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    Tentative de la dernière chance au Congrès américain pour détricoter «Obamacare»

    20 septembre 2017 |Agence France-Presse | États-Unis
    Les sénateurs Lindsey Graham, Bill Cassidy, Dean Heller et Ron Johnson 
    Photo: Jim Watson Agence France-Presse Les sénateurs Lindsey Graham, Bill Cassidy, Dean Heller et Ron Johnson 

    Washington — Humiliés cet été par l’échec de l’abrogation de la loi emblématique sur la couverture maladie de Barack Obama, l’Obamacare, les républicains du Congrès américain tentaient mardi de relancer un projet de réforme, mais le compte des voix n’y était toujours pas.

     

    Le président Donald Trump soutient de tout son poids cette initiative de la dernière chance.

     

    Il a dépêché au Capitole son vice-président, Mike Pence, pour tenter de rassembler le groupe républicain du Sénat, où trois défections (sur 52) avaient suffi à faire échouer la précédente mouture, en juillet.

     

    « C’est maintenant ou jamais. Il reste 12 jours », a expliqué Mike Pence dans l’avion qui l’emmenait de New York, où il se trouvait pour l’Assemblée générale de l’ONU, à Washington.

     

    En raison de contraintes procédurales, le Sénat a jusqu’à la fin du mois pour adopter toute réforme de l’Obamacare avec une majorité simple, et non la majorité qualifiée de trois cinquièmes qui est habituellement la barre à atteindre dans la chambre haute du Congrès. Les républicains n’ont que 52 sièges sur 100 ; le groupe démocrate compte 48 membres.

     

    « C’est notre dernière chance de freiner la marche vers le socialisme », a argué l’un des auteurs du projet, Lindsey Graham.

     

    La proposition de loi remplacerait une partie de l’Obamacare par des réformes d’inspiration conservatrice. Elle transférerait aux États et à leurs gouverneurs les crédits actuellement gérés par l’État fédéral, en leur donnant une grande latitude pour déréglementer le marché des assurances maladie, et notamment réduire le niveau minimal de couverture aujourd’hui garanti dans la loi. L’obligation individuelle de s’assurer et l’obligation pour les employeurs de proposer une assurance à leurs salariés seraient supprimées.

     

    Méfiance et indécis

     

    Mais une poignée de sénateurs républicains modérés restaient méfiants mardi, et officiellement indécis. Ils craignent une déréglementation massive, une réduction progressive des crédits publics pour le système de santé, et in fine une perte de couverture pour des dizaines, voire des dizaines de millions d’Américains. John McCain, l’un des trois « non » de la fois précédente, n’a pas encore dit ce qu’il voterait, mais il s’est publiquement plaint de la précipitation de ses collègues.

     

    Le nouveau texte n’a fait l’objet d’aucune audition ni d’aucun chiffrage officiel. Une étude du Bureau du budget du Congrès (CBO) devrait être publiée d’ici lundi.

     

    Aux doutes des modérés s’ajoute l’opposition d’au moins un ultraconservateur, le sénateur Rand Paul, qui estime que la loi ne va pas assez loin dans l’abrogation d’Obamacare.

     

    Les démocrates, eux, martèlent que la nouvelle mouture de « Trumpcare » est « encore plus méchante » que la précédente. En particulier pour le programme de couverture publique pour les plus modestes, Medicaid, dont les dépenses seraient plafonnées et donc réduites. « Cette réforme marquerait la fin d’une ère pour Medicaid et laisserait les gouverneurs faire le sale boulot », a tonné Chuck Schumer, le chef de la minorité démocrate.

     

    Si le Sénat adopte la réforme, il faudra que la Chambre l’approuve ensuite, ce qui ne serait qu’une formalité, selon Lindsey Graham, qui dit avoir obtenu des garanties en ce sens du président de la Chambre, Paul Ryan.













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