Des sénateurs demandent une enquête sur les écoutes
Photo : Agence Reuters
George W. Bush et Condoleezza Rice.
Washington — Malgré les justifications avancées la veille par le président américain George Bush, des membres de la commission des renseignements du Sénat ont demandé hier l'ouverture immédiate d'une enquête sur la légalité d'écoutes téléphoniques pratiquées par l'Agence nationale de sécurité (NSA).
Les sénateurs — des démocrates mais aussi des républicains — veulent savoir si le gouvernement disposait des autorisations appropriées pour effectuer ces écoutes.
«Il est capital que le Congrès détermine au plus vite les activités qui étaient autorisées, ce qui a été fait, combien de noms et de numéros ont été concernés pendant la période et quelles sont les autorisations légales qui ont été avancées. Au total, nous voulons connaître les faits», ont déclaré ces sénateurs dans une lettre commune.
L'existence de ces écoutes de la NSA a été révélée vendredi par le New York Times.
De hauts responsables américains, dont l'attorney général (ministre de la Justice) Alberto Gonzalez, ont affirmé que le Congrès avait implicitement autorisé ces écoutes après le 11 septembre 2001 en conférant au gouvernement les pouvoirs de mener une guerre contre le terrorisme. Une loi de 1978 exige cependant que le gouvernement sollicite un mandat de la justice pour procéder à ce genre d'écoutes de ressortissants américains sur le sol américain.
«Le président et moi-même sommes profondément convaincus qu'il existe une sacrée menace», a déclaré le vice-président Dick Cheney, qui a interrompu une tournée en Asie pour regagner Washington. Il a ajouté aux journalistes l'accompagnant à bord d'Air Force Two que cela obligeait l'administration «à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour battre les terroristes».
«Je ne crois pas qu'il y ait là quoi que ce soit d'inapproprié. Je pense que la grande majorité des Américains nous soutient, approuve ce que nous faisons et considère que nous avons raison de le faire.»
Le porte-parole de la Maison-Blanche, Scott McClellan, a pour sa part relevé que le programme d'écoutes de la NSA était «classé hautement secret». «Il est important que certains détails ne soient pas dévoilés», a-t-il ajouté.
D'autre part, la Maison-Blanche a refusé de s'exprimer sur des pressions qu'aurait exercées le président George W. Bush sur le New York Times pour empêcher la publication d'informations sur la pratique d'écoutes sans mandat de la justice.
«Je ne vais pas m'exprimer sur ce sujet», a répondu McClellan hier matin à un journaliste qui lui demandait si M. Bush avait bien convoqué les dirigeants du New York Times au bureau ovale.
L'hebdomadaire Newsweek affirmait hier sur son site Internet que le président Bush a fait venir les deux principaux dirigeants du New York Times, Arthur Sulzberger et Bill Keller, le 6 décembre «afin d'essayer de les convaincre de ne pas publier» l'article sur la mise sur écoutes de milliers de personnes aux États-Unis sans mandat de la justice après les attentats du 11 septembre 2001.
Les sénateurs — des démocrates mais aussi des républicains — veulent savoir si le gouvernement disposait des autorisations appropriées pour effectuer ces écoutes.
«Il est capital que le Congrès détermine au plus vite les activités qui étaient autorisées, ce qui a été fait, combien de noms et de numéros ont été concernés pendant la période et quelles sont les autorisations légales qui ont été avancées. Au total, nous voulons connaître les faits», ont déclaré ces sénateurs dans une lettre commune.
L'existence de ces écoutes de la NSA a été révélée vendredi par le New York Times.
De hauts responsables américains, dont l'attorney général (ministre de la Justice) Alberto Gonzalez, ont affirmé que le Congrès avait implicitement autorisé ces écoutes après le 11 septembre 2001 en conférant au gouvernement les pouvoirs de mener une guerre contre le terrorisme. Une loi de 1978 exige cependant que le gouvernement sollicite un mandat de la justice pour procéder à ce genre d'écoutes de ressortissants américains sur le sol américain.
«Le président et moi-même sommes profondément convaincus qu'il existe une sacrée menace», a déclaré le vice-président Dick Cheney, qui a interrompu une tournée en Asie pour regagner Washington. Il a ajouté aux journalistes l'accompagnant à bord d'Air Force Two que cela obligeait l'administration «à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour battre les terroristes».
«Je ne crois pas qu'il y ait là quoi que ce soit d'inapproprié. Je pense que la grande majorité des Américains nous soutient, approuve ce que nous faisons et considère que nous avons raison de le faire.»
Le porte-parole de la Maison-Blanche, Scott McClellan, a pour sa part relevé que le programme d'écoutes de la NSA était «classé hautement secret». «Il est important que certains détails ne soient pas dévoilés», a-t-il ajouté.
D'autre part, la Maison-Blanche a refusé de s'exprimer sur des pressions qu'aurait exercées le président George W. Bush sur le New York Times pour empêcher la publication d'informations sur la pratique d'écoutes sans mandat de la justice.
«Je ne vais pas m'exprimer sur ce sujet», a répondu McClellan hier matin à un journaliste qui lui demandait si M. Bush avait bien convoqué les dirigeants du New York Times au bureau ovale.
L'hebdomadaire Newsweek affirmait hier sur son site Internet que le président Bush a fait venir les deux principaux dirigeants du New York Times, Arthur Sulzberger et Bill Keller, le 6 décembre «afin d'essayer de les convaincre de ne pas publier» l'article sur la mise sur écoutes de milliers de personnes aux États-Unis sans mandat de la justice après les attentats du 11 septembre 2001.
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