mercredi 25 novembre 2009 Dernière mise à jour 00h11


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Bush fait son mea-culpa

N/A ZZZN/A   14 septembre 2005  États-Unis
Le président américain George W. Bush répond à une question sur la gestion de la catastrophe Katrina, hier, au cours d’une conférence de presse donnée à l’occasion de la visite du président irakien Jalal Talabani. Pour la première fois, le p
Photo : Agence France-Presse
Le président américain George W. Bush répond à une question sur la gestion de la catastrophe Katrina, hier, au cours d’une conférence de presse donnée à l’occasion de la visite du président irakien Jalal Talabani. Pour la première fois, le p
Le président américain, George W. Bush, a admis hier, pour la première fois depuis le passage de l'ouragan Katrina dans le sud des États-Unis, il y a plus de 15 jours, qu'il assumait «l'entière responsabilité» des manquements dans la réponse apportée aux dévastations.

Prié, lors d'une conférence de presse tenue à Washington en compagnie du président irakien, Djalal Talabani, de dire si son gouvernement serait aujourd'hui en mesure de réagir à une nouvelle catastrophe naturelle ou à un attentat terroriste, le président américain a répondu: «Katrina a révélé au grand jour de graves problèmes dans notre capacité à réagir à tous les niveaux du gouvernement et, dans la mesure où le gouvernement fédéral n'a pas pleinement fait son travail, j'en assume l'entière responsabilité.»

«Je veux savoir ce qui s'est bien passé et ce qui s'est mal passé. Je veux savoir comment coopérer plus efficacement avec les États et les autorités locales pour être en mesure de répondre à la question essentielle que vous posez.

Sommes-nous capables de réagir à un attentat majeur ou à une nouvelle tempête? Il s'agit d'une question très importante et notre intérêt national est de découvrir ce qui s'est produit pour faire en sorte que notre réponse soit plus efficace», a ajouté Bush, soulignant notamment la nécessité d'une meilleure coordination entre les autorités fédérales, étatiques et locales, afin de mieux préparer les États-Unis à un éventuel attentat ou à un autre ouragan majeur.

Le président, qui doit prononcer demain soir un discours à la nation pour faire le point sur la gestion de la crise et la reconstruction, a souligné l'énorme travail produit sur le terrain par les secouristes. «Ces garde-côtes qui sortent des gens de l'eau font un travail héroïque. Les premiers secouristes, qu'ils aient été de l'État ou locaux, ont fait tout ce qu'ils ont pu», a dit George W. Bush, qui est en chute dans les sondages et reste très critiqué pour la lenteur des secours portés aux victimes du drame du 29 août.

Pour éviter qu'une telle catastrophe ne se reproduise, le chef de l'État a exhorté la population de la Caroline du Nord et de la Caroline du Sud à prendre ses précautions en prévision de la tempête tropicale Ophelia qui doit s'abattre demain dans la région.

Sous le feu des critiques pour ses insuffisances avant et après Katrina, le chef de l'Agence fédérale des secours d'urgence (FEMA), Michael Brown, a démissionné lundi. Il a été remplacé par un ancien chef des pompiers de Miami, David Paulison.

Lundi, après avoir effectué une visite de La Nouvelle-Orléans juché sur un camion militaire, le président Bush avait souligné qu'il «n'y avait pas eu de discrimination dans les secours».

Selon un sondage publié hier par CNN, USA Today et Gallup, six Noirs sur dix estiment pourtant que la lenteur du gouvernement fédéral à intervenir à La Nouvelle-Orléans s'explique par le fait que la majeure partie de la population de la ville est noire. Il n'y a qu'un Blanc sur huit qui pense la même chose.

De même, 72 % des Noirs estiment que le président ne s'intéresse pas aux Noirs, contre seulement 26 % des blancs, et George W. Bush devrait s'employer demain soir à corriger cette impression.

Selon les autorités sanitaires de la Louisiane, le dernier décompte s'élève à présent à 657 morts, soit 423 en Louisiane, 218 au Mississippi, 14 en Floride et deux en Alabama. L'aggravation du bilan est notamment due à une décrue rapide des eaux à La Nouvelle-Orléans.

L'armée canadienne en renfort

Un premier contingent de quelque 300 marins canadiens, arrivés lundi dans la région à bord de trois navires de guerre, s'est mis à pied d'oeuvre hier dans la ville de Biloxi (Mississippi). Dépêchés dans la région pour venir en aide aux victimes de l'ouragan Katrina, les militaires s'affairent à dégager les routes des arbres abattus par la tempête, à nettoyer des écoles et à remettre en état le réseau d'électricité.

Leur travail ressemblera essentiellement à ce qu'ils ont fait après le passage de l'ouragan Juan à Halifax il y a deux ans, a indiqué le commodore Dean McFadden.

«L'urgence ne porte plus désormais sur les risques pour la vie des victimes, a-t-il ajouté. Ce qu'il faut maintenant, c'est rétablir les infrastructures pour que les gens puissent retourner à une existence à peu près normale, pour que les commerces et les écoles puissent rouvrir leurs portes.»

Fermés depuis le 29 août, l'aéroport et le port de La Nouvelle-Orléans ont été rouverts hier en matinée. L'aéroport international Louis-Armstrong de La Nouvelle-Orléans a accueilli le premier vol commercial depuis que l'ouragan a frappé. Cet aéroport n'accueillait, depuis le passage de Katrina, que des vols humanitaires et militaires.

De son côté, la gouverneure de la Louisiane, Kathleen Blanco, a fustigé hier les dirigeants de la FEMA pour la lenteur de la collecte des cadavres à La Nouvelle-Orléans et a annoncé la signature d'un contrat entre son État et la firme engagée à l'origine par l'agence pour mener cette tâche à bien. «Personne, même ceux situés au plus haut niveau, ne semble capable de passer outre aux freins de la bureaucratie. Je ne peux rester inactive pendant que cette opération vitale n'est pas menée de façon appropriée», a-t-elle dit lors d'un point presse tenu à Baton Rouge, la capitale de la Louisiane.

Kathleen Blanco a autorisé hier les médecins étrangers ou provenant d'autres États des États-Unis à soigner les rescapés de l'ouragan Katrina. Jusqu'à présent, un médecin voulant exercer en Louisiane devait impérativement obtenir un diplôme validé par cet État. Les médecins n'auront dorénavant qu'à présenter une photo d'identité et une copie de leur diplôme obtenu dans leur pays d'origine.

Alors que 141 500 personnes sont toujours déplacées, les autorités ont annoncé que la cinquantaine d'enfants séparés de leurs parents lors du passage de l'ouragan en Louisiane les avaient retrouvés ou avaient été placés chez des proches.

Les responsables d'une maison de retraite de La Nouvelle-Orléans dans laquelle ont péri 34 personnes lors du passage de l'ouragan Katrina ont été inculpés pour homicides, a annoncé hier le ministre de la Justice de Louisiane, Charles Foti.

Les responsables de la maison de retraite Ste-Rita dans la paroisse de St-Bernard en banlieue de La Nouvelle-Orléans, Mable Mangano et Salvador Mangano, se sont rendus aux autorités hier et font face à 34 chefs d'accusation pour homicides involontaires.

La mobilisation pour venir en aide aux sinistrés se poursuit. La Turquie a débloqué 2,5 millions $US, des réfugiés palestiniens ont remis hier au consul général des États-Unis à Jérusalem un chèque de 10 000 $US et des hommes d'affaires en Mauritanie ont réuni 200 000 $.

En Afrique, la mobilisation de pays parmi les plus pauvres du monde a suscité une polémique, certains y voyant une tentative de s'attirer des «faveurs» des États-Unis, d'autres dénonçant l'abandon dans lequel ont été laissées les victimes, en majorité noires.
Le président américain George W. Bush répond à une question sur la gestion de la catastrophe Katrina, hier, au cours d’une conférence de presse donnée à l’occasion de la visite du président irakien Jalal Talabani. Pour la première fois, le p Joshua Creek, un des habitants de La Nouvelle-Orléans qui ont refusé de quitter leur demeure après le passage  de l’ouragan Katrina. La majorité des Noirs américains estiment que le président Bush ne s’intéresse pas à leur sort, selon un sond
 






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009