Lettres: Le second mandat de George W. Bush
Depuis la réélection de George W. Bush à la présidence des États-Unis, plusieurs commentaires ont porté sur les positions qu'il prendra au cours de son second mandat.
Poursuivra-t-il sur sa lancée de va-t-en-guerre en politique étrangère et de néoconservateur en politique intérieure? Adoptera-t-il des orientations plus modérées, comme certains de ses prédécesseurs à la Maison-Blanche l'ont fait après avoir été réélus? Qui plus est, George W. Bush n'est-il pas plus souple et plus modéré qu'on ne s'est plu à le dépeindre?
Une réponse à ces interrogations nous est venue, me semble-t-il, de l'ambassadeur des États-Unis au Canada à peine quelques heures après le scrutin du 2 novembre. Paul Cellucci a alors profité de l'effervescence créée par l'élection dans son pays pour affirmer de nouveau l'intention de George W. Bush de construire une «grande Amérique du Nord» mise en place et définie par les États-Unis. En effet, l'ambassadeur a rappelé la volonté de la Maison-Blanche d'intégrer et d'homogénéiser autant les politiques commerciales que celles qui ont trait à toutes les formes de sécurité dans l'ensemble de l'Amérique du Nord, autrement dit, de tout mettre en oeuvre pour éliminer les frontières entre le Canada, les États-Unis et le Mexique. Le message est clair: rien de ce qui a cours depuis la première élection de George W. Bush ne va changer. Le même esprit unilatéraliste sera maintenu; le terrorisme international continuera de servir de levier pour justifier l'accroissement des interventions militaires des États-Unis dans le monde, y compris chez ses voisins immédiats si nécessaire; les mêmes méthodes de prédation économique prévaudront avec les conséquences déjà connues d'appauvrissement de la majorité au profit d'une minorité de nantis, y compris aux États-Unis eux-mêmes.
George W. Bush ne changera pas d'un iota. C'est un homme qui adhère totalement aux valeurs guerrières, fondamentalistes et religieuses ainsi qu'à l'individualisme salvateur qui constituent le socle de l'histoire des États-Unis. Les dirigeants politiques canadiens ont intérêt à s'en souvenir.
Poursuivra-t-il sur sa lancée de va-t-en-guerre en politique étrangère et de néoconservateur en politique intérieure? Adoptera-t-il des orientations plus modérées, comme certains de ses prédécesseurs à la Maison-Blanche l'ont fait après avoir été réélus? Qui plus est, George W. Bush n'est-il pas plus souple et plus modéré qu'on ne s'est plu à le dépeindre?
Une réponse à ces interrogations nous est venue, me semble-t-il, de l'ambassadeur des États-Unis au Canada à peine quelques heures après le scrutin du 2 novembre. Paul Cellucci a alors profité de l'effervescence créée par l'élection dans son pays pour affirmer de nouveau l'intention de George W. Bush de construire une «grande Amérique du Nord» mise en place et définie par les États-Unis. En effet, l'ambassadeur a rappelé la volonté de la Maison-Blanche d'intégrer et d'homogénéiser autant les politiques commerciales que celles qui ont trait à toutes les formes de sécurité dans l'ensemble de l'Amérique du Nord, autrement dit, de tout mettre en oeuvre pour éliminer les frontières entre le Canada, les États-Unis et le Mexique. Le message est clair: rien de ce qui a cours depuis la première élection de George W. Bush ne va changer. Le même esprit unilatéraliste sera maintenu; le terrorisme international continuera de servir de levier pour justifier l'accroissement des interventions militaires des États-Unis dans le monde, y compris chez ses voisins immédiats si nécessaire; les mêmes méthodes de prédation économique prévaudront avec les conséquences déjà connues d'appauvrissement de la majorité au profit d'une minorité de nantis, y compris aux États-Unis eux-mêmes.
George W. Bush ne changera pas d'un iota. C'est un homme qui adhère totalement aux valeurs guerrières, fondamentalistes et religieuses ainsi qu'à l'individualisme salvateur qui constituent le socle de l'histoire des États-Unis. Les dirigeants politiques canadiens ont intérêt à s'en souvenir.
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