Armes semi-automatiques: Kerry attaque Bush sur le terrain de la sécurité
14 septembre 2004
États-Unis
Photo : Agence Reuters
Le marchand d’armes Tom Mannewitz, de Dallas, affirme avoir reçu plus de demandes de renseignements de la part de journalistes que d’acheteurs potentiels.
Washington — John Kerry, le candidat démocrate à la présidentielle de novembre, a attaqué hier le président républicain sortant George W. Bush sur le terrain de la sécurité pour tenter de remonter son retard dans les sondages.
Sa cible hier était l'expiration attendue aujourd'hui de la loi interdisant les ventes d'armes semi-automatiques. «Comme moi et comme vous, ils sont fatigués d'un président qui retire des policiers des rues d'une main et y réintroduit de l'autre des armes semi-automatiques», a-t-il déclaré hier lors d'un discours à Washington, évoquant de récentes conversations avec des organisations de policiers.
Cette loi, instaurée en 1994 par le président démocrate Bill Clinton après une vague meurtrière de tirs dans des écoles et des restaurants, venait à expiration hier à minuit (aujourd'hui 4h GMT), sept semaines avant l'élection.
Le porte-parole de la Maison-Blanche Scott McClellan a souligné hier que M. Bush s'était exprimé «pour un renouvellement de l'actuelle interdiction».
«Mais il faut se souvenir que c'est le Congrès qui fixe l'agenda législatif et il a indiqué clairement que cela n'y était pas inscrit», a-t-il indiqué lors d'un point de presse en marge d'un meeting électoral du président à Muskegon (Michigan).
C'est le parti républicain de M. Bush qui mène la bataille contre la prolongation. «L'interdiction expire lundi [hier], c'est comme ça», a souligné Tom Delay, le leader de la majorité républicaine à la Chambre des représentants. Il est élu du Texas, l'État dont George W. Bush était le gouverneur avant son arrivée au pouvoir en janvier 2001.
Le président sortant dispose désormais d'un avantage de 11 points (52 % contre 41 %) sur John Kerry, selon un sondage publié hier par l'hebdomadaire Time. Une autre enquête d'opinion réalisée par la publication concurrente Newsweek donne Bush à 49 % et Kerry à 43 %. Ces deux sondages ont une marge d'erreur de 4 %.
M. Bush a toujours disposé d'un avantage auprès des électeurs sur les questions de sécurité. John Kerry, sénateur du Massachusetts, ne renonce toutefois pas à le combler et a fait hier un lien entre la levée de l'interdiction sur les armes semi-automatiques et le terrorisme international.
«Al-Qaïda a inscrit dans ses propres manuels découverts en Afghanistan ce conseil à ses recrues: "Allez en Amérique pour acheter des armes semi-automatiques, allez trouver des armes semi-automatiques en Amérique"», a-t-il affirmé.
Trois ans après les attentats terroristes du 11 septembre 2001 commis par al-Qaïda, le candidat démocrate a évoqué au cours du week-end le danger d'un «11 septembre nucléaire», reprochant à George W. Bush d'avoir sous-estimé le danger présenté par la Corée du Nord.
«Pendant son mandat, la Corée du Nord a progressé dans son programme nucléaire et le chemin vers un possible "11 septembre nucléaire" est clairement visible. Le programme nucléaire nord-coréen va bien au-delà de ce que Saddam Hussein était seulement soupçonné d'être en train de faire, mais le président [Bush] a largement ignoré ce danger grandissant», a accusé M. Kerry dimanche.
Le porte-parole de la Maison-Blanche Scott McClellan a répondu à ses accusations hier, affirmant que «le sénateur Kerry veut nous faire revenir à la politique infructueuse de l'administration Clinton».
«L'échec de cette politique a permis à la Corée du Nord de duper les États-Unis. Cela serait la mauvaise approche de suivre à nouveau ce chemin. Le président a rassemblé tous les voisins de la Corée du Nord dans des pourparlers à six, pour trouver une solution diplomatique aux tentatives de [Pyongyang] de développer des armes nucléaires. Le but est de mettre fin de manière totale et vérifiable au programme nucléaire de la Corée du Nord, pas de le geler», a-t-il déclaré.
Sa cible hier était l'expiration attendue aujourd'hui de la loi interdisant les ventes d'armes semi-automatiques. «Comme moi et comme vous, ils sont fatigués d'un président qui retire des policiers des rues d'une main et y réintroduit de l'autre des armes semi-automatiques», a-t-il déclaré hier lors d'un discours à Washington, évoquant de récentes conversations avec des organisations de policiers.
Cette loi, instaurée en 1994 par le président démocrate Bill Clinton après une vague meurtrière de tirs dans des écoles et des restaurants, venait à expiration hier à minuit (aujourd'hui 4h GMT), sept semaines avant l'élection.
Le porte-parole de la Maison-Blanche Scott McClellan a souligné hier que M. Bush s'était exprimé «pour un renouvellement de l'actuelle interdiction».
«Mais il faut se souvenir que c'est le Congrès qui fixe l'agenda législatif et il a indiqué clairement que cela n'y était pas inscrit», a-t-il indiqué lors d'un point de presse en marge d'un meeting électoral du président à Muskegon (Michigan).
C'est le parti républicain de M. Bush qui mène la bataille contre la prolongation. «L'interdiction expire lundi [hier], c'est comme ça», a souligné Tom Delay, le leader de la majorité républicaine à la Chambre des représentants. Il est élu du Texas, l'État dont George W. Bush était le gouverneur avant son arrivée au pouvoir en janvier 2001.
Le président sortant dispose désormais d'un avantage de 11 points (52 % contre 41 %) sur John Kerry, selon un sondage publié hier par l'hebdomadaire Time. Une autre enquête d'opinion réalisée par la publication concurrente Newsweek donne Bush à 49 % et Kerry à 43 %. Ces deux sondages ont une marge d'erreur de 4 %.
M. Bush a toujours disposé d'un avantage auprès des électeurs sur les questions de sécurité. John Kerry, sénateur du Massachusetts, ne renonce toutefois pas à le combler et a fait hier un lien entre la levée de l'interdiction sur les armes semi-automatiques et le terrorisme international.
«Al-Qaïda a inscrit dans ses propres manuels découverts en Afghanistan ce conseil à ses recrues: "Allez en Amérique pour acheter des armes semi-automatiques, allez trouver des armes semi-automatiques en Amérique"», a-t-il affirmé.
Trois ans après les attentats terroristes du 11 septembre 2001 commis par al-Qaïda, le candidat démocrate a évoqué au cours du week-end le danger d'un «11 septembre nucléaire», reprochant à George W. Bush d'avoir sous-estimé le danger présenté par la Corée du Nord.
«Pendant son mandat, la Corée du Nord a progressé dans son programme nucléaire et le chemin vers un possible "11 septembre nucléaire" est clairement visible. Le programme nucléaire nord-coréen va bien au-delà de ce que Saddam Hussein était seulement soupçonné d'être en train de faire, mais le président [Bush] a largement ignoré ce danger grandissant», a accusé M. Kerry dimanche.
Le porte-parole de la Maison-Blanche Scott McClellan a répondu à ses accusations hier, affirmant que «le sénateur Kerry veut nous faire revenir à la politique infructueuse de l'administration Clinton».
«L'échec de cette politique a permis à la Corée du Nord de duper les États-Unis. Cela serait la mauvaise approche de suivre à nouveau ce chemin. Le président a rassemblé tous les voisins de la Corée du Nord dans des pourparlers à six, pour trouver une solution diplomatique aux tentatives de [Pyongyang] de développer des armes nucléaires. Le but est de mettre fin de manière totale et vérifiable au programme nucléaire de la Corée du Nord, pas de le geler», a-t-il déclaré.
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