux dossier du Kosovo.
L'UE devrait en effet prendre le relais de l'ONU au Kosovo et assurer l'application d'un éventuel accord sur le futur statut de la province.
Les visites en série de ministres des Affaires étrangères (Slovénie, Slovaquie, Suède, Grèce, Autriche) du premier ministre grec Costas Caramanlis et du président roumain Traian Basescu semblent témoigner d'une nouvelle approche de l'UE, qui a fait savoir sans équivoque à Belgrade sa volonté d'être le partenaire d'un gouvernement pro-européen.
Mardi à Bruxelles, l'UE s'est déclarée prête à prolonger encore les négociations sur le statut futur du Kosovo afin de ménager Belgrade et son allié traditionnel, Moscou, qui menace d'imposer son veto au Conseil de sécurité de l'ONU à une éventuelle indépendance du Kosovo. De son côté, le chef de la diplomatie suédoise Carl Bildt a préconisé lundi la poursuite des pourparlers entre Belgrade et Pristina après la présentation des propositions de Martti Ahtisaari sur le futur statut du Kosovo.
Martti Ahtisaari, envoyé spécial de l'ONU pour le Kosovo, devrait présenter ses recommandations sur le statut de la province après les élections législatives serbes du 21 janvier.
M. Ahtisaari a entamé sa mission sur le Kosovo en février 2006, mais les pourparlers n'ont pas débouché sur des résultats substantiels.
Le Kosovo, province du sud de la Serbie, est administré par l'ONU depuis 1999. Les Albanais, qui constituent 90 % de sa population, réclament l'indépendance. Belgrade et la minorité serbe du Kosovo sont hostiles à cette solution et ne sont prêts à accepter qu'une large autonomie.
Quant aux négociations de rapprochement, elles restent liées à la coopération de Belgrade avec le Tribunal pénal international (TPI), qui n'a toujours pas arrêté le général fugitif Ratko Mladic, inculpé de génocide et de crimes de guerre.
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