Constitution européenne - La France dirait encore non
Paris — Un an après la victoire du non au référendum sur la constitution de l'Union européenne, anciens partisans et adversaires du traité s'accordent sur un seul point: tout reste à faire pour relancer la machine européenne.
Selon un sondage CSA publié hier dans Le Parisien, une majorité des Français rejetteraient à nouveau le traité constitutionnel. En douze mois, les lignes ont peu bougé: 52 % des personnes interrogées voteraient non, contre 54,6 % le 29 mai 2005.
Une étude TNS-Sofres, réalisée auprès des lecteurs de la presse régionale et gratuite, montre cependant que 47 % des Français ne sont pas satisfaits du résultat du référendum, contre 46 % qui s'en accommodent. De plus, 64 % des sondés estiment que le rejet de la constitution a «plutôt affaibli» la position de la France en Europe.
Pour Valéry Giscard d'Estaing, qui présidait la Convention européenne chargée de rédiger la constitution, «la France a beaucoup perdu» en matière d'image et d'influence. «J'ai été peiné de voir qu'on ne s'occupait plus de la France. En même temps, elle a mis l'Europe en panne», a déclaré l'ancien président de la République sur Europe 1.
L'anniversaire du référendum tombant un an avant l'élection présidentielle, tous les regards de la gauche se tournent vers 2007.
Puisque le gouvernement «n'a tenu aucun compte» du vote des Français, la nouvelle majorité devra le faire, explique dans le quotidien 20 minutes Laurent Fabius, seul «présidentiable» socialiste ayant prôné le non.
Pour remettre l'Union dans le bon sens, l'ancien premier ministre souhaite la construction dans les plus brefs délais d'une politique commune de l'énergie pour faire face à la hausse du prix du pétrole, ainsi que des coopérations renforcées entre États dans les domaines social et fiscal.
«Tout le monde a compris que, pour qu'il y ait relance, il faudra attendre 2007 et espérer qu'un nouveau président et une nouvelle majorité politique puissent prendre les initiatives nécessaires», a renchéri le porte-parole du PS, Julien Dray.
Qu'ils aient milité pour le oui ou le non, les socialistes rejettent le blâme de la panne européenne sur l'exécutif français.
«On constate que le président de la République a été totalement absent du combat pour la relance de la construction européenne, et le président de l'UMP se satisfait pleinement de l'Europe qu'il voulait, à savoir une Europe purement libérale», a expliqué Julien Dray lors d'un point de presse.
L'organisation altermondialiste ATTAC, elle, entend profiter de l'élection présidentielle pour poser à nouveau la question d'une «réorientation» de la politique européenne. Elle prépare un Manifeste 2007 après sa campagne pour le non au référendum. «La base antilibérale du non ne s'est pas effritée, bien au contraire», remarque ATTAC dans un communiqué.
Selon un sondage CSA publié hier dans Le Parisien, une majorité des Français rejetteraient à nouveau le traité constitutionnel. En douze mois, les lignes ont peu bougé: 52 % des personnes interrogées voteraient non, contre 54,6 % le 29 mai 2005.
Une étude TNS-Sofres, réalisée auprès des lecteurs de la presse régionale et gratuite, montre cependant que 47 % des Français ne sont pas satisfaits du résultat du référendum, contre 46 % qui s'en accommodent. De plus, 64 % des sondés estiment que le rejet de la constitution a «plutôt affaibli» la position de la France en Europe.
Pour Valéry Giscard d'Estaing, qui présidait la Convention européenne chargée de rédiger la constitution, «la France a beaucoup perdu» en matière d'image et d'influence. «J'ai été peiné de voir qu'on ne s'occupait plus de la France. En même temps, elle a mis l'Europe en panne», a déclaré l'ancien président de la République sur Europe 1.
L'anniversaire du référendum tombant un an avant l'élection présidentielle, tous les regards de la gauche se tournent vers 2007.
Puisque le gouvernement «n'a tenu aucun compte» du vote des Français, la nouvelle majorité devra le faire, explique dans le quotidien 20 minutes Laurent Fabius, seul «présidentiable» socialiste ayant prôné le non.
Pour remettre l'Union dans le bon sens, l'ancien premier ministre souhaite la construction dans les plus brefs délais d'une politique commune de l'énergie pour faire face à la hausse du prix du pétrole, ainsi que des coopérations renforcées entre États dans les domaines social et fiscal.
«Tout le monde a compris que, pour qu'il y ait relance, il faudra attendre 2007 et espérer qu'un nouveau président et une nouvelle majorité politique puissent prendre les initiatives nécessaires», a renchéri le porte-parole du PS, Julien Dray.
Qu'ils aient milité pour le oui ou le non, les socialistes rejettent le blâme de la panne européenne sur l'exécutif français.
«On constate que le président de la République a été totalement absent du combat pour la relance de la construction européenne, et le président de l'UMP se satisfait pleinement de l'Europe qu'il voulait, à savoir une Europe purement libérale», a expliqué Julien Dray lors d'un point de presse.
L'organisation altermondialiste ATTAC, elle, entend profiter de l'élection présidentielle pour poser à nouveau la question d'une «réorientation» de la politique européenne. Elle prépare un Manifeste 2007 après sa campagne pour le non au référendum. «La base antilibérale du non ne s'est pas effritée, bien au contraire», remarque ATTAC dans un communiqué.
Haut de la page

