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    Pour sortir de sa bulle cette semaine: DACA, «Dreamers» et séparation des pouvoirs

    9 septembre 2017 |Jonathan Allard | États-Unis
    Photo: iStock

    Comment sortir de ses propres ornières politiques et médiatiques à l’ère des réseaux sociaux et des algorithmes qui s’adaptent à nos opinions? Le Devoir vous propose trois textes pour sortir de votre bulle.


    Au menu cette semaine: trois regards conservateurs sur la décision du président Donald Trump de mettre fin au programme DACA (Deferred Action for Childhood Arrivals).

     

    Les textes choisis viennent de la presse américaine et sont donc en anglais.

    Photo: Capture d'écran
     

    Leçon de civisme

     

    Laisser le Congrès faire son travail (c’est-à-dire, légiférer) en matière d’immigration est la meilleure option, soutient Rich Lowry, éditorialiste au National Review, en appui de la décision du président Donald Trump de mettre fin au programme des «Dreamers». Trump donne six mois au Congrès pour tenter de codifier le programme et lui offrir des fondements juridiques solides, en échange de mesures d’application fermes. Pour Rich Lowry, «quelle que soit la conclusion du Congrès sur la question, le corps législatif aura plus de légitimité que la légifération insouciante d'un président brandissant stylo et téléphone».

     

    Extrait: «President Trump has exercised his powers foolishly at times, but he’s never exceeded them. What Obama calls, pejoratively, the White House shifting “its responsibility for these young people to Congress” is really just basic civics. Congress writes the laws, even when it’s not to Barack Obama’s liking.»

     

    Traduction libre: «Le président Trump a exercé ses pouvoirs de façon parfois stupide, mais il ne les a jamais outrepassés. Ce qu’Obama nomme, de façon péjorative, le “transfert vers le Congrès de sa responsabilité envers ces jeunes” de la part de la Maison-Blanche n’est en fait qu’une simple leçon de civisme de base. Le Congrès écrit les lois, n’en déplaise à Barack Obama.»

     

    Lisez l’article: «Trump Gets DACA Right»

    Photo: Capture d'écran
     

    Levier politique

     

    La décision de Donald Trump de mettre un terme au programme des «Dreamers» est «fiscalement stupide, économiquement contre-productif et moralement répréhensible», laisse tomber d’entrée de jeu Shikha Dalmia dans les pages du média en ligne Reason. En plus de collaborer avec Reason et d’être chroniqueuse au magazine The Week, Shikha Dalmia est analyste à la Reason Foundation. Mme Dalmia appartient à la droite libertarienne, dont les raisons de s’opposer à la décision de Donald Trump diffèrent en fin de compte de celles de la gauche. Dans ce texte, elle s’inquiète du fait que le geste du président et la raison politique derrière mènent tout droit vers un État aux pouvoirs renforcés.

     

    Extrait: «Trump's move today seems designed to give the immigration hardliners in Congress vital ammunition to hold the fate of Dreamers hostage in order to extract concessions on enforcement action — funding to build the Great Wall of Trump, more appropriations for border patrol agents, etc.»

     

    Traduction libre: «Le geste posé par Trump aujourd’hui semble conçu pour donner d’importantes munitions aux tenants de la ligne dure sur l'immigration au Congrès, pour tenir en otages les “Dreamers” et s’en servir comme monnaie d’échange contre des concessions sur les mesures d'application des lois sur l’immigration — du financement pour construire la Grande Muraille de Trump, plus de crédits pour les patrouilles frontalières, etc.»

     

    Lisez l’article: «It's Up to Congress to Save the Dreamers Donald Trump Just Threw Under the Bus»

    Photo: Capture d'écran
     

    Le processus avant la finalité

     

    Le programme DACA, issu d’un ordre exécutif du président Obama, était en lui-même inconstitutionnel et représentait un usage excessif du pouvoir présidentiel. C’est l’argument souvent utilisé par les commentateurs conservateurs et repris ici par David Harsanyi dans The Federalist. Harsanyi, qui se dit pour la légalisation en bonne et due forme des «Dreamers», soutient ici, en substance, qu’il serait dangereux que la finalité l’emporte sur le processus et la règle de droit. Aucun gouvernement stable ne sera possible si chaque camp politique obéit à des règles différentes.

     

    Extrait: «Predictably, most of the stories covering this debate conflate the immigration process with the debate over executive actions. They offer a glut of sad stories about young immigrants whose parents came here illegally, and almost nothing on the legality of how the policy was implemented.»

     

    Traduction libre: «De manière prévisible, la plupart des textes couvrant ce débat confondent le processus d'immigration avec le débat sur les ordres exécutifs. Ils offrent une déferlante d'histoires tristes sur de jeunes immigrants dont les parents sont venus ici illégalement, et presque rien sur la légalité de la façon dont la politique a été mise en oeuvre.»

     

    Lisez l’article: «Rescinding DACA Is the Right Thing to Do»













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