Le Moyen-Orient exprime son inquiétude
Les peuples du Moyen-Orient, à l'exception des Israéliens et de certains Iraniens, réagissaient hier avec une déception résignée aux résultats du scrutin présidentiel américain.
Le Caire — D'aucuns se consolaient en disant avoir placé peu d'espoir dans le démocrate John Kerry, qui a critiqué la conduite de l'occupation de l'Irak sans pour autant annoncer les initiatives qu'attendent les Arabes dans le conflit israélo-palestinien. Beaucoup, enfin, exprimaient la crainte qu'un second mandat de Bush n'entraîne un surcroît de tensions et d'effusions de sang au Moyen-Orient.
«Ce n'est pas une bonne nouvelle pour le Moyen-Orient. Bush pourrait y voir le signe que sa politique étrangère dans la région est un succès et qu'il peut durcir ses positions. Il y aura d'autres tueries, d'autres effusions de sang», estime Djassim Ali, analyste du Bahreïn.
«Quatre ans de plus, cela signifie qu'il se montrera implacable dans la lutte contre le prétendu terrorisme. D'autres innocents deviendront des victimes. S'il ne s'entoure pas de gens plus sobres, je ne sais pas ce qui se passera», renchérit Khaled Maïna, rédacteur en chef du journal saoudien Arab News.
L'administration Bush s'est aliénée de nombreux Arabes par son invasion de l'Irak et sa négligence du problème palestinien. Sa campagne pour les réformes et la démocratie au Moyen-Orient a elle-même été mal reçue parce qu'on y voit un moyen d'imposer les intérêts américains dans la région.
À Téhéran, indifférents au résultat des urnes américaines, des milliers de jeunes se sont réunis pour crier «Mort à l'Amérique», à l'occasion du 25e anniversaire de la prise d'otages à l'ambassade des États-Unis.
En Israël
Israël s'est félicité hier de la reconduction du président américain George W. Bush. À Jérusalem, le conseiller diplomatique du premier ministre israélien Ariel Sharon, Zalman Shoval, s'est félicité de la victoire de M. Bush. «Israël et l'ensemble du monde libre ont toutes les raisons de se réjouir de ce résultat», a-t-il dit, estimant que la réélection du président Bush allait permettre de «resserrer encore davantage les liens entre» Israël et les États-Unis, et allait faciliter la mise en application du plan de retrait de la bande de Gaza de M. Sharon, prévu pour 2005.
L'Autorité palestinienne, elle, a pris acte de la victoire de M. Bush. Yasser Arafat «a salué la victoire de M. Bush et émis l'espoir que son nouveau mandat et la confiance que le peuple américain lui a renouvelée donneront un nouvel élan aux efforts consacrés au processus de paix au Proche-Orient», a déclaré Mohammad Rachid, l'un des plus proches conseillers du dirigeant palestinien soigné actuellement dans un hôpital de la région parisienne.
Le Caire — D'aucuns se consolaient en disant avoir placé peu d'espoir dans le démocrate John Kerry, qui a critiqué la conduite de l'occupation de l'Irak sans pour autant annoncer les initiatives qu'attendent les Arabes dans le conflit israélo-palestinien. Beaucoup, enfin, exprimaient la crainte qu'un second mandat de Bush n'entraîne un surcroît de tensions et d'effusions de sang au Moyen-Orient.
«Ce n'est pas une bonne nouvelle pour le Moyen-Orient. Bush pourrait y voir le signe que sa politique étrangère dans la région est un succès et qu'il peut durcir ses positions. Il y aura d'autres tueries, d'autres effusions de sang», estime Djassim Ali, analyste du Bahreïn.
«Quatre ans de plus, cela signifie qu'il se montrera implacable dans la lutte contre le prétendu terrorisme. D'autres innocents deviendront des victimes. S'il ne s'entoure pas de gens plus sobres, je ne sais pas ce qui se passera», renchérit Khaled Maïna, rédacteur en chef du journal saoudien Arab News.
L'administration Bush s'est aliénée de nombreux Arabes par son invasion de l'Irak et sa négligence du problème palestinien. Sa campagne pour les réformes et la démocratie au Moyen-Orient a elle-même été mal reçue parce qu'on y voit un moyen d'imposer les intérêts américains dans la région.
À Téhéran, indifférents au résultat des urnes américaines, des milliers de jeunes se sont réunis pour crier «Mort à l'Amérique», à l'occasion du 25e anniversaire de la prise d'otages à l'ambassade des États-Unis.
En Israël
Israël s'est félicité hier de la reconduction du président américain George W. Bush. À Jérusalem, le conseiller diplomatique du premier ministre israélien Ariel Sharon, Zalman Shoval, s'est félicité de la victoire de M. Bush. «Israël et l'ensemble du monde libre ont toutes les raisons de se réjouir de ce résultat», a-t-il dit, estimant que la réélection du président Bush allait permettre de «resserrer encore davantage les liens entre» Israël et les États-Unis, et allait faciliter la mise en application du plan de retrait de la bande de Gaza de M. Sharon, prévu pour 2005.
L'Autorité palestinienne, elle, a pris acte de la victoire de M. Bush. Yasser Arafat «a salué la victoire de M. Bush et émis l'espoir que son nouveau mandat et la confiance que le peuple américain lui a renouvelée donneront un nouvel élan aux efforts consacrés au processus de paix au Proche-Orient», a déclaré Mohammad Rachid, l'un des plus proches conseillers du dirigeant palestinien soigné actuellement dans un hôpital de la région parisienne.
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