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    Trump fait le bonheur des néonazis américains

    17 août 2017 | Paul Handley - Agence France-Presse à Washington | États-Unis
    Des centaines de suprémacistes blancs, des néo-nazis et des membres de l'«alt-right» se sont rassemblés le 12 août à Charlottesville, en Virginie.
    Photo: Chip Somodevilla / Getty Images North America / Agence France-Presse Des centaines de suprémacistes blancs, des néo-nazis et des membres de l'«alt-right» se sont rassemblés le 12 août à Charlottesville, en Virginie.

    Suprémacistes blancs et groupes néonazis américains se sentent pousser des ailes et affirment que le président Donald Trump est de leur côté, après sa virulente sortie sur Charlottesville, lorsqu’il a affirmé que les militants antiracistes avaient leur part de responsabilité dans le drame.

     

    « Cet homme fait absolument tout ce qui est en son pouvoir pour nous soutenir et nous avons besoin de son soutien », a ainsi écrit Andrew Anglin sur le site du Daily Stormer, une des plateformes de l’extrême droite aux États-Unis.

     

    « Cela sera désormais vraiment, vraiment dur d’avoir de quelconques mauvais sentiments envers Trump pour un long, long moment », a-t-il ajouté.

     

    Donald Trump a suscité un profond malaise en Amérique et en particulier dans son camp républicain en affirmant qu’il y a eu des torts « des deux côtés » samedi dans la ville de Virginie où un sympathisant des théories sur la suprématie blanche a tué une jeune femme qui manifestait avec des antiracistes, en fonçant dans la foule avec sa voiture.

     

    « La déclaration de Trump était juste et pragmatique », s’est aussi félicité Richard Spencer, organisateur du rassemblement d’extrême droite de samedi, convoqué sous le mot d’ordre « Unite the Right » (Rassembler la droite). « Trump accorde du crédit à la vérité », assure ce nationaliste « fier » du président républicain, qui a renvoyé dos à dos les groupuscules suprémacistes et les contre-manifestants.

     

    « Merci président Trump pour votre honnêteté et votre courage de dire la vérité sur Charlottesville et condamner les terroristes de gauche », a abondé sur Twitter David Duke, figure des suprémacistes blancs et ancien dirigeant du Ku Klux Klan.

       

    « Éléments de langage »

     

    L’extrême droite semblait donc bien prête à ne pas tenir compte des remarques du milliardaire lundi, lorsqu’il avait lu depuis la Maison-Blanche un discours condamnant les « violences racistes » lors du rassemblement de Charlottesville, où les drapeaux nazis étaient notamment de sortie pour défendre la statue du général confédéré Robert E. Lee, statue controversée car symbole pour beaucoup du passé esclavagiste du Sud américain.

     

    « Nous sommes désormais en prime time », s’est réjoui Jack Posobiec, autre figure de l’extrême droite américaine, rebaptisée « alt-right », ou droite alternative.

     

    Nombre de groupes d’extrême droite présents à Charlottesville ont depuis vu leurs canaux de communication bloqués par les autorités.

     

    Le Daily Stormer, lui, jouait au chat et à la souris, parfois inaccessible ou réapparaissant avec un nom de domaine russe, avant de disparaître à nouveau.

     

    Donald Trump, assure Andrew Anglin, toujours sur ce site, « utilise nos éléments de langage, selon lesquels George Washington et Thomas Jefferson sont les prochains [à être visés] après les monuments confédérés et selon lesquels ils essayent de détruire notre histoire ».

     

    Le plus important, pour James Kirkpatrick, dirigeant de l’organisation VDARE, qui voudrait que l’immigration aux États-Unis soit réservée aux Européens blancs, est que Donald Trump ait participé à mettre en lumière ce qu’il considère comme la violence du mouvement antiraciste de gauche.

     

    Le président Donald Trump, dit-il, « a enfin fait ce qu’aucun autre dans l’establishment conservateur n’aurait fait ». À savoir, « critiquer les membres du mouvement des “antifa” pour avoir propagé la violence lors d’une manifestation légale à Charlottesville ».













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