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    Dans son livre, Hillary Clinton qualifie Donald Trump de «sale type»

    23 août 2017 | Ivan Couronne - Agence France-Presse à Washington | États-Unis
    Hillary Clinton et Donald Trump lors du deuxième débat présidentiel à l'Université de Washington à Saint-Louis, le dimanche 9 octobre 2016
    Photo: Rick T. Wilking / Pool via Associated Press Hillary Clinton et Donald Trump lors du deuxième débat présidentiel à l'Université de Washington à Saint-Louis, le dimanche 9 octobre 2016

    Hillary Clinton revient sur son échec de l’élection présidentielle de 2016 dans un livre à paraître en septembre et dans lequel elle ne semble pas cacher son dégoût pour l’homme qui l’a battue, Donald Trump.

     

    Intitulé What Happened, Ce qu’il s’est passé en français, le livre sortira le 12 septembre aux États-Unis. Aucune version française n’a été annoncée à ce stade.

     

    Les premières bonnes feuilles ont été publiées mercredi par la chaîne MSNBC et confirment la volonté de l’ancienne candidate démocrate d’attaquer son ex-rival sur son sexisme supposé et l’indignité perçue de son comportement.

     

    Elle raconte de l’intérieur une scène fameuse de la campagne, qui s’est déroulée devant 66 millions de téléspectateurs à Saint-Louis en octobre 2016, lors du deuxième débat présidentiel. Les deux candidats se retrouvent sur une scène pour répondre aux questions à tour de rôle, debout, un micro à la main.

     

    Lorsqu’Hillary Clinton prend la parole, Donald Trump se lève de sa chaise haute et se place derrière elle, d’abord en regardant dans une autre direction, puis en la fixant directement, quelques mètres derrière, tandis que la démocrate s’exprime.

     

    « Il me suivait où que j’aille, il me fixait des yeux, il grimaçait. C’était incroyablement gênant. Il me soufflait littéralement dans le dos », écrit Hillary Clinton. « J’en avais la chair de poule », poursuit-elle, avant de décrire les sentiments qui lui traversent alors l’esprit.

     

    « Que feriez-vous à ma place ? Resteriez-vous calme, souriante, comme s’il ne mordait pas constamment sur votre espace ? Ou bien vous retourneriez-vous pour le regarder dans les yeux et lui dire, haut et fort : “Reculez, sale type, éloignez-vous. Je sais que vous adorez intimider les femmes, mais vous ne m’intimiderez pas, alors reculez” », écrit-elle, en recourant au mot anglais « creep », que les Américains utilisent pour ces hommes louches qui suivent les femmes dans la rue.

     

    « J’ai choisi l’option A, j’ai conservé mon sang-froid, comme je l’ai fait toute ma vie face aux hommes difficiles qui tentaient de me déstabiliser. Mais j’ai serré le micro encore plus fort. Je me demande, toutefois, si je n’aurais pas dû choisir l’option B. Cela aurait créé un moment de télévision plus mémorable. Peut-être ai-je trop retenu la leçon consistant à rester calme, à prendre sur moi, à serrer les poings tout en souriant, déterminée à montrer un visage impassible au monde ».

     

    La faute aux Russes ?

     

    Le livre, annoncé en février par la maison d’édition Simon and Schuster, était initialement présenté comme une série de récits sur des épisodes de sa vie, mais le thème a apparemment changé au cours de l’écriture pour se concentrer uniquement sur la campagne.

     

    En mai dernier, Hillary Clinton avait annoncé une « confession » et une « demande d’absolution », encore meurtrie par la défaite et atterrée par la vision quotidienne du milliardaire new-yorkais dans le Bureau ovale.

     

    « J’assume absolument ma responsabilité personnelle. La candidate, c’était moi », avait-elle alors déclaré.

     

    Dans les extraits parus mercredi, elle reconnaît avoir déçu les espoirs de millions de personnes. « J’ai échoué. Et j’aurai à vivre avec cela toute ma vie », écrit-elle.

     

    Mais depuis la défaite, la démocrate s’est gardée d’énumérer précisément les fautes qui auraient été commises par elle-même.

     

    Elle a préféré pointer du doigt la campagne de désinformation et de piratages attribuée à la Russie, déclarant en mai : « La raison pour laquelle nous avons perdu se trouve dans les événements des dix derniers jours » de la campagne.

     

    Selon elle et nombre de ses lieutenants, les messages internes publiés par WikiLeaks ainsi que la brève réouverture par le directeur du FBI de l’enquête sur ses courriels ont fait basculer une partie des indécis du côté de son adversaire.

     

    Elle est même allée, en juin, jusqu’à insinuer que les Russes s’étaient coordonnés avec des proches de Donald Trump.

     

    Jusqu’où ira-t-elle dans son ouvrage ? Réponse le 12 septembre.













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