Cour suprême des États-Unis - John Roberts se fait prudent
14 septembre 2005
États-Unis
Washington — Le juge John Roberts, désigné pour présider la Cour suprême américaine, a joué la prudence hier devant les sénateurs cherchant à discerner l'influence qu'il pourrait exercer dans les grands débats de société comme le droit à l'avortement, évoqué d'entrée de jeu.
Sans vouloir préjuger des dossiers susceptibles d'être examinés prochainement par la cour, M. Roberts s'est distancié de positions hostiles à la légalisation de l'avortement, exprimées lorsqu'il travaillait pour les gouvernements républicains de Ronald Reagan et de George Bush père.
Il a aussi exprimé son respect pour la jurisprudence établie, au nom de la «stabilité» du droit et de l'équité. «Que vous pensiez qu'une décision a été prise sur une mauvaise base ne répond pas à la question, ça ne fait que la poser», a-t-il dit.
La nomination de M. Roberts à la Cour suprême avait été saluée par la droite religieuse, ravie de retrouver des notes où il avait expliqué que les neuf sages avaient mal étayé leur décision de légaliser l'avortement en 1973.
Toutefois, cette base importante de l'électorat du président George W. Bush pourrait être déçue des premières réponses données par M. Roberts aux sénateurs chargés de confirmer sa nomination, qui a promis de ne pas laisser sa foi catholique dicter ses décisions de juge.
M. Roberts a repris à son compte la maxime de l'ancien président John Kennedy: «Je ne m'exprime pas au nom de mon Église sur des affaires publiques, et l'Église ne s'exprime pas en mon nom».
Actuellement juge à la Cour d'appel fédérale de Washington, le juge Roberts, souriant, le regard clair, a affiché une grande aisance, maîtrisant l'histoire du droit sans jamais consulter ses notes et confirmant sa réputation de brillant juriste.
Sans vouloir préjuger des dossiers susceptibles d'être examinés prochainement par la cour, M. Roberts s'est distancié de positions hostiles à la légalisation de l'avortement, exprimées lorsqu'il travaillait pour les gouvernements républicains de Ronald Reagan et de George Bush père.
Il a aussi exprimé son respect pour la jurisprudence établie, au nom de la «stabilité» du droit et de l'équité. «Que vous pensiez qu'une décision a été prise sur une mauvaise base ne répond pas à la question, ça ne fait que la poser», a-t-il dit.
La nomination de M. Roberts à la Cour suprême avait été saluée par la droite religieuse, ravie de retrouver des notes où il avait expliqué que les neuf sages avaient mal étayé leur décision de légaliser l'avortement en 1973.
Toutefois, cette base importante de l'électorat du président George W. Bush pourrait être déçue des premières réponses données par M. Roberts aux sénateurs chargés de confirmer sa nomination, qui a promis de ne pas laisser sa foi catholique dicter ses décisions de juge.
M. Roberts a repris à son compte la maxime de l'ancien président John Kennedy: «Je ne m'exprime pas au nom de mon Église sur des affaires publiques, et l'Église ne s'exprime pas en mon nom».
Actuellement juge à la Cour d'appel fédérale de Washington, le juge Roberts, souriant, le regard clair, a affiché une grande aisance, maîtrisant l'histoire du droit sans jamais consulter ses notes et confirmant sa réputation de brillant juriste.
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