Lutte contre le terrorisme - L'APEC serre les rangs derrière Bush
22 novembre 2004
États-Unis
Photo : Agence Reuters
Le sommet de l’APEC à Santiago s’est terminé avec la traditionnelle photo de famille, en poncho.
Santiago — Le président américain George W. Bush, fort de la légitimité conférée par sa réélection, a imposé ses préoccupations sur la sécurité comme thème central du sommet des leaders d'Asie et du Pacifique, pourtant conçu à l'origine comme un simple forum chargé de débattre de questions économiques.
La déclaration finale du sommet du forum de Coopération économique Asie-Pacifique, tenu ce week-end à Santiago du Chili, a largement pris en compte les préoccupations américaines en matière de lutte contre le terrorisme. Les 21 pays de l'APEC y soulignent leur «indéniable engagement» à «affronter collectivement la menace du terrorisme». Ils y affirment également leur ambition de «démanteler les groupes terroristes transnationaux» et «d'éliminer le danger que représentent les armes de destruction massive», en une référence directe aux projets de la Corée du Nord et de l'Iran de se doter d'armements nucléaires.
Le thème des débats «a essentiellement été la sécurité», avait admis la veille le premier ministre canadien Paul Martin lors d'une conférence de presse.
Il a souligné que le Canada n'avait jamais été partisan de limiter les discussions de l'APEC à la seule économie et que le dossier de la sécurité y avait toute sa place. «Vous ne pouvez pas séparer les deux», a-t-il insisté. Mais l'emphase mise sur ce thème a provoqué le malaise de certaines délégations, en particulier au sein des pays asiatiques. «Certains pays développés de l'APEC oeuvrent pour élargir la thématique de l'APEC au delà de son mandat économique actuel, pour y inclure les dossiers jumeaux de la sécurité: prolifération des armes de destruction massive et élimination des groupes terroristes», s'est indigné la ministre malaisienne du Commerce Rafidah Aziz.
Paul Martin est sorti ravi du sommet, estimant avoir accompli des progrès considérables pour faire avancer ses deux projets favoris qu'il tente de vendre sur la scène internationale. À son avis, son projet de créer un nouveau forum de 20 pays (appelé L-20), une expansion du G-8 pour y inclure des pays émergents, et le projet canadien de réforme des Nations unies n'ont reçu aucune rebuffade. Quelques-uns, dont Bush semblent sceptiques à l'idée d'une expansion du G-8, mais ne ferment pas pour autant la porte, a expliqué le premier ministre en point de presse.
La déclaration finale du sommet du forum de Coopération économique Asie-Pacifique, tenu ce week-end à Santiago du Chili, a largement pris en compte les préoccupations américaines en matière de lutte contre le terrorisme. Les 21 pays de l'APEC y soulignent leur «indéniable engagement» à «affronter collectivement la menace du terrorisme». Ils y affirment également leur ambition de «démanteler les groupes terroristes transnationaux» et «d'éliminer le danger que représentent les armes de destruction massive», en une référence directe aux projets de la Corée du Nord et de l'Iran de se doter d'armements nucléaires.
Le thème des débats «a essentiellement été la sécurité», avait admis la veille le premier ministre canadien Paul Martin lors d'une conférence de presse.
Il a souligné que le Canada n'avait jamais été partisan de limiter les discussions de l'APEC à la seule économie et que le dossier de la sécurité y avait toute sa place. «Vous ne pouvez pas séparer les deux», a-t-il insisté. Mais l'emphase mise sur ce thème a provoqué le malaise de certaines délégations, en particulier au sein des pays asiatiques. «Certains pays développés de l'APEC oeuvrent pour élargir la thématique de l'APEC au delà de son mandat économique actuel, pour y inclure les dossiers jumeaux de la sécurité: prolifération des armes de destruction massive et élimination des groupes terroristes», s'est indigné la ministre malaisienne du Commerce Rafidah Aziz.
Paul Martin est sorti ravi du sommet, estimant avoir accompli des progrès considérables pour faire avancer ses deux projets favoris qu'il tente de vendre sur la scène internationale. À son avis, son projet de créer un nouveau forum de 20 pays (appelé L-20), une expansion du G-8 pour y inclure des pays émergents, et le projet canadien de réforme des Nations unies n'ont reçu aucune rebuffade. Quelques-uns, dont Bush semblent sceptiques à l'idée d'une expansion du G-8, mais ne ferment pas pour autant la porte, a expliqué le premier ministre en point de presse.
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