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«La politique, ce n'est rien»

Alec Castonguay   16 août 2005  États-Unis
À l'autre bout du fil, en direct du Connecticut, la voix qui résonne est calme et posée, avec ce timbre grave qui donne à Ralph Nader une prestance à l'allure présidentielle, maintenant bien connue du public américain après trois courses à la Maison-Blanche (1996, 2000, 2004). Mais les paroles, tranchantes, n'ont rien de politiquement correct. Les mots tombent comme une tonne de briques, à cent lieues des discours soignés et préfabriqués des faiseurs d'images utilisés par les politiciens de carrière.
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  • Benoît Bélanger
    Inscrit
    mardi 16 août 2005 07h58
    Ralph Nader, un tourbillon menaçant pour l'avenir même des USA
    « Il est malheureux de confondre aujourd'hui l'héritage important que laissera ce prophète du consommateurisme avec l'héritage politique catastrophique pour les Américains. Grâce à Nader,les USA ont hérité d'un pouvoir présidentiel ultraconservateur qui a entraîné le peuple américain dans une guerre stupide destinée principalement à enrichir les goussets de la famille Bush d'un pouvoir présidentiel qui laissera des séquelles malheureuses pour des décennies à venir, non seulement au point de vue social,économique et judiciaire qui touche à la vie interne du pays, mais également au plan des relations que nos voisins entretiennent avec le reste du monde.
    Non, M. Castonguay, contrairement aux avancées de ce pseudo idéaliste,"la politique c'est quelque chose". Et dans le contexte américain, M. Nader avait le choix d'agir au sein de la formation démocrate comme l'a fait l'ancien gouverneur du Vermont, ou d'inviter les électeurs à barrer la route à une oligarchie néfaste pour le pays et pour le monde. M. Nader a choisi de satisfaire à son ego, sachant fort bien quelles pouvaient être les conséquences de sa candidature. Dans le contexte américain toujours, un tel geste était indécent. N'en déplaise à M. Nader et à ses admirateurs, tout politicien qui se respecte a le devoir de mesurer les conséquences de ses faits et gestes pour l'avenir de la société qu'il prétend vouloir servir. Dans l'histoire américaine, la présidence "Bushienne" aura été la pire aventure politique des cent dernières années, et cela grâce à M. Nader! S'il y a une leçon que le Québec doit retenir de cette aventure, c'est de ne jamais permettre qu'on la répète chez nous! »

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