Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous

    Pour sortir de sa bulle cette semaine: Constitution, rhétorique haineuse et électorat éclectique

    Photo: iStock
    Comment sortir de ses propres ornières politiques et médiatiques quand on parle de Donald Trump ? Ornières d’autant plus profondes à l’ère des réseaux sociaux et des algorithmes qui s’adaptent à nos opinions. À la manière de la série « Burst Your Bubble » du Guardian, Le Devoir vous propose trois textes pour sortir de votre bulle.

    Les textes choisis cette semaine viennent de la presse américaine et sont donc en anglais.



    Les limites de la Constitution ?

    Il aura suffi de quelques jours pour que la nouvelle version du décret antimigratoire de Donald Trump subisse, à son tour, un revers judiciaire. Mais l’argument constitutionnel, mis en avant par les juges américains, s’applique-t-il vraiment ici ? C’est la question que se pose le chroniqueur David Frum, de The Atlantic, dans «The Dangerous Precedent Set by Judicial Attacks on Trump’s Travel Ban». Question à laquelle il répond en arguant que, en vertu de la loi américaine, la Constitution ne s’applique qu’aux citoyens des États-Unis, comme en témoignent, par exemple, les agissements des militaires américains en sol étranger. 

    Extrait : « But here’s the problem for those making the argument: It’s firmly established U.S. law that the rights of the Constitution belong only to Americans. The U.S. Army can strip enemy combatants of weapons without offending the Second Amendment right to carry firearms. It can billet troops in private dwellings overseas without offending the Third Amendment. »

    Traduction libre : « Mais voilà le problème de cette argumentation: en vertu de la loi des États-Unis, seuls les Américains peuvent se prévaloir des droits défendus dans la Constitution. L’armée américaine peut retirer leurs armes à des combattants ennemis, et ce, sans se soucier d’enfreindre le deuxième amendement qui stipule que tous peuvent porter une arme à feu. Elle peut également ordonner à ses troupes d’entrer dans des demeures étrangères, sans craindre d’enfreindre le troisième amendement. »

    Lisez l’article



    L’origine de la violence

     La rhétorique haineuse peut-elle, à elle seule, inciter à la violence envers les minorités ? Ou, au contraire, ne serait-ce pas plutôt cette tendance à vouloir étouffer le fait que ces mêmes minorités sont parfois elles-mêmes instigatrices de violence qui est la grande responsable ? Dans «Does Heated Rhetoric Lead to Hate Crimes?», un papier d’analyse, Addison del Mastro, l’éditorialiste adjoint de The American Conservative, réfléchit aux sources des actes haineux et tente d’élucider la question de la responsabilité.
     
    Extrait : « What are we to do instead? We cannot deny out of hand, as conservatives often do, that incendiary language can actually provoke violence. But we must also not place legitimate political issues off-limits because of their potential to “stir up the crazies”. »

    Traduction libre : « Mais que doit-on faire alors ? Il est impossible de nier, comme les conservateurs le font souvent, que les propos haineux peuvent provoquer certaines formes de violence. Il ne faudrait toutefois pas non plus étouffer des questions légitimes par crainte de “provoquer l’ire des fous”. »

    Lisez l’article



    Électorat trahi

    Donald Trump ne fait pas que des heureux au sein du vaste clan conservateur. Élu par une base éclectique, il semble peiner à répondre aujourd’hui aux attentes éclatées de cette dernière, difficulté qui, à terme, pourrait bien servir les démocrates. C’est du moins ce qu’avance Jennifer Rubin, la voix conservatrice du Washington Post dans un récent billet intitulé «How Democrats Can Capitalize on Trump’s Betrayal of his base» et publié sur son blogue Right Turn. Selon elle, les bleus devraient d’ailleurs commencer dès maintenant à miser sur cette incapacité de Trump à renouveler la droite, comme il l’avait pourtant promis.
     
    Extrait : « President Trump ran as a different kind of Republican, putting together a collection of evangelical Christian, rural and working-class voters who felt betrayed by government. He was the outsider […]. His two biggest initiatives so far — health-care reform and his budget — tell a vastly different story. »

    Traduction libre : « Le président Trump s’est toujours présenté comme un républicain nouveau genre, interpellant ainsi un électorat éclaté, composé de chrétiens évangéliques, de ruraux et d’ouvriers qui se sentaient délaissés par la classe politique. Il était “l’outsider” […]. Or, ses deux plus grandes initiatives jusqu’à présent — à savoir, sa réforme des soins de santé et son budget — laissent présager une tout autre histoire. »

    Lisez l’article












    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.