Selon Jimmy Carter - Le mode de scrutin fait problème en Floride
Washington — L'ancien président démocrate Jimmy Carter, qui a supervisé le déroulement de nombreux scrutins dans des pays du tiers monde faisant l'apprentissage de la démocratie, a estimé hier que l'élection présidentielle américaine poserait, dans l'État de Floride le 2 novembre, autant de problèmes qu'elle en a posé en 2000.
Dans une tribune que publie le Washington Post, Carter, Prix Nobel de la paix, pense que certaines conditions, nécessaires pour que l'élection soit équitable en Floride, ne sont pas réunies à l'heure actuelle.
«Ce qui est troublant, c'est qu'une répétition des problèmes rencontrés en 2000 semble désormais probable, même si de nombreux autres pays organisent des élections qui, pour la communauté internationale, sont transparentes, honnêtes et libres», écrit l'ancien président, dont le «Centre Carter», basé à Atlanta en Géorgie, a supervisé plus de 50 élections dans le monde entier.
La victoire électorale de George Bush à la présidentielle de 2000 a tenu à de nouveaux comptages des voix en Floride, État dont son frère, Jeb Bush, est le gouverneur. La Cour suprême des États-Unis, dominée par les Républicains, a décidé à un moment précis, par cinq voix contre quatre, d'arrêter le comptage des voix, accordant ainsi la victoire à Bush aux dépens du démocrate Albert Gore.
Après les polémiques liées au mode de vote et aux listes électorales en Floride, Carter, ainsi que l'ancien président Gerald Ford, avaient dirigé une commission qui avait recommandé des modifications du mode de scrutin américain. Mais, explique Carter, bon nombre de ces recommandations n'ont pas été suivies, par manque de finances et en raison de contentieux politiques. Dressant la liste des problèmes susceptibles de resurgir en Floride le 2 novembre, Carter estime que la présence de responsables électoraux non engagés politiquement est nécessaire, tout comme une uniformisation des procédures de vote, quel que soit le statut social et financier des électeurs.
En 2000, la secrétaire d'État de Floride, Katherine Harris, coprésidait le comité de campagne de Bush dans l'État, et son successeur, Glenda Hood, fait montre aujourd'hui d'«une même partialité aiguë», selon Carter. Les bulletins de vote de plusieurs milliers d'électeurs noirs avaient été éliminés pour des raisons «techniques» en 2000 et des tentatives ont été entreprises récemment pour interdire de vote 22 000 Noirs — lesquels penchent généralement pour les démocrates, rappelle Carter.
«Le gouverneur de Floride, Jeb Bush, qui soutient naturellement avec force son frère, n'a pris aucune mesure pour corriger ces écarts par rapport aux principes d'équité et de justice, tout comme pour empêcher que cela ne se reproduise à l'avenir», écrit Carter. «Il est extraordinaire de perpétuer des pratiques électorales frauduleuses ou tendancieuses, dans quelque pays que ce soit. Cela est tout particulièrement répréhensible chez nous, Américains, qui nous targuons de montrer l'exemple de la démocratie parfaite au monde entier», ajoute l'ancien président.
Dans une tribune que publie le Washington Post, Carter, Prix Nobel de la paix, pense que certaines conditions, nécessaires pour que l'élection soit équitable en Floride, ne sont pas réunies à l'heure actuelle.
«Ce qui est troublant, c'est qu'une répétition des problèmes rencontrés en 2000 semble désormais probable, même si de nombreux autres pays organisent des élections qui, pour la communauté internationale, sont transparentes, honnêtes et libres», écrit l'ancien président, dont le «Centre Carter», basé à Atlanta en Géorgie, a supervisé plus de 50 élections dans le monde entier.
La victoire électorale de George Bush à la présidentielle de 2000 a tenu à de nouveaux comptages des voix en Floride, État dont son frère, Jeb Bush, est le gouverneur. La Cour suprême des États-Unis, dominée par les Républicains, a décidé à un moment précis, par cinq voix contre quatre, d'arrêter le comptage des voix, accordant ainsi la victoire à Bush aux dépens du démocrate Albert Gore.
Après les polémiques liées au mode de vote et aux listes électorales en Floride, Carter, ainsi que l'ancien président Gerald Ford, avaient dirigé une commission qui avait recommandé des modifications du mode de scrutin américain. Mais, explique Carter, bon nombre de ces recommandations n'ont pas été suivies, par manque de finances et en raison de contentieux politiques. Dressant la liste des problèmes susceptibles de resurgir en Floride le 2 novembre, Carter estime que la présence de responsables électoraux non engagés politiquement est nécessaire, tout comme une uniformisation des procédures de vote, quel que soit le statut social et financier des électeurs.
En 2000, la secrétaire d'État de Floride, Katherine Harris, coprésidait le comité de campagne de Bush dans l'État, et son successeur, Glenda Hood, fait montre aujourd'hui d'«une même partialité aiguë», selon Carter. Les bulletins de vote de plusieurs milliers d'électeurs noirs avaient été éliminés pour des raisons «techniques» en 2000 et des tentatives ont été entreprises récemment pour interdire de vote 22 000 Noirs — lesquels penchent généralement pour les démocrates, rappelle Carter.
«Le gouverneur de Floride, Jeb Bush, qui soutient naturellement avec force son frère, n'a pris aucune mesure pour corriger ces écarts par rapport aux principes d'équité et de justice, tout comme pour empêcher que cela ne se reproduise à l'avenir», écrit Carter. «Il est extraordinaire de perpétuer des pratiques électorales frauduleuses ou tendancieuses, dans quelque pays que ce soit. Cela est tout particulièrement répréhensible chez nous, Américains, qui nous targuons de montrer l'exemple de la démocratie parfaite au monde entier», ajoute l'ancien président.
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