Ralf Nader est présent dans au moins 33 États
La bataille est peu médiatisée, mais elle est épique: le candidat «indépendant» à la présidence américaine, Ralph Nader, est parvenu à ce jour à s'inscrire sur les bulletins de vote dans 33 des 50 États américains, malgré les efforts assidus des démocrates pour bloquer sa candidature et l'empêcher de grignoter des votes à John Kerry dans une présidentielle qui s'annonce serrée.
M. Nader, qui a du reste l'appui du Parti réformiste, est depuis quatre ans la bête noire du Parti démocrate. Avocat de gauche, il est connu pour ses combats en faveur des droits des consommateurs, mais plus encore maintenant pour avoir fait perdre la présidence au candidat démocrate Al Gore en 2000 en divisant le vote. Presque inexistant sur le radar électoral en ce qui concerne les intentions de vote, sa capacité de nuisance tient au fait qu'il puise les deux tiers de son électorat parmi les démocrates.
L'offensive démocrate dure depuis des mois. Le pouvoir d'attraction de M. Nader s'est émoussé depuis 2000, en partie pour le tort que sa candidature a fait à celle de M. Gore. Il avait remporté 2,7 % des votes il y a quatre ans (mais jusqu'à 6 % dans certains États); les sondages ne lui donnent présentement guère plus que 1 %. N'empêche, les démocrates ne laissent rien au hasard.
Il y a trois semaines, la Cour suprême de la Floride a donné à M. Nader, au grand dam du clan Kerry, l'autorisation de se présenter dans cet État qui, comme en l'an 2000, pourrait être une clé de la présidentielle du 2 novembre prochain. À titre de candidat des verts il y a quatre ans, il avait récolté 98 000 voix, alors que M. Bush remportait la Floride par 534 petits votes et les 27 grands électeurs qui lui ont permis, dans le chaos politique que l'on sait, de s'approprier la Maison-Blanche. Idem dans le New Hampshire où le nombre de votes récoltés par M. Nader (22 200) avait été supérieur à la marge de victoire de M. Bush (7000 voix).
Aux États-Unis, les lois électorales confient à chacun des États le contrôle de son système de votation. Une affaire fort complexe. Le Parti démocrate a dépêché des avocats dans tout le pays pour s'opposer à la candidature de M. Nader devant les commissions électorales locales et les tribunaux. Ceux-ci plaident principalement deux choses: que le Reform Party, fondé en 1992 par le milliardaire Ross Perot, n'a plus d'envergure nationale et qu'il est soutenu par le camp Bush dans un effort pour miner M. Kerry.
Furieux de la décision du mois dernier de la Cour suprême de la Floride, le président du Comité national républicain, Terry McAuliffe, a d'ailleurs accusé Ralph Nader d'être coopté par l'équipe de M. Bush. «État après État, a-t-il fulminé, Nader est devenu une extension du Parti républicain.»
Impénitent, le nom de M. Nader apparaîtra sur les bulletins de vote dans 33 États. Il est déjà entendu qu'il ne pourra pas se présenter dans six États, dont la Californie et le Missouri. À moins d'un mois de la présidentielle, sa candidature est toujours contestée dans 11 États, dont l'Ohio, l'Arizona, le Michigan et le Maine.
Cette semaine dans le Maine, M. Nader a accusé les démocrates de se «déshonorer» en tentant de bloquer sa candidature dans cet État. «Vous montrez les hypocrites que vous êtes», a déclaré M. Nader, qui refuse d'être dépeint comme un voleur de voix. «Nous sommes tous les otages d'un système bipartite, d'une dictature du type "le-gagnant-emporte-tout".»
M. Nader, qui a du reste l'appui du Parti réformiste, est depuis quatre ans la bête noire du Parti démocrate. Avocat de gauche, il est connu pour ses combats en faveur des droits des consommateurs, mais plus encore maintenant pour avoir fait perdre la présidence au candidat démocrate Al Gore en 2000 en divisant le vote. Presque inexistant sur le radar électoral en ce qui concerne les intentions de vote, sa capacité de nuisance tient au fait qu'il puise les deux tiers de son électorat parmi les démocrates.
L'offensive démocrate dure depuis des mois. Le pouvoir d'attraction de M. Nader s'est émoussé depuis 2000, en partie pour le tort que sa candidature a fait à celle de M. Gore. Il avait remporté 2,7 % des votes il y a quatre ans (mais jusqu'à 6 % dans certains États); les sondages ne lui donnent présentement guère plus que 1 %. N'empêche, les démocrates ne laissent rien au hasard.
Il y a trois semaines, la Cour suprême de la Floride a donné à M. Nader, au grand dam du clan Kerry, l'autorisation de se présenter dans cet État qui, comme en l'an 2000, pourrait être une clé de la présidentielle du 2 novembre prochain. À titre de candidat des verts il y a quatre ans, il avait récolté 98 000 voix, alors que M. Bush remportait la Floride par 534 petits votes et les 27 grands électeurs qui lui ont permis, dans le chaos politique que l'on sait, de s'approprier la Maison-Blanche. Idem dans le New Hampshire où le nombre de votes récoltés par M. Nader (22 200) avait été supérieur à la marge de victoire de M. Bush (7000 voix).
Aux États-Unis, les lois électorales confient à chacun des États le contrôle de son système de votation. Une affaire fort complexe. Le Parti démocrate a dépêché des avocats dans tout le pays pour s'opposer à la candidature de M. Nader devant les commissions électorales locales et les tribunaux. Ceux-ci plaident principalement deux choses: que le Reform Party, fondé en 1992 par le milliardaire Ross Perot, n'a plus d'envergure nationale et qu'il est soutenu par le camp Bush dans un effort pour miner M. Kerry.
Furieux de la décision du mois dernier de la Cour suprême de la Floride, le président du Comité national républicain, Terry McAuliffe, a d'ailleurs accusé Ralph Nader d'être coopté par l'équipe de M. Bush. «État après État, a-t-il fulminé, Nader est devenu une extension du Parti républicain.»
Impénitent, le nom de M. Nader apparaîtra sur les bulletins de vote dans 33 États. Il est déjà entendu qu'il ne pourra pas se présenter dans six États, dont la Californie et le Missouri. À moins d'un mois de la présidentielle, sa candidature est toujours contestée dans 11 États, dont l'Ohio, l'Arizona, le Michigan et le Maine.
Cette semaine dans le Maine, M. Nader a accusé les démocrates de se «déshonorer» en tentant de bloquer sa candidature dans cet État. «Vous montrez les hypocrites que vous êtes», a déclaré M. Nader, qui refuse d'être dépeint comme un voleur de voix. «Nous sommes tous les otages d'un système bipartite, d'une dictature du type "le-gagnant-emporte-tout".»
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