Lettres: La démocratie américaine est malade
La démocratie américaine est gravement malade, et on ne parle pas ici de la multiplicité des systèmes électoraux, dont la mécanique est différente d'un État à l'autre, ni du collège électoral puisque le nombre de grands électeurs est proportionnel à la population de chaque État.
La démocratie américaine est malade dans son financement. En effet, comme il n'y a pas de loi sur le financement des partis politiques, les candidats sont financés majoritairement par les lobbys politiques. Dix principaux groupes de pression (armes à feu, industrie pharmaceutique, industrie militaire, groupes religieux, appuis à Israël, etc.) soutiennent systématiquement 80 % des candidats aux élections à tous les niveaux. Ceux qui n'ont pas leur soutien n'étant pas élus, on peut donc affirmer que ces groupes contrôlent effectivement l'ensemble des législations et des administrations de nos voisins du Sud.
Par ailleurs, on apprenait l'an dernier que George W. Bush et son équipe disposaient de 150 millions de dollars pour leur campagne électorale alors que les démocrates, toujours à la recherche d'un chef à l'époque, cumulaient à peine 25 millions. Comme aucune loi ne limite les dépenses électorales des candidats, les citoyens américains ont été inondés de messages républicains, dont nous avons été épargnés au Canada. Ce n'est donc pas à la popularité de Bush qu'on doit la forte participation de cette année mais bien à l'ampleur de son budget électoral.
Les Américains sont-ils fous d'avoir réélu George W. Bush? Non. Nous disposons tout simplement d'une information plus rigoureuse et surtout mieux équilibrée que la majorité d'entre eux, en plus de lois sur le financement des partis politiques et sur la divulgation et la limite des dépenses électorales.
La démocratie américaine est malade dans son financement. En effet, comme il n'y a pas de loi sur le financement des partis politiques, les candidats sont financés majoritairement par les lobbys politiques. Dix principaux groupes de pression (armes à feu, industrie pharmaceutique, industrie militaire, groupes religieux, appuis à Israël, etc.) soutiennent systématiquement 80 % des candidats aux élections à tous les niveaux. Ceux qui n'ont pas leur soutien n'étant pas élus, on peut donc affirmer que ces groupes contrôlent effectivement l'ensemble des législations et des administrations de nos voisins du Sud.
Par ailleurs, on apprenait l'an dernier que George W. Bush et son équipe disposaient de 150 millions de dollars pour leur campagne électorale alors que les démocrates, toujours à la recherche d'un chef à l'époque, cumulaient à peine 25 millions. Comme aucune loi ne limite les dépenses électorales des candidats, les citoyens américains ont été inondés de messages républicains, dont nous avons été épargnés au Canada. Ce n'est donc pas à la popularité de Bush qu'on doit la forte participation de cette année mais bien à l'ampleur de son budget électoral.
Les Américains sont-ils fous d'avoir réélu George W. Bush? Non. Nous disposons tout simplement d'une information plus rigoureuse et surtout mieux équilibrée que la majorité d'entre eux, en plus de lois sur le financement des partis politiques et sur la divulgation et la limite des dépenses électorales.
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