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    La Corée du Nord à nouveau visée par des sanctions de Washington

    Lavrov et Tillerson s’entendent pour négocier avec Pyongyang

    27 décembre 2017 |Agence France-Presse, Fanny Andre - Agence France-Presse | États-Unis
    Rex Tillerson aux côtés du président Trump le 20 décembre dernier, à la Maison-Blanche
    Photo: Saul Loeb Agence France-Presse Rex Tillerson aux côtés du président Trump le 20 décembre dernier, à la Maison-Blanche

    Les États-Unis ont sanctionné deux responsables nord-coréens dans la foulée d’une résolution de l’ONU durcissant les mesures de rétorsion contre Pyongyang, tandis que les chefs de la diplomatie américaine et russe ont estimé nécessaire d’engager des négociations sur son programme nucléaire.

     

    « Les deux parties partagent l’opinion que le programme de missile nucléaire nord-coréen est contraire aux exigences du Conseil de sécurité de l’ONU », a indiqué mardi le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué relatant un entretien téléphonique entre Sergueï Lavrov et Rex Tillerson.

     

    « Il a été souligné qu’il était nécessaire de passer d’un langage de sanctions à un processus de négociations dès que possible », a ajouté le ministère.

     

    Les sanctions américaines annoncées mardi visent Kim Jong-sik et Ri Pyong-chol, « des dirigeants des programmes balistiques » nord-coréens. Elles « s’inscrivent dans une campagne de pression maximale pour isoler la Corée du Nord et faire en sorte que la péninsule coréenne soit entièrement dénucléarisée », a expliqué Steven Mnuchin, secrétaire américain au Trésor, cité dans un communiqué.

     

    La décision de geler leurs éventuels avoirs aux États-Unis et toutes transactions avec ces deux Nord-Coréens « fait suite à la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies vendredi, qui impose de nouvelles sanctions fortes contre la Corée du Nord pour l’empêcher de pouvoir lever des fonds illicites », a ajouté M. Mnuchin.

     

    Les quinze membres du Conseil de sécurité ont adopté vendredi à l’unanimité un texte américain durcissant les sanctions contre Pyongyang, en ciblant surtout le pétrole et les travailleurs nord-coréens installés à l’étranger.

     

    Kim Jong-sik et Ri Pyong-chol étaient visés par cette résolution, a précisé le ministère du Trésor.

     

    Une quinzaine de Nord-Coréens, la plupart travaillant dans l’industrie bancaire, ont été ajoutés vendredi à la liste des personnes sanctionnées par l’ONU. Outre le gel de leurs actifs à l’étranger, ils sont interdits de visa dans le monde entier.

     

    « Acte de guerre »

     

    Cette résolution cherche surtout à réduire drastiquement les approvisionnements en pétrole brut et raffiné, essentiels aux programmes nucléaire et balistique, et à priver le régime des sommes cruciales envoyées par des dizaines de milliers de travailleurs nord-coréens forcés de s’expatrier.

     

    Pyongyang a qualifié d’« acte de guerre » ce neuvième train de sanctions onusiennes, dont les trois derniers ont été adoptés sous l’impulsion des Américains après des essais de missiles et un test nucléaire menés par la Corée du Nord.

     

    Lors de son entretien avec M. Tillerson, qui s’est déroulé à l’initiative de Washington, Sergueï Lavrov a « une nouvelle fois souligné qu’il était inadmissible d’exacerber les tensions autour de la péninsule coréenne par la rhétorique agressive de Washington envers Pyongyang et par l’augmentation des préparatifs militaires dans la région », a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères.

     

    Le régime nord-coréen a considérablement accéléré ces deux dernières années le développement des programmes interdits, en multipliant les essais nucléaires et balistiques : depuis septembre 2016, il a mené un essai nucléaire — son sixième — et plusieurs tirs de missiles.

     

    Et, selon le quotidien sud-coréen Joongang Ilbo, la Corée du Nord prépare un nouveau lancement de satellite.

     

    Mais pour certains experts, le programme spatial développé par la Corée du Nord n’est qu’une couverture pour la mise au point de son programme balistique.













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