Schwarzie cultive trop bien ses relations
16 juillet 2005
États-Unis
Los Angeles — Le gouverneur de la Californie, Arnold Schwarzenegger, qui a opposé son veto l'an dernier à une loi destinée à contrôler l'industrie des additifs alimentaires, est sous le feu des critiques pour avoir touché des revenus de cette industrie par l'entremise d'une revue de culturisme.
Cette affaire risque de ternir encore davantage l'image de l'ancien acteur, qui s'est nettement dégradée ces derniers mois en raison de certaines de ses initiatives. Selon un sondage publié à la fin du mois dernier, 37 % seulement des électeurs californiens disent lui faire encore confiance.
Ancien «Monsieur Univers», la star de cinéma a signé un contrat de cinq ans, quelques jours seulement avant de prêter serment comme gouverneur, avec une revue de culturisme lui assurant au moins un million de dollars par an, selon des documents publiés jeudi.
Officiellement, ce contrat stipule que l'actuel gouverneur républicain, désigné sous le nom de «Mr. S.» est «consultant» du magazine Flex and Muscle and Fitness depuis novembre 2003.
En échange de la publication de son nom dans le magazine, Schwarzenegger doit recevoir 1 % des recettes publicitaires de la revue ou au moins un million de dollars par an. Le magazine tire la plupart de ses revenus publicitaires des sociétés fabriquant les suppléments alimentaires utilisés par les body builders et adeptes du fitness.
Lors de son élection, Arnold Schwarzenegger avait confié ses avoirs personnels à un fonds indépendant, en assurant une gestion autonome, pour éviter les conflits d'intérêts.
Néanmoins, ses critiques font valoir que l'accord avec le magazine pourrait l'avoir poussé en 2004 à opposer son veto à une loi californienne renforçant les contrôles sur l'industrie des suppléments alimentaires.
Le porte-parole de Schwarzenegger a démenti tout conflit d'intérêts.
Au contraire, «le conflit d'intérêts est le plus important qu'on puisse trouver dans un gouvernement», estime Douglas Heller, de la Fondation pour la défense des droits des consommateurs et des contribuables, «quand un responsable politique est payé secrètement et qu'il fait ensuite sur le plan politique ce que son bailleur de fonds veut qu'il fasse».
L'association a commencé de contacter des élus californiens en leur demandant de mener une enquête à ce sujet.
Cette affaire risque de ternir encore davantage l'image de l'ancien acteur, qui s'est nettement dégradée ces derniers mois en raison de certaines de ses initiatives. Selon un sondage publié à la fin du mois dernier, 37 % seulement des électeurs californiens disent lui faire encore confiance.
Ancien «Monsieur Univers», la star de cinéma a signé un contrat de cinq ans, quelques jours seulement avant de prêter serment comme gouverneur, avec une revue de culturisme lui assurant au moins un million de dollars par an, selon des documents publiés jeudi.
Officiellement, ce contrat stipule que l'actuel gouverneur républicain, désigné sous le nom de «Mr. S.» est «consultant» du magazine Flex and Muscle and Fitness depuis novembre 2003.
En échange de la publication de son nom dans le magazine, Schwarzenegger doit recevoir 1 % des recettes publicitaires de la revue ou au moins un million de dollars par an. Le magazine tire la plupart de ses revenus publicitaires des sociétés fabriquant les suppléments alimentaires utilisés par les body builders et adeptes du fitness.
Lors de son élection, Arnold Schwarzenegger avait confié ses avoirs personnels à un fonds indépendant, en assurant une gestion autonome, pour éviter les conflits d'intérêts.
Néanmoins, ses critiques font valoir que l'accord avec le magazine pourrait l'avoir poussé en 2004 à opposer son veto à une loi californienne renforçant les contrôles sur l'industrie des suppléments alimentaires.
Le porte-parole de Schwarzenegger a démenti tout conflit d'intérêts.
Au contraire, «le conflit d'intérêts est le plus important qu'on puisse trouver dans un gouvernement», estime Douglas Heller, de la Fondation pour la défense des droits des consommateurs et des contribuables, «quand un responsable politique est payé secrètement et qu'il fait ensuite sur le plan politique ce que son bailleur de fonds veut qu'il fasse».
L'association a commencé de contacter des élus californiens en leur demandant de mener une enquête à ce sujet.
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