samedi 11 février 2012 Dernière mise à jour 01h25
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

À Guantánamo, les tortionnaires font les putes

Associated Press   29 janvier 2005  États-Unis
San Juan — Des geôliers femmes ont tenté de faire craquer des détenus de la base américaine de Guantánamo en pratiquant des attouchements, en portant minijupes et strings et en allant jusqu'à barbouiller le visage d'un prisonnier saoudien de faux sang menstruel, selon un document secret obtenu par AP.

Le récit confidentiel détaille des techniques d'interrogatoire peu orthodoxes au camp militaire de Guantánamo Bay, à Cuba. Le document manuscrit a été écrit par un ancien militaire américain, qui souhaite le publier sous forme de livre. Il a été classé secret défense en attendant l'examen de son contenu par le Pentagone. L'auteur, l'ancien sergent Erik Saar, aurait assisté à une vingtaine d'interrogatoires et observé des pratiques «troublantes».

Une employée civile embauchée par l'armée américaine utilisait ainsi une tenue affriolante avec minijupe, string et soutien-gorge lors d'interrogatoires nocturnes. Or la plupart des prisonniers de Guantánamo sont des musulmans pratiquants qui excluent tout contact avec des femmes autres que leur épouse.

«J'ai appris que cette tenue était utilisée par une des employées civiles [...] d'une équipe interrogeant au milieu de la nuit des Saoudiens qui refusaient de parler.» Certains détenus de Guantánamo libérés depuis ont raconté avoir été tourmentés par des «prostituées».

Dans un autre cas, Erik Saar raconte comment une enquêteuse militaire a tenté de faire craquer un Saoudien. Devant son refus de parler, elle a enlevé le haut de son uniforme, dévoilant un maillot moulant, s'est caressé les seins, les a frottés contre son dos et a fait des commentaires sur son apparente érection. Le prisonnier lui a craché au visage, selon le manuscrit.

L'«interrogatrice» a alors décidé d'utiliser une autre technique. Un interprète lui a conseillé de faire croire au détenu qu'elle avait ses règles. Une interprétation stricte de la loi islamique interdit tout contact physique avec les femmes en période de menstruations, considérées comme «impures». «L'idée était de faire en sorte que le détenu sente, après avoir parlé avec elle, qu'il était souillé et ne pouvait ainsi prier son Dieu et trouver des forces [morales]», souligne le document. La militaire a utilisé de l'encre rouge pour duper le détenu et lui en a barbouillé sur le visage. «Il a hurlé, craché sur elle et a bondi en avant» si violemment qu'il a brisé un des fers qu'il avait aux chevilles, souligne le document.

Le récit d'Erik Saar fait écho à deux incidents rendus publics par l'armée américaine mais n'ayant pu être confirmés de source indépendante.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012