Bush tente de reprendre l’initiative
4 octobre 2005 19h34
États-Unis
Washington — Le président américain George W. Bush a cherché hier, lors d’une conférence de presse, à reprendre l’initiative en défendant les priorités de sa politique intérieure et sa stratégie en Irak, devant le déclin de sa cote de popularité.
Il a notamment longuement justifié le choix d’Harriet Miers, la conseillère juridique de la Maison-Blanche, pour siéger à la Cour suprême. Cette décision, annoncée lundi et qui doit encore recevoir l’approbation du Sénat, suscite les protestations de l’aile conservatrice du parti républicain.
Au sujet de l’Irak, Bush a assuré que les États-Unis «ne quitteront pas» le pays où «les troupes américaines ont deux missions».
«L’une est de traquer Zarqaoui et ses affiliés et les traduire en justice», a dit M. Bush. «La deuxième mission est de former les Irakiens», a-t-il souligné. «De toute évidence, il reste du travail à faire, il faut préparer d’autres unités mais, comme je l’ai dit, plus de 30 bataillons sont en état [de combattre] et c’est un progrès décisif», a-t-il indiqué.
Selon un sondage publié fin septembre, 58 % des Américains désapprouvent la politique de leur président, réélu en novembre pour un second mandat de quatre ans. M. Bush a affirmé hier qu’il avait encore plein de capital politique et qu’il entendait maintenir les grandes options de son programme.
Il a toutefois répété qu’il endossait la responsabilité de la mauvaise préparation des autorités fédérales pour faire face au cyclone Katrina qui a ravagé début septembre le sud des États-Unis.
La Cour suprême
M. Bush a toutefois consacré l’essentiel de sa conférence de presse à défendre son choix pour la Cour suprême. La nomination, en septembre, de John Roberts pour présider la plus haute institution judiciaire américaine avait recueilli un assentiment assez général, mais celle d’Harriet Miers déplait fortement aux milieux conservateurs.
S’affirmant «fièrement conservateur», il a estimé avoir choisi «le meilleur candidat possible».
La nomination de Mme Miers doit être approuvée par le Sénat où les républicains disposent de 55 sièges pour 44 aux démocrates. Les démocrates ont accueilli plutôt favorablement le choix du président, qui a dit hier espérer que la confirmation de Mme Miers intervienne avant la fin novembre.
Les républicains et groupes de pression conservateurs estiment que Mme Miers n’essaiera pas, une fois à la Cour suprême, d’abroger la loi autorisant l’avortement aux États-Unis. M. Bush a assuré qu’il ne faisait pas de cette question un test-vérité même s’il était favorable au «droit à la vie».
Il a également été interrogé sur les enquêtes judiciaires qui visent actuellement plusieurs membres de son administration et des responsables du parti républicain. «Tout membre de mon administration doit respecter la loi», a dit M. Bush.
Il a notamment longuement justifié le choix d’Harriet Miers, la conseillère juridique de la Maison-Blanche, pour siéger à la Cour suprême. Cette décision, annoncée lundi et qui doit encore recevoir l’approbation du Sénat, suscite les protestations de l’aile conservatrice du parti républicain.
Au sujet de l’Irak, Bush a assuré que les États-Unis «ne quitteront pas» le pays où «les troupes américaines ont deux missions».
«L’une est de traquer Zarqaoui et ses affiliés et les traduire en justice», a dit M. Bush. «La deuxième mission est de former les Irakiens», a-t-il souligné. «De toute évidence, il reste du travail à faire, il faut préparer d’autres unités mais, comme je l’ai dit, plus de 30 bataillons sont en état [de combattre] et c’est un progrès décisif», a-t-il indiqué.
Selon un sondage publié fin septembre, 58 % des Américains désapprouvent la politique de leur président, réélu en novembre pour un second mandat de quatre ans. M. Bush a affirmé hier qu’il avait encore plein de capital politique et qu’il entendait maintenir les grandes options de son programme.
Il a toutefois répété qu’il endossait la responsabilité de la mauvaise préparation des autorités fédérales pour faire face au cyclone Katrina qui a ravagé début septembre le sud des États-Unis.
La Cour suprême
M. Bush a toutefois consacré l’essentiel de sa conférence de presse à défendre son choix pour la Cour suprême. La nomination, en septembre, de John Roberts pour présider la plus haute institution judiciaire américaine avait recueilli un assentiment assez général, mais celle d’Harriet Miers déplait fortement aux milieux conservateurs.
S’affirmant «fièrement conservateur», il a estimé avoir choisi «le meilleur candidat possible».
La nomination de Mme Miers doit être approuvée par le Sénat où les républicains disposent de 55 sièges pour 44 aux démocrates. Les démocrates ont accueilli plutôt favorablement le choix du président, qui a dit hier espérer que la confirmation de Mme Miers intervienne avant la fin novembre.
Les républicains et groupes de pression conservateurs estiment que Mme Miers n’essaiera pas, une fois à la Cour suprême, d’abroger la loi autorisant l’avortement aux États-Unis. M. Bush a assuré qu’il ne faisait pas de cette question un test-vérité même s’il était favorable au «droit à la vie».
Il a également été interrogé sur les enquêtes judiciaires qui visent actuellement plusieurs membres de son administration et des responsables du parti républicain. «Tout membre de mon administration doit respecter la loi», a dit M. Bush.
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