Somuna nació ou le Lac-Meech catalan
Pour la première fois de l'histoire, un document officiel espagnol parle de la «nation catalane»
Un oui majoritaire dimanche mettra-t-il pour autant un terme à la question catalane? Cela, personne n’y croit. «Si Zapatero [le président espagnol, ci-dessus] pense clore la question nationale en Espagne, il se trompe.»
Barcelone — Il n'y a pas de lac Meech en Catalogne, mais on y trouve une montagne qui se nomme Tagamanent. La semaine dernière, l'ancien président Jordi Pujol a escaladé le sommet avec 150 fidèles. C'est là que, découvrant à neuf ans des ruines laissées par la guerre civile, celui qui a dirigé la Catalogne pendant 23 ans aurait eu pour la première fois, dit-on, le sentiment de devoir servir son pays.
Symbole de la lente marche des Catalans vers l'autonomie, Pujol en a profité pour inviter ses compatriotes à voter oui au référendum de dimanche sur le nouveau statut d'autonomie de cette province du nord de l'Espagne. Face aux indépendantistes qui s'apprêtent à voter non, le leader historique du nationalisme catalan a tenu à préciser que «la ligne droite est rarement le meilleur chemin».
À 24 heures du vote sur ce véritable Lac-Meech catalan, le résultat ne fait guère de doute. Le ton des dernières assemblées qui se sont tenues hier soir à Barcelone illustre la grande confiance des leaders du oui. Selon les sondages réalisés cette semaine, le oui pourrait atteindre les 75 %. Depuis deux semaines, le référendum s'est d'ailleurs transformé en précampagne électorale entre les deux principaux leaders politiques du pays (qui défendent tous deux le oui), le président socialiste Pasqual Maragall et Artur Mas, qui dirige la grande formation nationaliste modérée Convergencia i Unio.
Mais la véritable ampleur de cette victoire dépendra de la participation. En 1979, 59 % des Catalans s'étaient déplacés pour adopter une première réforme constitutionnelle accordant un minimum d'autonomie à la Catalogne après 40 ans de franquisme. Les Catalans étant peu portés sur les urnes, les partisans du oui seront heureux demain si un électeur sur deux se manifeste. De cette participation dépendra notamment la force du gouvernement catalan qui devra s'assurer que Madrid respecte le nouvel accord.
Parmi les abstentionnistes, beaucoup sont en réalité mécontents du compromis issu de neuf mois de négociations avec Madrid. Cette insatisfaction est aussi palpable chez beaucoup de partisans du oui.
Le 13 novembre 2003, au stade olympique de Barcelone, le président espagnol José Luis Zapatero n'avait-il pas pratiquement mis son «siège en jeu», comme Pierre Trudeau avant le référendum québécois de 1980? Zapatero s'était alors formellement engagé à «défendre toute réforme du statut de la Catalogne qu'adopterait le Parlement catalan». À cette époque, personne ne misait sur ce jeune candidat de 43 ans.
Or le Parlement de la Catalogne a adopté le 30 septembre 2005, à 120 voix contre 15, une proposition de réforme reconnaissant la nation catalane dans le corps du texte et élargissant considérablement les pouvoirs et les moyens de financement de la province.
«De nombreux aspects de cette proposition étaient évidemment inacceptables pour Madrid», dit l'historien Joan Culla, attablé au restaurant Pitarra, fréquenté par les chefs politiques catalans depuis le franquisme. «Nous avons adopté ce texte à l'unanimité avec le sentiment diffus qu'il faudrait peut-être faire quelques sacrifices, mais sans jamais dire lesquels.»
Voilà comment la reconnaissance de la «nation catalane» s'est retrouvée dans le préambule de l'accord et non plus dans le texte, un peu comme la «société distincte» québécoise avait été reléguée au préambule de l'accord du Lac-Meech. La formulation a d'ailleurs été soigneusement retravaillée afin de dire que «le Parlement de la Catalogne [...] définit de façon largement majoritaire la Catalogne comme une nation».
«À aucun moment l'Espagne ne dit dans cet accord qu'elle reconnaît la Catalogne comme une nation», dit Joan Puigcercós, vice-président de la formation indépendantiste Esquerra Republicana. «Madrid prend simplement acte de ce que dit le Parlement catalan.»
Après de longues hésitations, les indépendantistes catalans ont finalement décidé de voter non à ce référendum. «Rien ne nous oblige aujourd'hui à dire oui à une entente où les gains pour la Catalogne sont si minimes, dit Puigcercós. En 1931, nous n'avions pas le choix de dire non à Madrid puisque nous sortions d'une dictature. En 1979, nous craignions le retour des militaires au pouvoir. Aujourd'hui, nous sommes libres de dire à Madrid de recommencer ses devoirs.»
Les indépendantistes d'Esquerra Republicana aiment dirent en riant que ce référendum est un peu comme le premier référendum québécois et qu'il en faudra encore deux de plus pour parvenir à l'indépendance. C'est oublier que l'indépendance n'a jamais obtenu en Catalogne plus de 8 % d'adhésion. Un récent sondage a même montré que la moitié des partisans d'Esquerra Republicana s'apprêtent à voter oui dimanche.
Anton Vives, qui dirige la fondation Trias Fargas, un think-tank du parti nationaliste Convergencia i Unio, reconnaît que le texte mis aux voix dimanche est décevant si on le compare à ce que demandait le Parlement catalan. «Mais c'est la première fois de l'histoire que les mots "nation catalane" seront inscrits dans un texte officiel espagnol! Personne ne peut dire que la Catalogne perd quelque chose avec cette entente. Nous faisons même des gains appréciables. Alors empochons-les et, la prochaine fois, nous demanderons plus.»
Pour ce jeune nationaliste cosmopolite, la nouvelle entente n'est qu'une étape dont la durée de vie n'excédera peut-être pas 15 ou 20 ans. Il y a longtemps que les Catalans, qui partagent avec l'Espagne une langue et une culture en partie communes, ont choisi la voie de l'accommodement.
«Ici, ce n'est pas le Québec», dit l'historien Joan Culla, qui a fait son voyage de noces chez nous en 1990. «Je respecte beaucoup la position des indépendantistes catalans et je le serais sans hésitation si je croyais que l'indépendance avait un jour la moindre chance de rallier une majorité de Catalans. Mais depuis deux siècles, le nationalisme catalan est un des seuls nationalismes où on ne trouve à peu près aucune composante indépendantiste. Si ça change, j'en serai!»
Voilà pourquoi Convergencia i Unio, qui pourrait bien reprendre le pouvoir à Barcelone en septembre pour appliquer la nouvelle entente, a toujours misé sur une stratégie qui vise à grignoter progressivement les pouvoirs de Madrid. Anton Vives ne s'en cache pas: «Nous grignoterons tout ce que nous pourrons de l'Espagne. Un jour, toutes les grandes questions économiques et politiques se régleront à Bruxelles. Et tout ce qui concerne la vie des Catalans se discutera à Barcelone. Il ne restera plus grand-chose pour Madrid.»
Après la reconnaissance nationale, l'accord fiscal intervenu entre Madrid et Barcelone reste l'autre grande motivation des nationalistes. «C'est le nerf de la guerre!», dit Vives. L'entente garantit à la Catalogne 50 % des recettes de l'impôt sur le revenu, 50 % des taxes à la consommation et 58 % des taxes spéciales (tabac, essence, etc.). D'ici deux ans, une agence fiscale mixte sera créée. «Non seulement nos revenus augmentent mais nous nous protégeons des décisions éventuelles de Madrid, qui a toujours fait ce qu'il voulait en matière fiscale.» L'entente ne dit cependant pas quelle sera la contribution de la Catalogne à la péréquation. Tout au plus les Catalans ont-ils obtenu que la redistribution (à laquelle ils contribuent plus que leur part, la Catalogne étant la province la plus riche d'Espagne) n'affecte pas le rang qu'occupe la province dans l'échelle des revenus. De toute façon, cette entente sera renégociable dans cinq ans.
«En fait, ce système n'est pas très éloigné de ce qui se pratiquait depuis une dizaine d'années, dit Joan Culla. Mais les Catalans sont d'autant moins prêts à cracher sur cet accord qu'ils craignent un retour au pouvoir à Madrid du Parti populaire, férocement opposé aux régionalismes. À l'époque, José María Aznar avait même refusé à la Catalogne ses propres plaques d'immatriculation. Des milliers de personnes vont voter oui par simple rejet du Parti populaire.»
L'accord qui devrait être adopté dimanche reconnaît aussi pour la première fois les responsabilités de la Catalogne dans l'accueil des immigrants. La Generalitat pourra même émettre certains permis de travail. Si Madrid accepte de transférer la responsabilité des trains régionaux, elle s'est cependant jalousement gardé la propriété des aéroports. Un anachronisme, disent les nationalistes, puisque, dans tous les grands pays, les aéroports ont été régionalisés.
Un oui majoritaire dimanche mettra-t-il pour autant un terme à la question catalane? Cela, personne n'y croit. «Si Zapatero pense clore la question nationale en Espagne, il se trompe, dit Anton Vives. Nous, on avance avec les Catalans. Quand on gagne quelque chose, on le prend. C'est tout.»
Selon Josep María Muñoz, qui dirige la revue historique L'Avenç, cet accord demeure néanmoins historique. «Les Catalans ont véritablement une identité double, dit-il. Nous nous sentons à la fois très catalans mais aussi très espagnols. Aucun Catalan n'imagine parler une seule langue. D'ailleurs, près de la moitié de notre population est originaire du sud de l'Espagne. Après la chute de Franco, nous nous attendions à un vrai fédéralisme. Or l'Espagne a créé cette chose étrange qu'on pourrait appeler un État décentralisé très unitaire! Après 25 ans de ce régime, le nouveau statut vient rétablir un peu d'équilibre.»
Les sportifs catalans avaient souhaité que le nouveau statut permette aux sélections catalanes de participer aux compétitions internationales comme le font les équipes de l'Écosse et du Pays de Galles, pourtant membres du Royaume-Uni. Une lecture attentive de l'entente aurait démontré que la question devra être réglée par une négociation politique. Bref, ce n'est pas demain que la Catalogne participera au Mondial de football!
Correspondant du Devoir à Paris
Symbole de la lente marche des Catalans vers l'autonomie, Pujol en a profité pour inviter ses compatriotes à voter oui au référendum de dimanche sur le nouveau statut d'autonomie de cette province du nord de l'Espagne. Face aux indépendantistes qui s'apprêtent à voter non, le leader historique du nationalisme catalan a tenu à préciser que «la ligne droite est rarement le meilleur chemin».
À 24 heures du vote sur ce véritable Lac-Meech catalan, le résultat ne fait guère de doute. Le ton des dernières assemblées qui se sont tenues hier soir à Barcelone illustre la grande confiance des leaders du oui. Selon les sondages réalisés cette semaine, le oui pourrait atteindre les 75 %. Depuis deux semaines, le référendum s'est d'ailleurs transformé en précampagne électorale entre les deux principaux leaders politiques du pays (qui défendent tous deux le oui), le président socialiste Pasqual Maragall et Artur Mas, qui dirige la grande formation nationaliste modérée Convergencia i Unio.
Mais la véritable ampleur de cette victoire dépendra de la participation. En 1979, 59 % des Catalans s'étaient déplacés pour adopter une première réforme constitutionnelle accordant un minimum d'autonomie à la Catalogne après 40 ans de franquisme. Les Catalans étant peu portés sur les urnes, les partisans du oui seront heureux demain si un électeur sur deux se manifeste. De cette participation dépendra notamment la force du gouvernement catalan qui devra s'assurer que Madrid respecte le nouvel accord.
Parmi les abstentionnistes, beaucoup sont en réalité mécontents du compromis issu de neuf mois de négociations avec Madrid. Cette insatisfaction est aussi palpable chez beaucoup de partisans du oui.
Le 13 novembre 2003, au stade olympique de Barcelone, le président espagnol José Luis Zapatero n'avait-il pas pratiquement mis son «siège en jeu», comme Pierre Trudeau avant le référendum québécois de 1980? Zapatero s'était alors formellement engagé à «défendre toute réforme du statut de la Catalogne qu'adopterait le Parlement catalan». À cette époque, personne ne misait sur ce jeune candidat de 43 ans.
Or le Parlement de la Catalogne a adopté le 30 septembre 2005, à 120 voix contre 15, une proposition de réforme reconnaissant la nation catalane dans le corps du texte et élargissant considérablement les pouvoirs et les moyens de financement de la province.
«De nombreux aspects de cette proposition étaient évidemment inacceptables pour Madrid», dit l'historien Joan Culla, attablé au restaurant Pitarra, fréquenté par les chefs politiques catalans depuis le franquisme. «Nous avons adopté ce texte à l'unanimité avec le sentiment diffus qu'il faudrait peut-être faire quelques sacrifices, mais sans jamais dire lesquels.»
Voilà comment la reconnaissance de la «nation catalane» s'est retrouvée dans le préambule de l'accord et non plus dans le texte, un peu comme la «société distincte» québécoise avait été reléguée au préambule de l'accord du Lac-Meech. La formulation a d'ailleurs été soigneusement retravaillée afin de dire que «le Parlement de la Catalogne [...] définit de façon largement majoritaire la Catalogne comme une nation».
«À aucun moment l'Espagne ne dit dans cet accord qu'elle reconnaît la Catalogne comme une nation», dit Joan Puigcercós, vice-président de la formation indépendantiste Esquerra Republicana. «Madrid prend simplement acte de ce que dit le Parlement catalan.»
Après de longues hésitations, les indépendantistes catalans ont finalement décidé de voter non à ce référendum. «Rien ne nous oblige aujourd'hui à dire oui à une entente où les gains pour la Catalogne sont si minimes, dit Puigcercós. En 1931, nous n'avions pas le choix de dire non à Madrid puisque nous sortions d'une dictature. En 1979, nous craignions le retour des militaires au pouvoir. Aujourd'hui, nous sommes libres de dire à Madrid de recommencer ses devoirs.»
Les indépendantistes d'Esquerra Republicana aiment dirent en riant que ce référendum est un peu comme le premier référendum québécois et qu'il en faudra encore deux de plus pour parvenir à l'indépendance. C'est oublier que l'indépendance n'a jamais obtenu en Catalogne plus de 8 % d'adhésion. Un récent sondage a même montré que la moitié des partisans d'Esquerra Republicana s'apprêtent à voter oui dimanche.
Anton Vives, qui dirige la fondation Trias Fargas, un think-tank du parti nationaliste Convergencia i Unio, reconnaît que le texte mis aux voix dimanche est décevant si on le compare à ce que demandait le Parlement catalan. «Mais c'est la première fois de l'histoire que les mots "nation catalane" seront inscrits dans un texte officiel espagnol! Personne ne peut dire que la Catalogne perd quelque chose avec cette entente. Nous faisons même des gains appréciables. Alors empochons-les et, la prochaine fois, nous demanderons plus.»
Pour ce jeune nationaliste cosmopolite, la nouvelle entente n'est qu'une étape dont la durée de vie n'excédera peut-être pas 15 ou 20 ans. Il y a longtemps que les Catalans, qui partagent avec l'Espagne une langue et une culture en partie communes, ont choisi la voie de l'accommodement.
«Ici, ce n'est pas le Québec», dit l'historien Joan Culla, qui a fait son voyage de noces chez nous en 1990. «Je respecte beaucoup la position des indépendantistes catalans et je le serais sans hésitation si je croyais que l'indépendance avait un jour la moindre chance de rallier une majorité de Catalans. Mais depuis deux siècles, le nationalisme catalan est un des seuls nationalismes où on ne trouve à peu près aucune composante indépendantiste. Si ça change, j'en serai!»
Voilà pourquoi Convergencia i Unio, qui pourrait bien reprendre le pouvoir à Barcelone en septembre pour appliquer la nouvelle entente, a toujours misé sur une stratégie qui vise à grignoter progressivement les pouvoirs de Madrid. Anton Vives ne s'en cache pas: «Nous grignoterons tout ce que nous pourrons de l'Espagne. Un jour, toutes les grandes questions économiques et politiques se régleront à Bruxelles. Et tout ce qui concerne la vie des Catalans se discutera à Barcelone. Il ne restera plus grand-chose pour Madrid.»
Après la reconnaissance nationale, l'accord fiscal intervenu entre Madrid et Barcelone reste l'autre grande motivation des nationalistes. «C'est le nerf de la guerre!», dit Vives. L'entente garantit à la Catalogne 50 % des recettes de l'impôt sur le revenu, 50 % des taxes à la consommation et 58 % des taxes spéciales (tabac, essence, etc.). D'ici deux ans, une agence fiscale mixte sera créée. «Non seulement nos revenus augmentent mais nous nous protégeons des décisions éventuelles de Madrid, qui a toujours fait ce qu'il voulait en matière fiscale.» L'entente ne dit cependant pas quelle sera la contribution de la Catalogne à la péréquation. Tout au plus les Catalans ont-ils obtenu que la redistribution (à laquelle ils contribuent plus que leur part, la Catalogne étant la province la plus riche d'Espagne) n'affecte pas le rang qu'occupe la province dans l'échelle des revenus. De toute façon, cette entente sera renégociable dans cinq ans.
«En fait, ce système n'est pas très éloigné de ce qui se pratiquait depuis une dizaine d'années, dit Joan Culla. Mais les Catalans sont d'autant moins prêts à cracher sur cet accord qu'ils craignent un retour au pouvoir à Madrid du Parti populaire, férocement opposé aux régionalismes. À l'époque, José María Aznar avait même refusé à la Catalogne ses propres plaques d'immatriculation. Des milliers de personnes vont voter oui par simple rejet du Parti populaire.»
L'accord qui devrait être adopté dimanche reconnaît aussi pour la première fois les responsabilités de la Catalogne dans l'accueil des immigrants. La Generalitat pourra même émettre certains permis de travail. Si Madrid accepte de transférer la responsabilité des trains régionaux, elle s'est cependant jalousement gardé la propriété des aéroports. Un anachronisme, disent les nationalistes, puisque, dans tous les grands pays, les aéroports ont été régionalisés.
Un oui majoritaire dimanche mettra-t-il pour autant un terme à la question catalane? Cela, personne n'y croit. «Si Zapatero pense clore la question nationale en Espagne, il se trompe, dit Anton Vives. Nous, on avance avec les Catalans. Quand on gagne quelque chose, on le prend. C'est tout.»
Selon Josep María Muñoz, qui dirige la revue historique L'Avenç, cet accord demeure néanmoins historique. «Les Catalans ont véritablement une identité double, dit-il. Nous nous sentons à la fois très catalans mais aussi très espagnols. Aucun Catalan n'imagine parler une seule langue. D'ailleurs, près de la moitié de notre population est originaire du sud de l'Espagne. Après la chute de Franco, nous nous attendions à un vrai fédéralisme. Or l'Espagne a créé cette chose étrange qu'on pourrait appeler un État décentralisé très unitaire! Après 25 ans de ce régime, le nouveau statut vient rétablir un peu d'équilibre.»
Les sportifs catalans avaient souhaité que le nouveau statut permette aux sélections catalanes de participer aux compétitions internationales comme le font les équipes de l'Écosse et du Pays de Galles, pourtant membres du Royaume-Uni. Une lecture attentive de l'entente aurait démontré que la question devra être réglée par une négociation politique. Bref, ce n'est pas demain que la Catalogne participera au Mondial de football!
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