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    Affaire russe: l’ex-directeur de campagne de Trump nie avoir comploté contre les États-Unis

    30 octobre 2017 15h10 | Sébastien Blanc - Agence France-Presse à Washington | États-Unis
    L’ancien directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort
    Photo: Win McNamee / Getty Images / AFP L’ancien directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort

    L’ancien directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, a plaidé non coupable lundi des accusations qui le visent dans l’enquête sur l’ingérence russe dans la présidentielle 2016, lors de sa première comparution devant une juge fédérale.

     

    M. Manafort, ainsi que son associé Richard Gates, ont rejeté les douze chefs d’inculpation dont ils sont l’objet, parmi lesquels complot contre les États-Unis, blanchiment, fausses déclarations et non déclarations de comptes détenus à l’étranger, lors de cette audience publique à Washington.

     

    L'acte d'inculpation ne fait toutefois aucune référence à la campagne présidentielle de Donald Trump.

     

    Le président américain Donald Trump a d’ailleurs réaffirmé lundi qu’il n’existait « aucune collusion » entre son équipe et la Russie après les premières inculpations dans l’enquête du procureur spécial Robert Mueller visant notamment son ex-directeur de campagne Paul Manafort.

     

    « Il n’y a AUCUNE COLLUSION ! » a-t-il tweeté. « Désolé, mais c’était il y a des années, avant que Paul Manafort ne fasse partie de la campagne Trump », a-t-il encore écrit. « Pourquoi Hillary la crapule et les démocrates ne sont-ils pas visés ????? », a-t-il ajouté.

       

    Photo: Andrew Harnik Associated Press Paul Manafort s’est rendu lundi au bureau du FBI à Washington.

     

    Dans une initiative judiciaire distincte mais s’inscrivant dans cette même enquête ultra-sensible, George Papadopoulos a été mis en accusation et a plaidé coupable d’avoir menti aux enquêteurs du FBI, a annoncé lundi M. Mueller.

     

    M. Papadopoulos, qui était chargé des questions de politique étrangère, a par ses fausses déclarations « entravé l’enquête en cours du FBI sur l’existence de liens ou de coordination éventuels entre des personnes associées à la campagne et le gouvernement russe pour interférer dans l’élection présidentielle de 2016 », souligne l’acte d’accusation signé par le procureur Robert Mueller.

     

    George Papadopoulos est accusé d’avoir menti sur les contacts qu’il entretenu à partir du mois de mars 2016 avec des intermédiaires du gouvernement russe.

     

    L’un de ces intermédiaires présenté comme « le professeur » a affirmé en avril 2016 à M. Papadopoulos que les Russes détenaient de quoi « salir » la candidate Hillary Clinton sous la forme de « milliers de courriels », peut-on lire dans l’acte d’accusation.

     

    M. Papadopoulos a alors tenté « à de multiples reprises » de mettre en contact la campagne de Donald Trump et des officiels russes et a travaillé à une possible rencontre entre Vladimir Poutine et le candidat républicain, qui n’a pas eu lieu.

     

    Démission

     

    Paul Manafort a dirigé la campagne de Donald Trump jusqu’en août 2016 avant d’être contraint de démissionner. Il serait notamment ciblé pour des activités non déclarées de lobbyiste et consultant, notamment auprès de l’ancien président ukrainien pro-russe Viktor Ianoukovitch.

     

    La chaîne CNN avait annoncé vendredi qu’un grand jury fédéral avait approuvé les premières inculpations dans l’enquête du procureur Mueller. Les rumeurs allaient bon train pendant le week-end à Washington sur les personnes ciblées par ces inculpations et l’imminence de possibles arrestations.

     

    Photo: Saul Loeb Agence France-Presse Le président américain, Donald Trump

     

    Robert Mueller, nommé le 17 mai par le numéro deux du ministère de la Justice, a pour mission d’enquêter sur l’existence d’une éventuelle collusion entre la Russie et l’équipe de campagne de Donald Trump, mais il a également le pouvoir de remonter toute piste émanant de ses investigations.

     

    Le président républicain, dans une série de tweets dimanche, a encore réfuté la moindre « collusion » avec la Russie durant la campagne.

     

    « Toutes ces histoires “russes” juste quand les républicains s’attaquent à une baisse et réforme historiques des impôts. Est-ce une coïncidence ? NON ! » a-t-il tweeté.

       

    Lui-même ne semble pas visé, dans l’immédiat, par l’enquête. C’est ce qu’a assuré le gouverneur républicain du New Jersey, Chris Christie, dimanche : « Le président ne fait pas l’objet d’une enquête ». « Personne ne lui a dit qu’il l’était », a-t-il dit, en expliquant que les avocats des suspects étaient généralement en contact avec les procureurs avant une mise en examen.

     

    « Quoiqu’il arrive, ce n’est que le début », a estimé le sénateur indépendant Angus King, apparenté au groupe démocrate, sur CNN. Robert Mueller, a-t-il dit, est « un pro » qui « remontera les faits, où qu’ils mènent ».

     

    M. Mueller, patron du FBI de 2001 à 2013, ne s’est jamais exprimé publiquement sur l’enquête ultra-sensible dont il est chargé.

     

    Il a été nommé après le limogeage du directeur du FBI James Comey, pour reprendre l’enquête qui était menée par la police fédérale, afin d’en garantir l’indépendance.

     

    Ces investigations sont distinctes des trois enquêtes principales menées par trois commissions du Congrès.













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