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    Trump nous a «déclaré la guerre», accuse Pyongyang

    26 septembre 2017 | États-Unis
    Philippe Rater - Agence France-Presse à New York
    Carole Landry - Agence France-Presse
    Le chef de la diplomatie nord-coréenne, Ri Yong Ho, s’est adressé aux médias, lundi à New York.
    Photo: Richard Drew Associated Press Le chef de la diplomatie nord-coréenne, Ri Yong Ho, s’est adressé aux médias, lundi à New York.

    La Corée du Nord a accusé lundi Donald Trump de lui avoir « déclaré la guerre », en faisant notamment voler ses bombardiers stratégiques près de ses côtes, une affirmation qualifiée d’« absurde » par la Maison-Blanche.

     

    Samedi, dans une démonstration de force, les États-Unis ont fait voler des appareils près de la Corée du Nord, ajoutant une pression militaire à des tensions politiques qui ont duré toute la semaine, par des insultes et des menaces.

     

    « Tous les États membres de l’ONU et le monde entier devraient clairement se rappeler que ce sont les États-Unis qui ont les premiers déclaré la guerre à notre pays », a déclaré lundi à des journalistes à New York le chef de la diplomatie nord-coréenne, Ri Yong Ho.

     

    « Depuis que les États-Unis ont déclaré une guerre à notre pays, nous avons tous les droits pour prendre des contre-mesures, y compris d’abattre des bombardiers stratégiques, même s’ils ne se trouvent pas encore dans l’espace aérien de notre pays », a ajouté le ministre nord-coréen.

     

    « Nous n’avons pas déclaré la guerre à la Corée du Nord et, franchement, une telle suggestion est absurde », a rétorqué Sarah Huckabee-Sanders, porte-parole de l’exécutif américain.

     

    Les opérations militaires américaines de samedi « ont été conduites dans l’espace aérien international, dans les eaux internationales. Nous avons le droit de voler, de naviguer et d’opérer partout dans le monde où c’est légalement permis », a renchéri le porte-parole du Pentagone, Robert Manning.

     

    Interrogé pour savoir si les États-Unis allaient continuer leur démonstration militaire, il a rappelé les engagements de défense américains avec la Corée du Sud et le Japon. « Si la Corée du Nord n’arrête pas ses actions provocatrices, nous nous assurerons de fournir au président des options relatives à ce pays. »

    Photo: Jewel Samad Agence France-Presse Le ministre des Affaires étrangères de la Corée du Nord, Ri Yong Ho

     

    Risque d’erreur

     

    Samedi, devant l’Assemblée générale de l’ONU, Ri Yong Ho avait déjà dénoncé les récents propos tenus au même endroit par Donald Trump contre son pays, le qualifiant de « personne dérangée » et « mégalomane ».

     

    Lors de sa première allocution à la tribune des Nations unies, le président américain avait menacé de « détruire totalement » la Corée du Nord si ce pays attaquait les États-Unis.

     

    Ces échanges verbaux, d’une violence rare à la tribune d’une institution censée garantir la paix et la sécurité dans le monde, ont suscité de multiples appels au calme, notamment de Moscou.

     

    « Quand vous avez une aggravation de la tension, de la rhétorique, alors vous avez un risque d’erreur » qui peut conduire « à de mauvaises compréhensions », a réagi lundi le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric. « La seule solution est une solution politique. »

     

    Vendredi à l’ONU, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, avait réclamé que « les têtes chaudes se refroidissent ». Il faut privilégier « l’approche raisonnable et non émotionnelle — au lieu d’avoir une cour d’école où les enfants se battent sans que personne puisse les arrêter », avait-il dit.













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