L'éventuelle réduction des troupes américaines en Irak prend corps dans les coulisses du pouvoir
Washington — Réduire de l'ordre de 30 000 hommes la présence militaire américaine en Irak est une option envisageable, a déclaré hier le président républicain de la commission des forces armées de la chambre des Représentants.
Invité de CBS, Donald Duncan a souligné que les informations en provenance d'Irak faisaient état du développement des capacités de combat des nouvelles forces armées irakiennes. «Ce noyau dur fait face et affronte [les insurgés], il assume sa part de la charge», a-t-il ajouté.
Dans le même temps, la secrétaire d'État, Condoleezza Rice, estime dans un entretien à l'hebdomadaire Time que l'insurrection irakienne est de plus en plus isolée en Irak par les progrès enregistrés sur le front de la transition politique.
«Je pense vraiment que l'insurrection a un problème, lequel réside dans le fait qu'à mesure que le processus politique gagne en maturité et que les Irakiens acceptent jour après jour ce processus politique comme étant leur avenir, [les insurgés] sont de plus en plus isolés de la population et deviennent rien de plus qu'une force de destruction», explique-t-elle.
Ces progrès politiques, poursuit Condoleezza Rice, sont bien réels même s'ils sont masqués par les violences quotidiennes en Irak, «bien plus spectaculaires».
George Bush s'est toujours refusé à établir un calendrier de retrait des forces déployées en Irak - environ 138 000 hommes actuellement. Mercredi dernier, il réaffirmait que cela dépendrait de la capacité des États-Unis «à former les Irakiens, à les préparer à combattre» l'insurrection.
Mais le New York Times a écrit hier que le commandant des forces américaines pour le Moyen-Orient, le général John Abizaid, a préparé un plan de réduction du contingent américain en Irak de l'ordre de 20 000 à 30 000 hommes au printemps prochain.
Ce plan signé par le chef du «CentCom» (commandement central) est conforme aux propos tenus le mois dernier par le général George Casey, commandant des forces américaines en Irak, qui avait indiqué lors d'une rencontre avec le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld que Washington espérait réduire sensiblement sa présence militaire en Irak l'année prochaine.
«Je crois sincèrement que si le processus politique continue à bien se dérouler, si l'évolution des forces de sécurité (irakiennes) se poursuit au rythme actuel, nous serons en mesure de procéder à d'importantes réductions d'effectifs [...] au printemps et à l'été prochains», avait-il dit le 27 juillet.
Dans l'immédiat, écrit le Times, la présence américaine devrait cependant être renforcée pour atteindre environ 160 000 hommes en décembre afin d'améliorer la sécurité des élections législatives attendues pour le 15 décembre.
Invité de CBS, Donald Duncan a souligné que les informations en provenance d'Irak faisaient état du développement des capacités de combat des nouvelles forces armées irakiennes. «Ce noyau dur fait face et affronte [les insurgés], il assume sa part de la charge», a-t-il ajouté.
Dans le même temps, la secrétaire d'État, Condoleezza Rice, estime dans un entretien à l'hebdomadaire Time que l'insurrection irakienne est de plus en plus isolée en Irak par les progrès enregistrés sur le front de la transition politique.
«Je pense vraiment que l'insurrection a un problème, lequel réside dans le fait qu'à mesure que le processus politique gagne en maturité et que les Irakiens acceptent jour après jour ce processus politique comme étant leur avenir, [les insurgés] sont de plus en plus isolés de la population et deviennent rien de plus qu'une force de destruction», explique-t-elle.
Ces progrès politiques, poursuit Condoleezza Rice, sont bien réels même s'ils sont masqués par les violences quotidiennes en Irak, «bien plus spectaculaires».
George Bush s'est toujours refusé à établir un calendrier de retrait des forces déployées en Irak - environ 138 000 hommes actuellement. Mercredi dernier, il réaffirmait que cela dépendrait de la capacité des États-Unis «à former les Irakiens, à les préparer à combattre» l'insurrection.
Mais le New York Times a écrit hier que le commandant des forces américaines pour le Moyen-Orient, le général John Abizaid, a préparé un plan de réduction du contingent américain en Irak de l'ordre de 20 000 à 30 000 hommes au printemps prochain.
Ce plan signé par le chef du «CentCom» (commandement central) est conforme aux propos tenus le mois dernier par le général George Casey, commandant des forces américaines en Irak, qui avait indiqué lors d'une rencontre avec le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld que Washington espérait réduire sensiblement sa présence militaire en Irak l'année prochaine.
«Je crois sincèrement que si le processus politique continue à bien se dérouler, si l'évolution des forces de sécurité (irakiennes) se poursuit au rythme actuel, nous serons en mesure de procéder à d'importantes réductions d'effectifs [...] au printemps et à l'été prochains», avait-il dit le 27 juillet.
Dans l'immédiat, écrit le Times, la présence américaine devrait cependant être renforcée pour atteindre environ 160 000 hommes en décembre afin d'améliorer la sécurité des élections législatives attendues pour le 15 décembre.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

