Terrorisme et sécurité sociale, les deux priorités de Bush
Washington — Au lendemain de l'annonce de sa réélection à la présidence des États-Unis, George W. Bush a défini hier les priorités de son second mandat, annonçant qu'il travaillerait avec les alliés des États-Unis pour lutter contre le terrorisme et qu'il engagerait sans délai la réforme du système fédéral de sécurité sociale.
Il a également confirmé qu'il remanierait son administration mais n'a donné aucune précision. «J'ai acquis au cours de cette campagne un capital, un capital politique, et j'entends à présent le dépenser», a prévenu lors de sa première conférence de presse à titre de président réélu le premier candidat à la Maison-Blanche à avoir obtenu la majorité absolue des suffrages depuis son père, en 1988.
Évoquant sa «guerre contre le terrorisme», George Bush a reconnu que les alliés des États-Unis n'avaient pas toujours approuvé ses actions, mais, a-t-il ajouté, «quels que soient nos désaccords passés, nous partageons un ennemi commun».
Il a écarté les conjectures sur le possible envoi de renforts militaires américains en Irak avant les élections générales prévues en janvier, expliquant que l'état-major de l'armée ne lui avait pas présenté une telle requête.
Interrogé par ailleurs sur les informations faisant état de la mort de Yasser Arafat et s'exprimant avant le démenti officiel de l'hôpital militaire français où le président palestinien est soigné, George W. Bush a répondu: «Ma première réaction, c'est que Dieu ait son âme, et ma deuxième réaction, c'est que nous continuerons d'oeuvrer à un État palestinien qui soit en paix avec Israël.»
Le président des États-Unis a par ailleurs réitéré son soutien à la création d'un État palestinien et à la «feuille de route», le plan de paix élaboré par le quartet des médiateurs internationaux (États-Unis, Union européenne, Russie et Nations unies).
«Mon souhait est que nous réalisions d'importants progrès», a-t-il poursuivi, soulignant, en accord avec Tony Blair qui s'est exprimé sur le sujet mercredi, que le conflit israélo-palestinien serait l'une de ses toutes premières priorités. «Il est très important pour nos amis israéliens d'avoir un État palestinien pacifique à leur frontière. Il est important pour le peuple palestinien de voir l'avenir de façon pacifique et optimiste.»
Sur le plan de la politique intérieure, il a annoncé la mise en oeuvre immédiate de la réforme du programme fédéral de sécurité sociale, à la pérennité financière mise à mal par le vieillissement des générations du baby-boom. On estime que 77 millions d'Américains issus du baby-boom prendront leur retraite dans les années à venir. «Nous allons commencer maintenant sur la sécurité sociale. Nous commencerons par rassembler ceux au Congrès qui sont d'accord avec mon analyse sur la nécessité de travailler ensemble», a-t-il dit.
Il a prévenu que la réforme serait très dure et coûteuse. «Mais le coût de l'inaction est bien plus élevé que le coût d'une réforme du système», a-t-il dit.
Son projet de réforme consiste notamment à annuler une partie des prélèvements destinés actuellement au financement du système fédéral et à inciter les Américains à investir en actions et en obligations pour financer leur retraite.
Pour les adversaires de ce projet, faire peser l'avenir de millions de personnes sur les marchés financiers et leurs aléas est un pari dangereux.
Le président réélu a par ailleurs confirmé que l'administration Bush II différera de l'administration Bush I. Mais il a indiqué qu'aucune nomination et aucun départ ne seraient annoncés hier.
«Je pars à Camp David [la résidence présidentielle] cet après-midi avec Laura et je commencerai à réfléchir à mon administration et aux effectifs de la Maison-Blanche, a-t-il dit aux journalistes. Vous serez informés en temps voulu lorsque les décisions auront été prises.»
Les conjectures vont bon train sur les changements que le président s'apprête à apporter à son administration, qui pourraient concerner le secrétaire d'État Colin Powell, que certains donnent partant, et le Pentagone.
Donald Rumsfeld, actuel secrétaire à la Défense, pourrait céder son ministère alors que Condoleezza Rice, actuelle conseillère à la sécurité nationale, serait sur les rangs pour lui succéder, ce qui en ferait la première femme à diriger le Pentagone dans l'histoire des États-Unis. Un autre nom revient avec insistance, celui de l'actuel ambassadeur des États-Unis à Berlin, Daniel Coats, qui s'est dit publiquement intéressé par le poste.
La diplomatie pourrait quant à elle revenir à John Danforth, actuel ambassadeur des États-Unis à l'ONU.
Il a également confirmé qu'il remanierait son administration mais n'a donné aucune précision. «J'ai acquis au cours de cette campagne un capital, un capital politique, et j'entends à présent le dépenser», a prévenu lors de sa première conférence de presse à titre de président réélu le premier candidat à la Maison-Blanche à avoir obtenu la majorité absolue des suffrages depuis son père, en 1988.
Évoquant sa «guerre contre le terrorisme», George Bush a reconnu que les alliés des États-Unis n'avaient pas toujours approuvé ses actions, mais, a-t-il ajouté, «quels que soient nos désaccords passés, nous partageons un ennemi commun».
Il a écarté les conjectures sur le possible envoi de renforts militaires américains en Irak avant les élections générales prévues en janvier, expliquant que l'état-major de l'armée ne lui avait pas présenté une telle requête.
Interrogé par ailleurs sur les informations faisant état de la mort de Yasser Arafat et s'exprimant avant le démenti officiel de l'hôpital militaire français où le président palestinien est soigné, George W. Bush a répondu: «Ma première réaction, c'est que Dieu ait son âme, et ma deuxième réaction, c'est que nous continuerons d'oeuvrer à un État palestinien qui soit en paix avec Israël.»
Le président des États-Unis a par ailleurs réitéré son soutien à la création d'un État palestinien et à la «feuille de route», le plan de paix élaboré par le quartet des médiateurs internationaux (États-Unis, Union européenne, Russie et Nations unies).
«Mon souhait est que nous réalisions d'importants progrès», a-t-il poursuivi, soulignant, en accord avec Tony Blair qui s'est exprimé sur le sujet mercredi, que le conflit israélo-palestinien serait l'une de ses toutes premières priorités. «Il est très important pour nos amis israéliens d'avoir un État palestinien pacifique à leur frontière. Il est important pour le peuple palestinien de voir l'avenir de façon pacifique et optimiste.»
Sur le plan de la politique intérieure, il a annoncé la mise en oeuvre immédiate de la réforme du programme fédéral de sécurité sociale, à la pérennité financière mise à mal par le vieillissement des générations du baby-boom. On estime que 77 millions d'Américains issus du baby-boom prendront leur retraite dans les années à venir. «Nous allons commencer maintenant sur la sécurité sociale. Nous commencerons par rassembler ceux au Congrès qui sont d'accord avec mon analyse sur la nécessité de travailler ensemble», a-t-il dit.
Il a prévenu que la réforme serait très dure et coûteuse. «Mais le coût de l'inaction est bien plus élevé que le coût d'une réforme du système», a-t-il dit.
Son projet de réforme consiste notamment à annuler une partie des prélèvements destinés actuellement au financement du système fédéral et à inciter les Américains à investir en actions et en obligations pour financer leur retraite.
Pour les adversaires de ce projet, faire peser l'avenir de millions de personnes sur les marchés financiers et leurs aléas est un pari dangereux.
Le président réélu a par ailleurs confirmé que l'administration Bush II différera de l'administration Bush I. Mais il a indiqué qu'aucune nomination et aucun départ ne seraient annoncés hier.
«Je pars à Camp David [la résidence présidentielle] cet après-midi avec Laura et je commencerai à réfléchir à mon administration et aux effectifs de la Maison-Blanche, a-t-il dit aux journalistes. Vous serez informés en temps voulu lorsque les décisions auront été prises.»
Les conjectures vont bon train sur les changements que le président s'apprête à apporter à son administration, qui pourraient concerner le secrétaire d'État Colin Powell, que certains donnent partant, et le Pentagone.
Donald Rumsfeld, actuel secrétaire à la Défense, pourrait céder son ministère alors que Condoleezza Rice, actuelle conseillère à la sécurité nationale, serait sur les rangs pour lui succéder, ce qui en ferait la première femme à diriger le Pentagone dans l'histoire des États-Unis. Un autre nom revient avec insistance, celui de l'actuel ambassadeur des États-Unis à Berlin, Daniel Coats, qui s'est dit publiquement intéressé par le poste.
La diplomatie pourrait quant à elle revenir à John Danforth, actuel ambassadeur des États-Unis à l'ONU.
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