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    De nouveaux pays visés par le décret migratoire de Donald Trump

    Les mesures annoncées par le président excluent le Soudan, mais visent désormais le Tchad, le Venezuela et la Corée du Nord

    25 septembre 2017 | Le Devoir - Avec l'Agence France-Presse et l'Associated Press | États-Unis
    La version précédente du décret touchait à sa fin dimanche.
    Photo: Jae C. Hong Associated Press La version précédente du décret touchait à sa fin dimanche.

    Les voyageurs provenant de huit pays feront face à des restrictions pour entrer sur le territoire des États-Unis, selon la nouvelle version du décret anti-immigration signé dimanche par le président Donald Trump.

     

    « À titre de président, je dois agir afin de protéger la sécurité et les intérêts des États-Unis et de sa population », peut-on lire dans le texte du décret. Le président a aussi ajouté sur son compte Twitter dimanche soir que « rendre l’Amérique sécuritaire est [sa] priorité numéro 1 ».

     

    Les mesures annoncées vont ainsi de l’interdiction totale à des restrictions plus ciblées. Par exemple, aucun citoyen syrien ne peut mettre les pieds sur le sol américain, alors que seuls certains membres du gouvernement vénézuélien et leur famille sont touchés par ces mesures.

     

    Le décret vise les voyageurs en provenance de l’Iran, de la Libye, de la Corée du Nord, de la Somalie, de la Syrie, du Tchad, du Venezuela et du Yémen. Ces mesures entreront en vigueur dès le 18 octobre prochain.

     

    Les restrictions touchent des pays qui, selon le département de la Sécurité intérieure américaine, refusent de donner des renseignements aux États-Unis ou n’ont pas adopté des mesures préventives efficaces.

     

    Pas assez sévère

     

    Les autorités ont par contre souligné que les visas déjà délivrés ne seront pas révoqués avec l’entrée en vigueur du nouveau décret présidentiel. Celui-ci permet également, sans les garantir, des dérogations au cas par cas.

     

    La version précédente du décret présidentiel touchait à sa fin dimanche. Six pays musulmans étaient jusqu’alors visés : la Syrie, la Libye, l’Iran, le Soudan, la Somalie et le Yémen. Leurs ressortissants étaient alors interdits d’entrée sur le territoire américain pendant 90 jours.

     

    Le président avait réclamé des restrictions encore plus « sévères » après l’attentat survenu la semaine dernière dans le métro de Londres. « L’interdiction de territoire devrait être plus importante, plus sévère, plus explicite, mais, stupidement, cela ne serait pas politiquement correct », avait-il tonné sur son compte Twitter.

     

    « La secrétaire par intérim [Elaine Duke] a recommandé des mesures qui sont sévères et bien adaptées. On y retrouve des restrictions et un renforcement des mesures de vérification pour certains pays », avait indiqué Miles Taylor, un conseiller de Mme Duke.

     

    Le très controversé décret anti-immigration du président américain avait provoqué une importante onde de choc au sein du pays et dans le monde entier en janvier dernier. Sa toute première mouture avait même été bloquée par les tribunaux de premières instances et en Cour d’appel avant d’être partiellement remise en vigueur au mois de juin par la Cour suprême des États-Unis.

     

    Le 10 octobre prochain, le dossier doit justement être examiné en audience par les juges de la Cour suprême fédérale.













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