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    Les États-Unis se retirent d’un pacte mondial sur les migrants et les réfugiés

    4 décembre 2017 | Philippe Rater - Agence France-Presse aux Nations unies, New York | États-Unis
    En septembre 2016, les 193 membres de l’Assemblée générale de l’ONU avaient adopté à l’unanimité un texte appelé Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants.
    Photo: Guillermo Arias Agence France-Presse En septembre 2016, les 193 membres de l’Assemblée générale de l’ONU avaient adopté à l’unanimité un texte appelé Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants.

    Les États-Unis ont ajouté un nouveau secteur, celui des migrants et réfugiés, à une longue liste de projets ou d’accords internationaux dont Donald Trump a décidé de retirer son pays.

     

    En septembre 2016, les 193 membres de l’Assemblée générale des Nations unies avaient adopté à l’unanimité la Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants qui vise à améliorer la gestion internationale des flux migratoires (accueil, aide aux retours, etc.).

     

    Sur la base de cette déclaration, le haut-commissaire aux réfugiés a été mandaté pour proposer un pacte mondial sur les migrants et réfugiés dans son rapport annuel à l’Assemblée générale en 2018. Ce pacte doit reposer sur deux axes : définition d’un cadre de réponses à apporter à la problématique et d’un programme d’actions.

     

    « La Déclaration de New York comprend plusieurs dispositions qui sont incompatibles avec les politiques américaines d’immigration et de réfugiés et les principes édictés par le gouvernement Trump en matière d’immigration », a expliqué la mission des États-Unis auprès de l’ONU, sans dire lesquelles.

     

    « En conséquence, le président Trump a décidé l’arrêt de la participation des États-Unis à la préparation du pacte qui vise à obtenir un consensus à l’ONU en 2018 », a-t-elle ajouté.

     

    Depuis son entrée en fonction en janvier, le républicain Donald Trump a souvent entrepris de défaire les engagements de son prédécesseur démocrate Barack Obama. Plusieurs mesures ont déjà visé le secteur de l’immigration aux États-Unis.

     

    Souveraineté américaine

     

    « L’Amérique est fière de son héritage en matière d’immigration et de son leadership dans le soutien aux populations migrantes et réfugiées à travers le monde », a souligné dans le communiqué l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley. Mais « l’approche mondiale de la Déclaration de New York est tout simplement incompatible avec la souveraineté américaine », a-t-elle expliqué.

     

    « Nos décisions sur les politiques d’immigration doivent toujours être prises par les Américains et les seuls Américains », a insisté Nikki Haley, fidèle de Donald Trump et au rang de ministre aux États-Unis.

     

    « Les migrations sont un problème mondial qui réclame une réponse mondiale », a rétorqué dans un communiqué le président en exercice de l’Assemblée générale de l’ONU, le chef de la diplomatie slovaque Miroslav Lajcak, en déplorant la décision américaine.

     

    « Nous regrettons la décision, mais il y a encore du temps pour un réengagement américain », a déclaré dimanche Farhan Aziz Haq, un porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, en évoquant le début des négociations formelles attendu en février.

     

    Pour Amnesty International, le retrait américain équivaut à « une abdication dévastatrice de responsabilité dans les plus grandes crises de réfugiés au monde ».

     

    La première année de présidence de Donald Trump a déjà été marquée par plusieurs retraits d’accords internationaux ou de projets d’accords impliquant plusieurs pays du monde.













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